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Séoul et Washington simulent une attaque en réponse au tir nord-coréen

Lancement d'un ICBM Hwasong-14, testé, selon la Corée du Nord, le 4 juillet 2017. (KRT via AP Video)

Séoul et Washington ont répliqué mercredi au lancement historique d'un missile intercontinental (ICBM) nord-coréen par plusieurs tirs de missiles simulant une attaque contre la direction du régime de Pyongyang.

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un a affirmé mercredi que le tir d'un ICBM la veille, jour de la fête nationale américaine, était un "cadeau" aux "(insultes) d'Américains".

La maîtrise d'un missile intercontinental est un succès majeur pour le régime de Pyongyang, dont l'objectif avoué est d'être en mesure de menacer le sol continental américain du feu nucléaire.

"Cela n'arrivera pas", avait promis en janvier le président américain Donald Trump. Reste que selon de nombreux experts, le Hwasong-14 testé mardi pourrait atteindre l'Alaska.

Cette percée nord-coréenne, qui constitue un défi géopolitique pour la Maison blanche, impliquera une réévaluation de la menace posée par l'un des régimes les plus isolés au monde.

Pyongyang, qui a déjà mené cinq essais nucléaires et dispose d'un petit stock de bombes atomiques, soutient que son nouveau missile peut porter "une grosse tête nucléaire".

Moins de 24 heures après cet essai qui a été largement condamné par la communauté internationale, les forces sud-coréennes et américaines ont tiré de la péninsule plusieurs missiles de courte portée qui se sont abattus en mer du Japon.

- 'L'armistice et la guerre' -

L'agence sud-coréenne Yonhap a parlé d'un "fort message d'avertissement", quand l'état-major interarmes sud-coréen expliquait que cet exercice avait "montré la capacité d'une frappe de précision contre le quartier général de l'ennemi en cas d'urgence".

Le président sud-coréen Moon Jae-In, par ailleurs favorable à une reprise du dialogue avec le Nord, a "déclaré que la sérieuse provocation de la Corée du Nord nécessitait que nous réagissions avec davantage qu'un communiqué", selon Yonhap.

"La retenue, qui est un choix, est ce qui sépare l'armistice de la guerre", a déclaré le général américain Vincent Brooks, commandant des forces américaines en Corée du Sud.

"Comme le montrent ces tirs de missiles à munitions réelles de l'Alliance, nous sommes en mesure de modifier notre choix quand l'ordonnent les dirigeants nationaux de l'Alliance", a-t-il averti.

La Corée du Sud et les Etats-Unis sont tenus par une étroite alliance militaire. Environ 28.000 militaires américains sont déployés sur la péninsule.

Ces tirs devraient provoquer la fureur du régime de Pyongyang, qui se dit justement acculé au développement de programmes balistique et militaire par la menace que pose pour sa survie la présence massive de troupes américaines au Sud.

Plusieurs résolutions assorties de sanctions ont été votées par le Conseil de sécurité pour tenter de pousser Pyongyang à renoncer à ces programmes interdits.

L'exécutif de l'ONU doit se réunir en urgence mercredi pour évoquer le dossier nord-coréen, le secrétaire général Antonio Guterres ayant qualifié mardi soir le tir nord-coréen de "violation éhontée des résolutions" et d'"escalade dangereuse".

Ce lancement a aussi entraîné une vive réaction de Donald Trump qui a demandé à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de "mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes".

- Hawaï à portée ? -

Alors que le président chinois Xi Jinping se trouvait à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine, la Russie et la Chine ont appelé à un double "moratoire": Pyongyang arrêterait ses tests nucléaires et balistiques et Washington renoncerait à organiser des manoeuvres militaires à grande échelle aux côtés de son allié sud-coréen.

Après avoir personnellement supervisé le tir de mardi, Kim Jong-Un a déclaré selon l'agence nord-coréenne KCNA "que les (insultes) d'Américains ne seraient pas très heureux de ce cadeau envoyé pour l'anniversaire du 4 juillet".

Hilare, selon KCNA, il a "ajouté que nous devrions leur envoyer des cadeaux de temps en temps pour les aider à tromper leur ennui".

Le leader nord-coréen a inspecté le Hwasong-14, et "dit sa satisfaction, affirmant qu'il était beau comme un joli garçon et bien fait".

Des questions demeurent sur les caractéristiques de ce projectile, sur la capacité de Pyongyang à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile et sur sa maîtrise de la technologie de rentrée dans l'atmosphère.

L'agence KCNA a assuré que le lancement de mardi avait répondu à "tous les critères technologiques, y compris la résistance à la chaleur et la stabilité structurelle de l'ogive" nécessaire pour qu'elle rentre sans dommages dans l'atmosphère. L'ogive était en fibre de carbone, selon KCNA.

"Dans des conditions difficiles, impliquant une chaleur de milliers de degrés, de la pression et des secousses, la température à l'intérieur de l'ogive était stable, entre 25 et 45 degrés Celsius", a précisé l'agence. L'engin a eu une trajectoire "parfaite" et "a atteint sa cible avec précision".

Le missile n'a parcouru qu'une distance inférieure à 1.000 km. Mais l'altitude qu'il a atteinte -plus de 2.800 km selon Pyongyang- prouve qu'il peut voyager bien plus loin.

Le ministre sud-coréen de la Défense Han Min-koo a avancé une portée potentielle de 7.000 à 8.000 km, ce qui lui permettrait largement d'atteindre le commandement américain du Pacifique installé à Hawaï.

Avec AFP

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Xi Jinping, allié et rival, en visite d'Etat en France

Le président français Emmanuel Macron, son épouse Brigitte, le président chinois Xi Jinping, et son épouse Peng Liyuan posent devant la porte de la villa Kerylos avant un dîner le 24 mars 2019 à Beaulieu-sur-Mer, près de Nice.(Photo de JEAN-PAUL PELISSIER / POOL / AFP)

Le président chinois Xi Jinping est en France pour une visite d’Etat de trois jours sur fond d’inquiétudes grandissantes sur les investissements tous azimuts de Pékin qui poussent Paris, Berlin et Bruxelles à tenter de mettre en place une stratégie commune européenne face à cet allié “stratégique”.

Au lendemain de la signature d’un protocole d’accord entre Rome et Pékin sur les “nouvelles routes de la soie” mettant à mal cette unité européenne, le dirigeant de la deuxième puissance économique mondiale a été accueilli dimanche par Emmanuel Macron à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Après une séance de travail à l’Elysée et un dîner d’Etat lundi, une réunion se tiendra mardi au palais présidentiel avec le chef de l’Etat français, le président chinois, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

“On a laissé faire une stratégie de concurrence interne et de division qu’il faut maintenant surmonter”, souligne-t-on à l’Elysée pour expliquer la tenue de cette réunion, inédite dans ce format. “Le temps de la concurrence interne entre Européens doit s’achever, c’est ce changement de logiciel qui est aujourd’hui à l’oeuvre”.

Le chemin vers une coordination européenne s’annonce toutefois difficile.

Certes, Paris, Berlin et Bruxelles affichent une détermination sans faille. Certes, les dirigeants européens ont durci le ton lors du Conseil européen vendredi à Bruxelles où la Chine est désormais qualifiée de “rival systémique”. Et l’UE est échaudée par la lenteur de l’ouverture de l’économie chinoise et la multiplication d’acquisitions chinoises dans des secteurs stratégiques européens.

PARTITION EN SOLO DE L’ITALIE

Mais dans les faits, les pays européens continuent d’agir en ordre dispersé, comme en témoignent les décisions unilatérales prises tant sur les questions des télécoms que sur celle relative aux “nouvelles routes de la soie”.

Lancé en 2013 par le président Xi Jinping et connu en Chine sous le nom de “Belt and Road initiative” (BRI), ce projet est un vaste plan de développement des liens terrestres et maritimes entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

Plusieurs pays de l’UE, dont la Croatie, la Hongrie, la Grèce, la Pologne et le Portugal, ont d’ores et déjà conclu des protocoles d’accord avec Pékin dans le cadre de cette initiative, rejointe par Rome, et à laquelle Paris, Berlin et Londres refusent d’adhérer sans garanties de “réciprocité”.

Sur la question de Huawei, l’équipementier télécoms chinois soupçonné par des pays occidentaux d’être utilisé par Pékin à des fins d’espionnages, la coordination européenne peine également à se concrétiser. Monaco, où Xi Jinping sera dimanche, a signé un partenariat avec Huawei en septembre dernier.

“Chaque Etat souverain a fait ses choix plus ou moins rapidement”, commente-t-on diplomatiquement à Paris, où les arbitrages sur Huawei n’ont pas encore été rendus.

BILAN BILATÉRAL “SATISFAISANT”

Sur le plan bilatéral, un an après la feuille de route actée en janvier 2018 lors de la visite d’Emmanuel Macron à Pékin, Paris évoque un “bilan satisfaisant”, citant entre autres la mise en service de l’EPR de Taishan, le lancement d’un satellite franco-chinois et la levée de l’embargo sur le boeuf français.

Lundi, lors de la visite de Xi Jinping qui intervient au moment symbolique du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, “il y aura des contrats”, a-t-on indiqué à l’Elysée sans plus de précisions.

La semaine dernière, une source à la présidence française avait fait état de “signaux positifs” concernant la finalisation prochaine d’un contrat portant sur une commande de 184 Airbus A320, qui représenterait un montant de plus de 18 milliards de dollars.

“La Chine, c’est pour nous à la fois un défi et un partenaire”, a souligné mercredi le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian. “Nous devons être très vigilants sur les actions que peut entreprendre la Chine en essayant d’aspirer à elle nos propres technologies”.

Autre point qui sera abordé lors de cette visite, la question des droits de l’Homme et de la situation des Ouighours, minorité musulmane et turcophone persécutée selon les ONG.

Interpellée par Human Rights Watch en amont de cette visite, la présidence française a indiqué qu’il s’agissait d’un “grand sujet de préoccupation” et assuré que la question des droits de l’Homme serait “comme toujours” abordée, “dans le respect et la franchise”.

Avec Reuters

Nouvelle-Zélande: enquête nationale officielle sur le massacre des mosquées

La première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, près de la mosquée Al-Noor, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 22 mars 2019. REUTERS / Jorge Silva TPX - IMAGES DU JOUR

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d'établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage.

Cette Commission royale, soit l'enquête judiciaire aux pouvoirs les plus étendus de Nouvelle-Zélande, doit déterminer comment un seul tueur a pu abattre 50 fidèles le 15 mars, une attaque qui a ébranlé le monde entier, a-t-elle déclaré.

"Il est important que rien ne soit laissé au hasard pour déterminer comment cet acte de terrorisme s'est produit et comment nous aurions pu l'empêcher", a dit Mme Ardern à la presse.

Les services de renseignement et de police se sont retrouvés au centre de critiques dans la foulée de l'attaque, certains leur reprochant de s'être trop focalisés sur les menaces islamistes.

Les victimes à Christchurch étaient toutes musulmanes, et le tueur est un suprémaciste blanc convaincu que les musulmans "envahissent" les pays occidentaux.

"Une question à laquelle nous devons répondre c'est de savoir si oui ou non nous aurions dû en savoir plus", a déclaré Mme Ardern. "La Nouvelle-Zélande n'est pas un Etat de surveillance (...) mais il y a des questions qui attendent des réponses".

La Première ministre a exclu le retour de la peine de mort pour le suspect, un extrémiste australien de 28 ans. Brentan Tarrant a été arrêté quelques minutes après les attaques et a été pour l'heure inculpé d'un chef de meurtre.

Des détails concernant cette enquête doivent encore être précisés mais celle-ci sera exhaustive et rendra ses conclusions dans un délai raisonnable, a-t-elle ajouté.

Avec AFP

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