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Tchad

Société civile et opposition dénoncent la "défaillance" du régime Déby

Le président tchadien Idriss Déby Itno, 2e à gauche, couvert d’un chapeau, salue des officiers de l’armée à la base militaire sergent-chef Adji Kosseï de N’Djaména, 17 octobre 2018. (Facebook/Idriss Déby Itno)

La société civile et l'opposition tchadienne dénoncent la "défaillance" du pouvoir qui menace de rétablir la cour martiale au moment où les attaques djihadistes et les violences intercommunautaires se multiplient dans le pays.

Le président tchadien Idriss Déby Itno a dénoncé mardi à N'Djamena "de fortes complicités locales" avec le groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans la région du lac Tchad où au moins huit attaques ont eu lieu depuis juin 2018, appelant à dénoncer "tous ceux qui servent de relais aux terroristes".

Il a également menacé de rétablir la cour martiale, supprimée en 1993, alors que l'est du pays est en proie à un grave conflit intercommunautaire entre éleveurs et agriculteurs. Cette juridiction était compétente pour juger militaires et civils. Le Tchad a aboli fin 2016 la peine de mort à l'exception des affaires de "terrorisme".

Pour l'opposition tchadienne, les dernières déclarations du chef de l'Etat illustrent son "incapacité" à continuer à présider aux destinées du Tchad.

"C'est la preuve que Déby est incapable de gérer le pays sans recourir à des lois d'exception (...) les conflits intercommunautaires se multiplient de plus en plus. C'est la preuve que le régime actuel est à bout de souffle", a déclaré le président de l'Union Nationale pour le Développement et le Renouveau(UNDR), Saleh Kebzabo.

Au moins trente et une personnes sont mortes mi-mai dans l'est du Tchad, au cours d'affrontements opposant agriculteurs autochtones ouaddaïens et éleveurs membres de tribus arabes.

Depuis plusieurs dizaines d'années, l'est tchadien, zone de transhumance et région stratégique à la frontière avec le Soudan, est en proie à des conflits entre ces communautés. En novembre 2018, des affrontements meurtriers ont fait une dizaine de morts près d'Abéché, capitale du Ouaddaï, province orientale du Tchad.

"Le président Idriss Deby, 66 ans, qui est depuis 29 ans accroché au pouvoir, n'a pas été capable d'instaurer la paix et la sécurité au Tchad", estime le secrétaire général du Parti pour les Libertés et le Développement(PLD), Mahamat Ahmat Alhabo."Déby doit se blâmer lui-même, c'est l'échec de sa gouvernance", a-t-il ajouté.

- Sécheresse et transhumance-

Selon des chercheurs, l'augmentation de la sécheresse dans la région et la pression démographique ont intensifié les tensions liées à la transhumance. Et à ces changements structurels, sont venus se greffer des problèmes ethniques.

Les troupeaux appartiennent en grande majorité aux Zaghawa, l'ethnie du président Déby Itno, selon les agriculteurs, qui dénoncent l'impunité dont les éleveurs bénéficient lorsqu'un différend éclate.

Une situation conflictuelle entre éleveurs et agriculteurs qui se retrouvent dans plusieurs autres pays africains, notamment au Nigeria.

"Sans nier les graves tensions dans ce pays, Idriss Deby a l'habitude d'exacerber les menaces internes", analyse le spécialiste français Roland Marchal, chercheur à Sciences-Po.

Des élections législatives, maintes fois reportées doivent avoir lieu en 2019.

"Tout ce qui pourra retarder la tenue de ces élections pour Deby sera bienvenu", selon M. Marchal qui s'interroge sur la nécessité de rétablir la cour martiale alors que la "principale raison de l'intensification de ces conflits est liée à la sécheresse".

De son côté, la société civile tchadienne estime que la montée de l'insécurité est liée à une crise de l'autorité de l'État et à la complicité de certaines autorités décentralisées.

"Dans le cas de Boko Haram (...), il faut chercher les causes profondes de la survivance et de la résistance de cette nébuleuse secte islamiste" si "on évoque à demi-mot une certaine complicité de nos compatriotes", estime le fondateur du Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL), association de défense des droits de l'Homme, Jean Bosco Manga.

Le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) du président Déby, estime que le système judiciaire actuel n'a pas "dissuadé certains de nos concitoyens d'exprimer leur haine en recourant à la violence" dans la région du lac Tchad et dans le conflit intercommunautaire dans l'est du pays.

"Le rétablissement de la cour martiale" pourrait les en dissuader, selon un membre du MSP, Jean-Bernard Padaré.

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La population tchadienne baisse la garde face au coronavirus

Vue d'un maquis de la ville de N'Djamena, Tchad, le 3 août 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Certaines mesures barrières prises contre le coronavirus au Tchad sont comme tombées en désuétude. Les bars et alimentations rouvrent leurs portes alors que les mesures qui ferment ces établissements sont toujours en vigueur.

"La loi régule la société, mais il y a un adage qui dit, quand la loi ignore les réalités, les réalités se révèlent à la loi. C’est ce qui se passe en ce moment", s’exclame Djourninga Kaoutar Lazare, membre de la société civile tchadienne.

Pour lui, les mesures fermant les bars et alimentations ne sont pas adaptées à la réalité. Résigné, il propose aux tenanciers de débits de boissons de ne pas mettre quatre consommateurs autour d’une table, d’appliquer l’hygiène qui consiste à bien laver les verres, de mettre de la musique ou des spots publicitaires qui citent ces différentes mesures barrières. "Sinon, en tenant coûte que coûte à appliquer ces mesures à la lettre, cela va tuer aussi l’économie et si l’économie meurt, les gens doivent aussi mourir donc il faut voir comment faire pour vivre avec le Covid-19", a martelé M. Djourninga.

L'économie face à la sécurité sanitaire

Laldjim Narcisse Mbainadjii, analyste politique, rappelle que le coronavirus, un virus dangereux, n’a pas encore de traitement. Il faut d’autres mesures coercitives pour contrecarrer sa propagation.

Il note qu'au marché, par exemple, "il y a des gens qui ne portent pas de masque, ils se saluent sans gêne malgré l’insistance des autorités. Donc il faut encore des mesures plus fortes pour dissuader", a-t-il insisté.

Les tenanciers de bars sont conscients de cette situation mais évoquent un aspect social pour la réouverture de leurs portes. D’autres ont recours aux forces de l’ordre pour recadrer tout usager qui ne porte pas son cache-nez dans l’espace public.

"Quand on dit aux clients de se laver les mains et de porter les masques, ils refusent. Certains disent qu’ils respirent mal", explique un propriétaire.

D’autres disent qu’ils sont harcelés par leurs bailleurs. "C’est depuis plus de 5 mois qu’on est sans activité mais eux ils ont besoin de leur argent. Il y a nos gérants qui n’ont rien et quand nous ne vendons pas nos bières, comment nous allons les payer?", a justifié un tenancier de bar.

Violences policières pointées du doigt

La Commission nationale des droits de l’homme dénonce l’excès de zèle des forces de défense de sécurité qui frappent physiquement les citoyens qui ne portent pas de masque. Elle dit réserver le droit d’engager des poursuites contre tout agent qui aurait soumis la population à des sévices corporels ou à des traitements disproportionnés par rapport à d’éventuelles infractions.

Quelques consommateurs donnent aussi leurs avis sur la réouverture de ces débits de boissons.

"Qui a autorisé la réouverture de ces débits de boissons ? Si la maladie fait rechute encore là, on va faire comment? Maintenant je suis au cabaret et les gens ne respectent pas la distanciation sociale, ce n’est pas bien", a déploré un consommateur.

Un autre de renchérir: "le gouvernement a tout laissé et nous sommes devant la boisson sans la distanciation sociale; il y a des gens qui pensent même que la maladie est déjà éradiquée".

Contacté par VOA Afrique pour vérifier la levée des mesures fermant les débits de boissons et interdisant le regroupement de plus de 50 personnes, le coordonnateur national de riposte sanitaire, le Dr Choua Ouchemi, a poliment refusé tout commentaire.

Une attaque de Boko Haram fait 10 victimes parmi des civils tchadiens

Des soldats tchadiens sur des chars lors de leur retour du Niger voisin où ils combattaient le mouvement islamiste Boko Haram, à N’Djamena, 11 décembre 2015. / AFP PHOTO / BRHAIM ADJI

Au moins dix civils ont été tués et sept autres enlevés vendredi au Tchad dans une attaque attribuée au groupe jihadiste Boko Haram par un officier de l'armée et le préfet local.

"Vers trois heures du matin, les éléments de Boko Haram ont attaqué Tenana, tuant deux femmes et huit hommes" de ce village de la région du Lac, une zone frontalière du Nigeria, du Niger et du Cameroun, a dit à l'AFP un officier sous couvert de l'anonymat.

"Ils ont enlevé sept hommes, pillé et brûlé le village avant de se retirer", a ajouté la même source.

Selon le site d'informations Tchad Infos, l'attaque a eu lieu dans la localité de Tinana. Les assaillants auraient aussi enlevé deux jeunes femmes, selon le site.

Dans cette région marécageuse parsemée d'îlots où les jihadistes avaient trouvé refuge, l'armée tchadienne avait déclenché en avril une vaste offensive contre Boko Haram après la mort de 98 soldats dans l'attaque d'une de ses bases à Bohoma.

Le préfet de Fouli, Yacoub Mahamat Seitchimi, a confirmé l'attaque de vendredi et son bilan sans donner plus de détails.

"J’ai envoyé le sous-préfet et le commandant de la gendarmerie, ils sont allés compatir avec les familles endeuillées", a-t-il dit.

"Il s'agit des enfants de la localité mécontents qui s'attaquent à leurs propres parents", a-t-il ajouté.

Contacté par l'AFP, le ministre de la Communication, Mahamat Zene Cherif, n'a pas confirmé l'attaque, affirmant qu'il était lui-même en train de "recouper ses informations".

Après l'offensive d'avril, qui avait conduit les troupes tchadiennes à se déployer jusqu'au Niger et au Nigeria, le président Idriss Déby Itno, qui aura en décembre passé 30 ans au pouvoir, avait affirmé qu'il n'y avait "plus un seul jihadiste sur l'ensemble de la zone insulaire".

Mais le 9 juillet, un véhicule de l'armée avait sauté sur une mine artisanale à Kalam, ce qui avait provoqué la mort d'au moins huit soldats tchadiens dans une attaque également attribuée à Boko Haram.

Les avocats des officiers tchadiens condamnés dans une affaire de trafic de drogue dénoncent un vice de procédure

Palais de justice de N'Djamena, 11 trafiquants de drogue sont condamnés de 5 à 10 de prison, le 11 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, 11 personnes ont été condamnées pour trafic de drogue à des peines allant de 5 à 10 ans par le tribunal de grande instance de N’Djamena. Le collectif d’avocat des prévenus dénonce une procédure entachée d’irrégularités.

L’affaire remonte à janvier 2020, quand un véhicule allant vers la Libye est intercepté par les services de sécurité. A bord, les agents trouvent une importante quantité de cartons de tramadol et un antidouleur utilisé comme drogue dans plusieurs pays africains.

Des procédures sont engagées contre ces présumés trafiquants. Ils sont poursuivis pour délit de trafic de drogue, détention illégale d’arme, faux et usage de faux.

D'autres personnes sont aussi poursuivies pour complicité de trafic de drogue, blanchissement d’argent et tentative de corruption.

Six ont écopé de 10 ans de prison ferme et quatre sont condamnés à 5 ans de prison dont un avec sursis pour des raisons de santé. Certains sont condamnés à payer des amendes lourdes.

Un général, deux colonels et un responsable de l'ANS

Un général de l'armée tchadienne, deux colonels et un responsable de l'Agence nationale de sécurité (ANS, services de renseignement) font partie des personnes condamnées à 10 ans de prison.

Maitre Alain Kagombé, l’un des avocats des prévenus à N'Djamena, le 20 juillet 2020. ((VOA/André Kodmadjingar)
Maitre Alain Kagombé, l’un des avocats des prévenus à N'Djamena, le 20 juillet 2020. ((VOA/André Kodmadjingar)


"C’est une distribution des peines qui est extrêmement décevante. Elle est décevante et nous a semblé que le tribunal a répondu à l’attente publique. C’est une décision beaucoup plus politique que juridique. C’est sans surprise", a déclaré Maitre Alain Kagombé, l’un des avocats des prévenus.

Il informe avoir a déjà fait appel et se dit prêt à aller jusqu’à la Cour d’appel, voire à la Cour suprême.

"Beaucoup d’innocents ont été injustement condamnés", déplore le juriste.

"Une parodie de justice"

Maitre Max Loalngar, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme, avocat au barreau du Tchad qui défendait aussi les prévenus, a claqué la porte au début de la procédure.

"Nous avions dès l’entame de la procédure soulevé les exceptions qui tenaient donc à la garantie d’un procès équitable. Malheureusement, ces exceptions ont été rejetées non pas parce qu’elles n’étaient pas fondées mais uniquement parce que les gens voulaient coûte que coûte faire un procès pour donner je ne sais quel exemple", a indiqué Max Loalngar. Il estime que "c’est une parodie de justice".

A l’audience, le procureur de la République avait déclaré que l’un des prévenus a tenté de le corrompre avec une somme d’un milliard de francs CFA pour que le dossier soit classé sans suite. "Je suis à ma 17e année de service et je n’ai jamais accepté des pots de vin venant de qui que ça soit", a déclaré Youssouf Tom, indigné.

La juridiction a ordonné la confiscation du véhicule servant le transport de ces drogues et les armes utilisées par les trafiquants, ainsi que la mise sous scellé d’une somme de 600 millions de francs CFA, correspondant à une partie de la somme destinée à corrompre les autorités judiciaires pour le classement du dossier au profit de l’état.

Selon nos informations, 24 heures seulement après leur condamnation, ils ont été transportés vers la prison de haute sécurité de Korotoro dans le Nord.

Les salaires des fonctionnaires tchadiens coupés en 2016 seront enfin versés

Les fonctionnaires tchadiens revendiquant leurs salaires coupés dans la rue de N'Djamena, le 30 mai 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

La décision est accueillie de manière mitigée par les syndicats et fonctionnaires de l’Etat. 

Le gouvernement du Tchad informe les salariés du secteur public que d’ici le 25 juillet, les dispositions du protocole d’accord signé avec les partenaires sociaux vont être appliquées intégralement. Ces points concernent les salaires coupés en 2016 pour faire face à une grave crise économique et financière. La décision est accueillie de manière mitigée par les syndicats et fonctionnaires de l’Etat.

Il s’agit de l’augmentation additionnelle de 15% des AGS (augmentation générale spécifique) pour les porter à 100% et celle des primes et indemnités de 20% pour les porter à 85%. Les 15% restants doivent être payés en janvier 2021.

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Avec ce remboursement, le fonctionnaire tchadien retrouvera son salaire initial coupé en 2016 et non une augmentation de salaire comme beaucoup le pensent, explique le porte-parole de la plateforme syndicale revendicative Barka Michel.

Pour lui, "c’est déjà bien" d'avoir rétabli les AGS, les primes et indemnités à hauteur de 85%".

Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale à N'Djamena, le 20 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale à N'Djamena, le 20 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


"Mais ce n’est pas tous les fonctionnaires qui ont des indemnités, donc notre problème reste entier", a-t-il ajouté. Barka Michel souhaite par ailleurs que les avancements et les reclassements, ainsi que les frais de déplacements des fonctionnaires soient pris en compte. "Sinon, les travailleurs ne sont pas totalement satisfaits", a-t-il précisé.

La majorité des fonctionnaires concernés par les coupes des AGS, primes et indemnités sont du secteur de la santé et de l’éducation nationale.

Le président du Syndicat des Travailleurs Sociaux et de la Santé Younous Mahadjir estime que même avec le remboursement de ces primes et indemnités à 85%, les agents de la santé n’auront pas encore leur salaire normal.

Les agents de santé n'auront leur salaire normal que lorsqu’ils auront le reste de 15% des indemnités en 2021. Il déplore que le gouvernement restitue le salaire coupé mais oublie tout ce que les travailleurs avaient perdu depuis 2016.

Younous Mahadjir informe que "le problème sera posé au moment de la négociation du pacte social avec le gouvernement pour que cela soit considéré comme des arriérés qui doivent être très rapidement remboursés aux ayants droit".

En respectant l’esprit du protocole d’accord signé en janvier dernier avec les partenaires sociaux, le gouvernement est conscient de la situation des travailleurs, a déclaré le secrétaire général de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad, Brahim Ben Seid, un syndicat proche du parti au pouvoir.

Brahim Ben Seid, secrétaire général de la CLTT à N'Djamena, le 20 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Brahim Ben Seid, secrétaire général de la CLTT à N'Djamena, le 20 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


"Le fait que le gouvernement applique le protocole d’accord qu’il a signé avec les syndicats malgré les dépenses sécuritaires et pour la lutte contre le coronavirus, est un acte de bonne foi qui peut permettre aux partenaires sociaux de signer le pacte social en cours", a déclaré Brahim Ben Seid.

Selon lui, "c’est la vie des gens et le gouvernement en est déjà conscient et il est en train d’améliorer les conditions de vie pour que le rendement des travailleurs soit plus important encore".

Les fonctionnaires se disent satisfaits mais recommandent le paiement des frais de transport de 2016 et 2019 et la levée du gel des effets financiers.

"Le gouvernement sait que cet argent a été coupé injustement, donc aujourd’hui, s’il nous ramène, cela montre aussi la bonne volonté du gouvernement. Mais il reste encore d’autres termes de l’accord qui n’ont pas été exécutés", a indiqué un fonctionnaire rencontré à la Bourse du travail.

Un autre enseignant indique que "la vieillesse n’attend pas et donc il faut qu’il y soit d’avancement pour préparer nos retraites".

Le Syndicat des enseignants du Tchad prend acte du remboursement pour permettre l’organisation des examens et concours de l’année en cours.

Mais d’après Ngartoidé Blaise, secrétaire général du SET, l’année scolaire est hypothéquée si les autres points comme la levée de gel des effets financiers, le paiement de frais de transports et celui des indemnités de commission administratives paritaires ne sont pas prise en compte. Ces indemnités n’ont pas été payées depuis 4 ans.

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