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Signature d’accord entre groupes armés rivaux en Centrafrique

Des combattants anti-Balaka patrouillent dans la paroisse de Gambo, au sud-est de la Centrafrique,16 août 2017

Deux groupes armés rivaux centrafricains ont signé vendredi à Bouar, dans le Nord-ouest du pays, un accord de cessation des hostilités alors que des combats sont signalés dans certaines régions.

Signé en présence de la Minusca (Mission de l'ONU en Centrafrique) et des autorités locales, l'accord prévoit l'arrêt immédiat des hostilités entre les deux groupes, notamment anti-Balaka et 3R du chef rebelle camerounais Abass Sidiki.

Les deux milices opèrent dans le nord-ouest de la RCA et se sont affrontées à plusieurs reprises dans la préfecture de la Nana Mambéré.

>> Lire aussi : Washington, Paris, Londres demandent plus d'informations sur les armes russes en Centrafrique

Chaque partie se revendiquait protectrice d'une communauté. Elles se battaient plutôt, en réalité, pour le contrôle du territoire et le vol de bétails.

Cet accord qui n'est pas le premier du genre entre groupes armés en Centrafrique a suscité de l'espoir parmi la population.

L'inquiétude demeure quant à l'application des clauses, car les mouvements armés sont connus pour le non-respect de leurs engagements.

>> Lire aussi : La Russie veut fournir des armes à la Centrafrique

Interrogé par VOA Afrique concernant le suivi de l'accord sur le terrain, chaque camp indique avoir mis en place un dispositif pour sensibiliser ses éléments.

Le FPRC et les anti-balaka signataires d'un accord de cessation des hostilités en octobre dernier, s'affrontent depuis plusieurs jours à Ippy et Ndassima dans la Préfecture de la Ouaka.

Freeman Sipila, correspondant à Bangui VOA

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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