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République du Congo

Six policiers jugés dans l'affaire des 13 jeunes morts dans un commissariat au Congo

La police dans les rues de Brazzaville, Congo, le 11 mai 2018. (VOA/Arsène Séverin)

La justice congolaise a ouvert le procès de six policiers accusés d'"homicide involontaire" dans l'affaire des treize jeunes décédés fin juillet dans un commissariat de police à Brazzaville.

Ces six prévenus, mis aux arrêts peu après la mort des jeunes, dans la nuit du 22 au 23 juillet dans le commissariat de Chacona au quartier Mpila, sont poursuivis pour "homicide involontaire et non assistance à personne en danger".

Comme les proches des victimes, l'État congolais s'est constitué partie civile dans cette affaire. Les avocats des victimes et ceux de la défense ont demandé au tribunal de "reconsidérer" le rôle de l'État.

"L'État n'a pas souffert du préjudice occasionné par les prévenus, les policiers qui sont ses préposés. Il faut plutôt le placer dans le statut de civilement responsable", a déclaré Me Yvon Éric Ibouanga, un des avocats des victimes.

Pour Me Nestor Obambe de la défense, "il y a la théorie du cumul de responsabilité: un préposé ne répond pas des actes qu'il pose quand il est en service. C'est l'État qui est responsable".

Le tribunal ne s'est pas prononcé sur cette demande. La prochaine audience est prévue pour le 8 novembre.

Après le drame, le gouvernement congolais avait accordé deux millions de francs CFA (3.049 euros) par famille pour l'enterrement des victimes.

Dans un rapport publié en septembre, l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) a affirmé que "ces jeunes avaient été torturés et exécutés" au commissariat de police.

Avec AFP

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Les Congolais demandent la levée du couvre-feu à Pointe-Noire et à Brazzaville

Couvre-feu à Brazzaville dès 20 heures, ici hôpital Makelekele, le 21 septembre 2020. (VOA/Arsène Séverin).

Les populations appellent les autorités à alléger voire supprimer le couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin, instauré depuis six mois dans le cadre de la lutte contre la pandémie de covid-19. Les populations estiment que cette mesure les empêche d'exercer leurs occupations quotidiennes.

Dans les quartiers de Brazzaville et de Pointe-Noire, les populations demandent simplement la levée de cette mesure.

L’activiste Charlin Kinouani arbore un tee-shirt qui dénonce la pratique du couvre-feu dès 20h. "Là j’ai lancé une action citoyenne qui s’appelle ‘image expressive’. Elle vise principalement la levée du couvre-feu", affirme-t-il, insistant que le couvre-feu constituait "un poison pour les libertés individuelles et collectives".

Pour l’universitaire et acteur politique Vivien Manangou, le couvre-feu n’a plus sa raison d’être. "Vous voyez déjà que lorsque vous allez dans les rues, les populations n’en peuvent plus. Donc aujourd’hui, le couvre-feu à 20 heures à Brazzaville et à Pointe-Noire ne se justifie plus ni sur le plan économique, ni sur le plan scientifique, ni sur le plan social", dénonce-t-il.

D’autres citoyens se plaignent du poids du couvre-feu dans la réalisation de leurs occupations quotidiennes. Nombreux témoignent de leur mésaventure pendant la période de couvre-feu.

"Je suis arrivé à un poste de la gendarmerie, on nous a demandés soit de repartir d’où on vient soit de se constituer prisonniers. Nous sommes une vingtaine avec des mamans qui pleuraient qui voulaient vite rentrer pour aller faire la cuisine pour leurs enfants", témoigne Chansard Ziavoula.

"Le transport devient difficile, parce qu’il n’y a plus de bus. Il faut débourser plus pour un taxi", déplore Mavanga.

Le Congo est sous état d’urgence sanitaire, renforcé par un couvre-feu depuis le mois d’avril.

A Brazzaville et à Pointe-Noire, le couvre-feu commence dès 20h, donnant l’aspect de villes fantômes.

Des ONG locales dénoncent l’atteinte des libertés fondamentales. Le défenseur des droits de l’Homme Joe Washington Ebina affirme que le couvre-feu asphyxie les populations.

"Les marchés de Fond Tié-Tié à Pointe-Noire, de Dragages, de Ta Nkeoua, de Ta Ngoma à Brazzaville, qui font vivre beaucoup de familles. Mais cette activité est bloquée. Le couvre-feu n’est plus adapté par rapport à la situation", déplore M. Ebina qui souligne également "la panique" qui s’en suit dès qu’il est 19h, car chacun voudrait très rapidement rentrer chez soi.

Pour le moment, les autorités n’ont pas encore réagi.

La semaine prochaine, la coordination nationale de gestion de la pandémie à Covid-19 devrait se réunir, et une réponse pourrait certainement être apportée aux nombreuses et insistantes plaintes des Congolais.

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