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Situation tendue à trois mois de la présidentielle


Des Sénégalais manifestent pour des élections libres et transparentes, le 9 février 2018 à Dakar, le 9 février 2018.

Le 24 février, les Sénégalais iront aux urnes pour l'élection présidentielle. Seulement à quelques mois de ce rendez-vous électoral majeur, la situation socio-politique est tendue. Une situation qui indispose et inquiète les Sénégalais.

À trois mois de la présidentielle, la tension politique est perceptible au Sénégal. La bagarre à l'Assemblée nationale entre députés du pouvoir et de l’opposition lors de la séance de vote du budget du ministère de l’Enseignement supérieur vient mettre de l’huile sur le feu.

À cela s’ajoute un front social en ébullition avec la grève des agents de la Justice et ceux de la Santé. Une situation qui désole les citoyens comme Samba Diop, qui explique que "c’est une période extrêmement cruciale". "Il va falloir des comportements beaucoup plus citoyens et non des comportements de va-t-en-guerre", ajoute-t-il.

Situation tendue quelques mois avant la présidentielle
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"Ça doit redorer notre blason sur le plan international et par conséquent les acteurs politiques doivent montrer le bon exemple. Au niveau des plateaux de télévision et d’autres plateaux, ils doivent aller dans le sens de l’apaisement. Je pense que c’est mieux."

Abdourahmane, marchand ambulant, âgé de 35 ans, est toujours tétanisé par la tension politique que le Sénégal a connue en 2012. Il dénonce l'agitation et la violence sur l’échiquier politique du pays :​ "Si l’on poursuit sur cette lancée et si ces violences continuent comme ça, ça risque d’être pire qu’en 2012".

Il poursuit : "Les leaders politiques doivent montrer le bon exemple afin que l’on puisse avoir des élections libres, transparentes et sans violences. La bagarre à l’Assemblée nationale n’est pas digne de nos députés. Ils doivent avoir un peu plus de respect envers le peuple qu’ils représentent. Ils doivent avoir un comportement responsable et bien faire leur travail, mais se battre devant les caméras du monde entier, ce n’est pas digne et ce n’est pas ça leur boulot."



A Grand-Dakar, dans la banlieue, Saliou Diaw pense que le gouvernement et l'opposition sont tous responsables de cette violence. Il estime que "toute cette agitation traduit le manque de confiance de nos leaders. "Il est temps pour eux d’avoir une attitude responsable afin de laisser une belle image pour la postérité", confie ce jeune homme.

Ce climat socio-politique tendu inquiète au Sénégal, pays connu pour sa stabilité sociale et son hospitalité.

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