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Affrontements meurtriers dans le centre de la Centrafrique


Un soldat monte la garde près d'anciens enfants soldats anti-Balaka attendant d'être libérés d'un camp à Batangafo, en République centrafricaine, 28 août 2015.

Des affrontements meurtriers entre des groupes armés ont éclaté dans le centre de la Centrafrique à Ippy dimanche après-midi et lundi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

Ces combats ont opposé des membres de la branche "arabe" du Front Populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), à des anti-balaka alliés d'une autre branche du FPRC, selon des sources sécuritaire et proche des groupes armés.

"Les anti-balaka ont eu un quiproquo avec eux", a déclaré à l'AFP Azor Kalite, commandant de la faction du FPRC alliée aux anti-balaka, joint par téléphone.

Les affrontements sont partis de l'arrestation d'un élément du FPRC par des anti-balaka, selon une source militaire à Bambari.

Les anti-balaka (antimachettes) sont composés de Centrafricains à majorité chrétiens et animistes et s'opposent régulièrement aux combattants et aux civils qu'ils assimilent à des musulmans, arabes, peuls, "des étrangers" selon eux.

Le FPRC, issu du mouvement rebelle de la Séléka à l'origine de la déstabilisation de la Centrafrique en 2013, s'est lui-même scindé depuis fin 2016 en factions rivales qui s'affrontent régulièrement dans la région de Bria (centre). Ippy est situé à environ 90 km au sud-ouest de Bria, et sur l'axe qui mène à Bambari.

Une faction du FPRC dite "arabe" est sous le commandement d'Abdoulaye Hissène. La faction d'Azor Kalite intègre dans une alliance des musulmans de l'ex-Séléka et des anti-balaka à majorité chrétiens et animistes.

Azor Kalite reproche à Abdoulaye Hissène, de recourir à des mercenaires tchadiens ou soudanais.

Aucun bilan précis des morts et des blessés n'a pu être établi de source sure.

De nombreux habitants se seraient réfugiés à l'église catholique d'Ippy et d'autres auraient fui en brousse, selon une source sécuritaire à Bambari, ville au sud-ouest d'Ippy.

A Bangui, la force armée de l'ONU (Minusca), présente à Ippy, affirmait lundi soir ne pas avoir d'éléments sur la situation dans la ville.

Le pays a basculé dans les massacres en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion séléka, qui a entraîné des représailles de groupes anti-balaka.

La Centrafrique compte environ 4,5 millions d'habitants. En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins.

Avec AFP

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