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Six femmes et quatre nouveaux-nés libérés d'une "usine à bébé"

Les femmes avec leurs nouveau-nés dans un service de la maternité de l'île de Lagos, Nigeria, le 31 octobre 2011. (AP Photo/Sunday Alamba)

La police nigériane a libéré mardi 10 personnes, dont 4 nouveaux-nés, d'une maternité illégale, plus communément appelé "usine à bébés", dans l'Etat d'Ogun, dans le sud-ouest du Nigeria, a annoncé mercredi un porte-parole de la police.

"Agissant sur renseignement, nos hommes sont intervenus dans cette maternité illégale et ont sauvé 10 personnes, 4 enfants et six femmes. Parmi elles, quatre étaient enceintes", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Abimbola Oyeyemi.

Les femmes ont expliqué à la police que la propriétaire de la maternité payait des hommes pour les mettre enceintes et vendait ensuite les nouveaux-nés.

Cette pratique criminelle est assez répandue dans ce pays de 200 millions d'habitants, mais chaque découverte de ce genre provoque la stupéfaction dans l'opinion publique.

Certaines de ces jeunes filles sont piégées avec des promesses d'emplois et se retrouvent enceintes, forcées d'accoucher d'enfants à "vendre", dans la plupart des cas, à des couples désireux d'adopter un enfant.

La propriétaire de la maternité est en fuite, "nous intensifions nos efforts pour l'arrêter et la remettre à la justice", a ajouté le porte-parole.

Cette femme avait déjà été arrêtée en début d'année: "Elle avait été jugée pour traite des êtres humains, mais elle était en liberté sous caution et a recommencé ses activités", selon la police.

Deux autres suspects, dans la fille de la propriétaire, ont été arrêtés.

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Les Nigérians se précipitent pour obtenir un numéro d'identité

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Des millions de Nigérians craignent le blocage de leur téléphone portable

Une femme son téléphone à Abuja, au Nigéria, le 21 septembre 2020. (REUTERS / Afolabi Sotunde)

"Si je n'ai pas de téléphone, je ne fais pas d'argent", résume Raphael Ajih, 38 ans, qui craint de voir sa ligne suspendue depuis que le gouvernement nigérian a demandé aux opérateurs de bloquer les cartes SIM de ceux n'ayant pas de numéro national d'identité au 9 février. 

Au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, de nombreux habitants comme Raphael Ajih sont en colère: ils tentent de s'inscrire pour obtenir ce numéro mais se heurtent à des jours d'attente dans les centres d'inscription, souvent bondés en dépit des cas de contamination au Covid-19 en hausse dans le pays.

Le gouvernement estime qu'une carte nationale d'identité dotée d'un numéro d'immatriculation unique (NIN) permettrait de lutter contre l'insécurité et la criminalité chroniques, et de mieux planifier les politiques publiques budgétaires.

Raphael Ajih vend des marchandises via WhatsApp et Amazon et est chauffeur Uber dans la capitale Abuja - des emplois qui lui permettent de soutenir financièrement ses deux jeunes frères et sa soeur ainsi que les membres de sa famille élargie.

Il envoie de l'argent à ses proches par transfert téléphonique, une démarche qu'il ne pourra plus faire s'il n'obtient pas un NIN.

Il a déjà tenté deux fois de s'inscrire mais a été refroidi par la foule qui attendait, très souvent sans porter de masques et sans respecter la distanciation physique.

"Le Covid est une réalité, et ils disent aux gens d'y aller, et il n'y pas de contrôle", déplore-t-il, après avoir décidé de ne pas se mêler à la foule. "Si je tombe malade, je ne fais pas d'argent, donc ma santé passe en premier", dit-il.

Le ministre nigérian de la Santé n'a pas répondu aux questions de l'AFP sur la situation dans les centres d'inscription et le porte-parole de la Commission chargée de la mise en place du numéro national d'identité (NCC) a décliné tout commentaire.

Outre la foule, de nombreux Nigérians se sont plaints d'une procédure d'inscription trop lente et trop compliquée.

"Ce n'est pas juste !"

Récemment, à l'extérieur de l'hôtel Grand Ibro qui a alloué un espace pour s'inscrire, des hommes et des femmes de tous âges attendaient assis sur le trottoir.

Tandis qu'un homme s'avançait en hésitant vers l'entrée pour appeler un nom écrit sur un bout de papier sale, un homme dans la foule s'est mis à crier.

"Ils disent qu'ils peuvent seulement recevoir 50 personnes par jour alors qu'on est des milliers à attendre ici, ce n'est pas juste !", s'est emporté cet homme, Ugochukwu Ofor. "C'est très très très difficile. C'est la 7ème fois que je viens".

"Je viens de Suleja (situé à 70 km). Je suis arrivé vers 05H15 ce matin à Abuja et je ne sais toujours pas si je vais pouvoir m'inscrire. Ce n'est pas juste !"

"Oui ! Il a raison !", a clamé la foule autour de lui.

"C'est très frustrant. J'ai laissé mes enfants à la maison, je n'ai pas pu les amener à l'école aujourd'hui", confiait pour sa part Otitoju Funmi.

Dans un centre d'inscription où s'est rendu l'AFP, à Karu, une cinquantaine de personnes attendaient dehors dans la chaleur tandis qu'à l'intérieur, dans une pièce de 12 m2, seuls deux employés étaient disponibles pour taper les données des habitants sur de vieux ordinateurs.

Dans un communiqué, la Commission des communications (NCC), l'autorité de régulation indépendante pour les télécoms au Nigeria, a indiqué que "relier le NIN à la carte SIM est pour le bien de tous les Nigérians" et aura "des bénéfices considérables".

Au Nigeria, les données personnelles et les informations biométriques sont collectées séparément par une douzaine d'agences fédérales et par des agences étatiques.

Le gouvernement essaie de centraliser toutes ces informations depuis une dizaine d'années avec le projet NIN. En liant ce processus aux téléphones portables, il a estimé que cela encouragerait l'inscription des habitants.

Mais le défi est immense dans ce pays où le nombre de cartes SIM actives s'élève à 208 millions, pour 206 millions d'habitants. Deux semaines avant le 9 février, entre 16,8 et 64,6 millions devaient encore être reliées à un numéro national d'identité, selon les données publiées par la NCC.

Mise en garde contre de "faux vaccins" en circulation au Nigeria

Un médecin remplit une seringue de COVAXIN, un vaccin expérimental COVID-19 soutenu par le gouvernement indien, avant de l'administrer à un agent de santé lors de ses essais, à la Gujarat Medical Education and Research Society à Ahmedabad, en Inde, le 26 novembre 2020.

Les autorités nigérianes ont mis en garde vendredi contre la circulation de faux vaccins contre le Covid-19 dans le pays le plus peuplé d'Afrique, où 10 millions de doses devraient arriver au mois de mars.

"Nous avons reçu des informations selon lesquelles de faux vaccins sont en circulation au Nigeria", a déclaré la professeure Mojisola Christianah Adeyeye, à la tête de l'Agence nationale de contrôle qualité (NAFDAC), lors d'une conférence de presse virtuelle.

"Nous appelons le public à être vigilant et rappelons qu'aucun vaccin contre le Covid n'a pour l'instant reçu la validation de NAFDAC", a-t-elle souligné, rappelant également que les compagnies privées n'ont pas le droit de commander de vaccins en dehors des circuits officiels.

Le ministre de la Santé nigérian, Osagie Ehanire, a annoncé jeudi soir que le pays recevrait 10 millions de doses de vaccin au mois de mars, sans préciser quelle entreprise fournirait ces doses.

Elles s'ajoutent aux 100.000 doses du vaccin Pfizer, qui devraient arriver "d'ici la fin du mois de janvier", avait précédemment annoncé le ministre.

Le Nigeria, qui compte environ 200 millions d'habitants, a officiellement enregistré quelque 104.000 cas de coronavirus, dont 1.382 décès.

Mais ces chiffres sont sous-évalués, le nombre de tests réalisés étant faible.

En avril, lors de la première vague d'infections au coronavirus, des tests Covid avaient déjà circulé en masse sur le marché noir pour pallier l'insuffisance des services de santé locaux et la défiance du public envers les autorités sanitaires du pays.

Le trafic de faux médicaments, ou de médicaments périmés ou non-homologués, est un fléau en Afrique. 42% des faux médicaments saisis depuis 2013 l'ont été sur le continent africain, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

En septembre 2016, 126 millions de faux médicaments ont été saisis dans seize ports africains lors d'une grande opération de l'Organisation mondiale des douanes. Un tiers de ce trafic était destiné au géant anglophone nigérian.

Des insurgés tuent 13 soldats nigérians

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