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Un proche d'un candidat exclu de la présidentielle blessé au couteau en Egypte


Les agents de la sécurité égyptienne et la police judiciaire inspectent le site d'une attaque à l'arme à feu à l'extérieur d'une église au sud de la capitale du Caire, le 29 décembre 2017.

Un responsable de l'équipe de campagne du candidat Sami Anan écarté de la course présidentielle en Egypte, a été blessé samedi à l'arme blanche au Caire, a indiqué son avocat.

Une source de sécurité, tout en confirmant que le responsable, Hisham Geneina, avait été blessé, a souligné qu'il l'avait été "après une altercation avec trois jeunes lors d'un accident de voiture", semblant exclure un motif politique.

Selon l'avocat Me Ali Taha, M. Geneina a été "violemment frappé à coups de couteau au visage et a eu les jambes cassées". Il a ensuite été hospitalisé, selon lui.

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Sur sa page Facebook, l'avocat a assuré que l'accès à son client lui avait été interdit.

Chef de l'Autorité centrale d'audit limogé l'an dernier par le président Abdel Fattah al-Sissi, M. Geneina était un membre important de l'équipe de campagne de Sami Anan, ancien chef d'état-major exclu de la présidentielle du 26 mars.

"Je ne vois qu'un motif politique" derrière l'attaque de M. Geneina, a affirmé Hazem Hosny, également membre de l'équipe de campagne de M. Anan.

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Selon Me Taha, au moment de "l'attaque", M. Geneina se rendait à la Cour suprême administrative devant laquelle il conteste toujours son renvoi du poste de président de l'Autorité centrale d'audit.

M. Anan, qui avait annoncé son intention de se présenter à la présidentielle, a été écarté, accusé d'avoir falsifié des documents pour pouvoir se présenter.

L'Autorité nationale des élections a rejeté sa candidature.

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Ni sa famille, ni ses avocats n'ont pu joindre M. Anan depuis qu'il s'est présenté mardi devant un procureur militaire, a affirmé M. Hosni, qui le considère comme victime d'une "disparition forcée".

L'issue de la troisième élection présidentielle depuis le renversement par une révolution populaire en 2011 du président Hosni Moubarak, ne semble faire guère de doute. Comme lors de sa première élection en 2014, M. Sissi, qui dirige le pays d'une main de fer, se retrouve en effet sans opposant sérieux.

Avec AFP

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