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Lente mise en place de la Cour pénale spéciale en Centrafrique

Vue du tribunal de grande instance de Bangui, le 16 octobre 2017. (VOA/Freeman Sipila)

En Centrafrique, la mise en place de la Cour pénale spéciale a du plomb dans l'aile. La communauté internationale dénonce l'ingérence du pouvoir dans la nomination des officiers de police judiciaire, une accusation rejetée par le comité de sélection.

Cette Cour composée de magistrats nationaux et internationaux devra juger les crimes commis en Centrafrique de 2003 à ce jour.

Alors qu'elle se met encore lentement en place, un bras de fer oppose l'exécutif et ses partenaires sur le choix des enquêteurs.

Reportage de Freeman Sipila, correspondant à Bangui pour VOA Afrique
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La communauté internationale a dénoncé mi-novembre l'ingérence du pouvoir dans la nomination des officiers de police judiciaire.

Selon une source proche de la Minusca, la liste initiale de policiers et gendarmes, retenus après un test, a été modifié par le ministre de la Justice. Cette histoire a fait un buzz dans le pays et a suscité la colère de l'opposition.

" Le comportement de notre gouvernement a amené la communauté internationale à suspendre les financements de la Cour pénale spéciale", estime Nicolas Tiangaye, ancien chef du gouvernement et président de la Convention républicaine pour le progrès. "Si nous ne réglons pas la question de l'impunité, nous ne sortirons pas de la crise".

Le 24 novembre dernier, le ministre de la justice Flavien Mbata a été interpellé par les députés à l'Assemblée nationale sur le même sujet.

Le garde des Sceaux s'est justifié devant les élus de la nation, évoquant un déséquilibre du point de vue représentativité régionale et genre dans le choix des enquêteurs.

Même position partagée par Eric Didier Tambo, procureur général de Bangui et président du comité de recrutement de ces OPJ, qui a confié à VOA Afrique qu'il était "surpris de voir qu'un rapport était déjà établi".

"J'ai demandé l'annulation car 65% des nominés faisaient partie d'une même ethnie", souligne-t-il.

Les officiers de police judiciaires sur la liste contestée ont déjà prêté serment. Bien qu'invités, la Minusca et les bailleurs qui financent en partie la CPS, avaient boycotté la cérémonie.

Aujourd'hui, les bailleurs menacent de suspendre leurs financements jusqu'a ce que une issue soit trouvée.

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

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Somalie: un Etat du Sud bouclé avant une élection régionale

Carte de Jubaland, Somalie

L'Etat du Jubaland, dans le sud de la Somalie, était bouclé mercredi, à la veille d'une élection sur fond d'opposition entre autorités régionales et fédérales, et de tensions avec le Kenya et l'Ethiopie voisins.

Le scrutin très disputé pour la présidence de cet Etat semi-autonome a été reporté à plusieurs reprises à cause, selon les analystes, d'une lutte de pouvoir entre Mogadiscio, le gouvernement régional et leurs soutiens étrangers.

Les autorités de la capitale régionale, le port de Kismayo, ont décrété la fermeture de l'aéroport et des frontières jusqu'au 23 août.

"Les forces de sécurité patrouillent dans et autour des quartiers périphériques de Kismayo pour prévenir toute tentative de perturber l'élection. L'aéroport a aussi été temporairement fermé de sorte qu'il n'y aura aucun vol le jour de l'élection", a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire local, Abdulkarim Warsame.

Le président du Jubaland et favori du scrutin est Ahmed Madobe, un ancien seigneur de guerre qui, avec l'aide de troupes kényanes, a chassé les islamistes shebab de leur bastion, Kismayo, en 2012.

Mogadiscio est accusé par le Jubaland de tenter d'évincer M. Madobe en apportant son soutien à l'opposition, dans l'espoir, selon les observateurs, de voir un président loyaliste accéder au pouvoir dans cette région stratégique et d'accroître le contrôle du gouvernement fédéral.

Les autorités de Mogadiscio ont annoncé qu'elles ne reconnaîtraient pas le résultat du scrutin de jeudi, après avoir refusé la semaine dernière le nouveau Parlement --qui désigne le président régional--, jugé non inclusif.

Les opposants à M. Madobe organisent un scrutin parallèle.

La Mission des Nations unies en Somalie a appelé mercredi à "un seul processus électoral, crédible, inclusif, équitable et pacifique". "Nous redoutons qu'en l'absence d'un tel accord, la probabilité d'une instabilité et de la division au sein du Jubaland n'augmente de manière significative", a-t-elle ajouté.

Selon Matt Bryden, du centre d'analyse Sahan, basé à Nairobi, ces tensions ont des implications plus larges, dans la mesure où le Kenya soutient fermement son allié Madobe tandis que l'Ethiopie est au côté des autorités de Mogadiscio pour l'évincer.

Selon lui, il existe "un risque pour la stabilité de la région, pas seulement de la Somalie".

Le Kenya considère le Jubaland, une région relativement prospère de Somalie où il a beaucoup de troupes, comme une zone-tampon entre son territoire et les shebab qui ont mené plusieurs attaques sanglantes sur son sol.

Avec AFP

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