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Une femme au foyer à Singapour en détention pour avoir voulu rejoindre l'EI


Une femme fait du shopping pour un foulard dans un bazar Hari Raya un jour avant l'Aïd al-Fitr à Singapour le 7 août 2013.

Une femme au foyer de Singapour qui comptait rejoindre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) au Proche-Orient se trouve en détention sans procès, en vertu de la loi de sécurité intérieure en vigueur dans la cité-Etat d'Asie du Sud-Est, ont annoncé les autorités jeudi.

Munavar Baig Amina Begam, 38 ans, citoyenne singapourienne d'origine indienne, s'est radicalisée sur internet par le biais d'un contact qui l'a convaincue que l'EI se battait pour défendre les musulmans sunnites au Proche-Orient, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

"Elle s'est à ce point radicalisée qu'elle était prête à se soumettre à un entraînement militaire et à prendre les armes pour se battre pour l'EI au Proche-Orient si l'EI le lui demandait", a précisé le ministère.

La femme, qui a également partagé de la propagande des jihadistes sur les réseaux sociaux, est actuellement emprisonnée dans le cadre de la loi de sécurité intérieure qui permet de maintenir des suspects en détention jusqu'à deux ans sans procès.

Cette arrestation survient alors que l'EI tente de s'établir de manière durable en Asie du Sud-Est. Les autorités singapouriennes préviennent que la cité-Etat pourrait être la cible d'une attaque jihadiste en raison de son statut de plateforme financière régionale.

Dans le même temps, le ministère a annoncé l'arrestation d'Abu Thalha bin Samad, professeur de religion et membre de la Jamaah Islamiyah (JI), un groupe extrémiste responsable des attentats de Bali, en Indonésie, qui avaient fait 202 morts en 2002.

Le suspect, âgé de 25 ans, est lui aussi détenu dans le cadre de la loi de sécurité intérieure.

Avec AFP

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