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Sissi toujours seul dans la course présidentielle après deux désistements en Egypte


Le président Abdel Fattah al-Sissi, Caire, 20 janvier 2018.

Deux candidats potentiels à l'élection présidentielle égyptienne se sont désistés samedi, laissant le président Abdel Fattah al-Sissi sans adversaire à moins de 48 heures de la clôture des candidatures.

Le premier tour de l'élection présidentielle se tiendra le 26 mars. L'Autorité nationale en charge du scrutin doit recevoir les candidatures jusqu'à lundi au plus tard. Seul le président al-Sissi, au pouvoir depuis 2014, a officiellement déposé la sienne.

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Le patron du club de football de Zamalek, le fantasque Mortada Mansour, a annoncé samedi sur sa page Facebook qu'il ne sera finalement pas candidat, après avoir exprimé son intention de briguer la magistrature suprême.

Sayed El-Badawi, président du vieux parti libéral El-Wafd, qui était présenté ces derniers jours par la presse comme un possible concurrent de M. al-Sissi, a réitéré samedi son soutien à ce dernier, rejetant donc toute candidature séparée.

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D'autres potentiels adversaires ont été ces dernières semaines écartés ou découragés.

L'ancien chef d'état-major Sami Anan a été exclu de l'élection mardi quelques jours après l'annonce de sa candidature. Poursuivi par la justice militaire pour s'être engagé dans la course "sans l'autorisation des forces armées", ses proches se disent sans nouvelles de lui.

L'ancien Premier ministre Ahmed Chafiq a déclaré au début du mois qu'il n'était plus candidat, contrairement à ce qu'il avait annoncé plus tôt depuis les Emirats arabes Unis où il vivait. A son arrivée en Egypte, il avait disparu pendant environ 24 heures avant d'annoncer à la télévision qu'il réexaminait ses intentions.

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Enfin, l'ancien député devenu dissident Mohamed Anouar El-Sadate et l'avocat défenseur des droits de l'Homme Khaled Ali ont tour à tour renoncé à se présenter, dénonçant des pressions sur leurs équipes de campagne respectives.

Depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi à l'été 2013, le régime de M. al-Sissi est régulièrement dénoncé par les ONG pour ses atteintes aux droits de l'Homme.

Avec AFP

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