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Sensibilisation autour de la tuberculose à Dakar

Atelier de formation organisé par le PNT, le 1er avril 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La tuberculose est l’une des dix premières causes de mortalité dans le monde, selon l’OMS. Au Sénégal, la maladie demeure un problème de santé publique. 45 % des tuberculeux sont concentrés dans la région de Dakar. Pour contrer la maladie, les autorités et les populations locales ont décidé d'agir.

Il faut généralement 6 mois pour traiter la tuberculose avec des médicaments à prendre systématiquement et quotidiennement. À Dakar, le centre de santé Gaspard Kamara applique le TDO, traitement directement observé.

Ndack Diop, assistante sociale, raconte que "le traitement directement observé permet de prendre le médicament et de le donner directement au patient qui le boit devant nous, devant un personnel de santé qui supervise".

"Vous savez que la tuberculose est une affection sociale et les gens ont tendance à fuir parce que c'est une affection très contagieuse et donc le TDO nous permet de suivre le patient. Autre avantage, les médicaments sont tellement efficaces que le patient a l'impression d'être guéri. Nous avec les prises supervisées, ça nous permet au jour le jour de lui rappeler que c'est un traitement de 6 mois à suivre à la lettre et que chaque jour, il doit venir afin que nous puissions l'accompagner jusqu'à sa guérison," poursuit Ndack Diop.



Avant le traitement, il faut d'abord diagnostiquer la maladie et pour cela les autorités préconisent un dépistage précoce et efficace.

Le Docteur Pape Amadou Lamine Gueye, pharmacien et biologiste au laboratoire du programme national de lutte contre la tuberculose explique que "c'est un appareil qui permet de dire qu'il y a la tuberculose et il donne la sensibilité à une des molécules phares dans le traitement de la tuberculose".

"Si la microscopie ratait beaucoup de patients parce qu’on ne voyait pas leurs maladies, avec le Genexpert, tous ces cas qui étaient ratés seront détectés. La conséquence, c'est que du point de vue thérapeutique, il y aura un raccourcissement du délai de prise en charge du traitement des patients. Et cela peut (avoir un) impact sur la réduction du nombre de décès", souligne-t-il.

La banlieue dakaroise est l'un des endroits les plus touchés par la tuberculose. Les jeunes se sont donc mobilisés pour inverser cette tendance.

Pour Pape Faye, secrétaire-exécutif du comité de développement du centre de santé de Waaxinane Nimzatt, "la situation est dangereuse, nous avons même peur, car à chaque fois qu'on répertorie cinq cas de tuberculose dans le département, les trois sont issus de notre commune".

Il conclut : "C'est pour cela qu'en tant que jeunes membres du comité de développement sanitaire, nous avons réuni toutes les composantes de la société pour davantage sensibiliser la population. Et il faut que tout le monde s'y mette pour qu'on réussisse."

La tuberculose est un problème majeur de santé publique en Afrique. Le Sénégal a mis en place un programme national de lutte contre la tuberculose depuis 1985.

La tuberculose est une priorité sanitaire nationale et beaucoup de ressources sont allouées à la lutte contre la maladie à travers l’Etat et les partenaires.

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Report de l'ultimatum à des commerçants de Dakar pour libérer un marché emblématique

Vue intérieure du célèbre marché de Sandaga à Dakar le 19 octobre 2013.

Le gouvernement sénégalais a annoncé un report d'un mois environ de l'ultimatum aux commerçants d'un marché emblématique de Dakar, qui avaient été sommés de le quitter d'ici à vendredi soir pour une réhabilitation de l'édifice historique menaçant ruine.

Le marché Sandaga, un édifice d'architecture soudano-sahélienne construit en 1933 dans le centre, est un des principaux de Dakar.

Site historique national, le bâtiment central du marché a piètre allure avec sa dalle craquelée et ses fers rouillés, selon des images diffusées par la télévision. La halle de Sandaga, qui tire son nom d'un arbre tropical, n'héberge plus d'échoppes depuis des années. L'activité a lieu autour de la bâtisse, débordant sur la chaussée, dans une ville déjà confrontée aux embouteillages et une occupation anarchique de la voie publique.

"Le président de la République (Macky Sall) a été sensible aux sollicitations des commerçants. Un nouveau délai leur est accordé qui expire deux jours" après la fête musulmane du sacrifice (Aïd al-Adha) prévue vers la fin du mois de juillet, soit dans un mois environ, a déclaré vendredi soir à la presse le ministre de l'Intérieur, Aly Ngouye Ndiaye, en présence de son collègue de l'Urbanisme Abdou Karim Fofana.

Les commerçants "doivent mettre à profit ce nouveau délai pour accomplir les formalités nécessaires pour rejoindre leur site de recasement provisoire", a dit M. Ndiaye, en présence de responsables des commerçants.

Le ministère de l'Urbanisme a aménagé à deux km du marché Sandaga un site pour cette "réinstallation provisoire". La réhabilitation de Sandaga est censée prendre deux ans.

Les responsables des commerçants avaient demandé un délai supplémentaire pour quitter le marché.

Les travaux sur le site de substitution, pour les toilettes par exemple, ne sont pas terminés. "Les conditions sanitaires en cette période de pandémie du coronavirus ne sont pas réunies", a déclaré à l'AFP l'un d'eux, Vieux Touré.

D'autres se disaient prêts à résister. Ils protestent contre l'emplacement du site de substitution, peu propice aux affaires selon eux alors que le quartier de Sandaga draine les foules et constitue une curiosité pour les touristes.

Le marché "Sandaga ne peut plus continuer dans son état actuel fait d'insécurité, d’occupation irrégulière de la voie publique et d’insalubrité. S'il y a des problèmes, les sapeurs pompiers ne peuvent même pas accéder à l'intérieur. Le jour où il y aura une catastrophe, les gens vont demander où étaient les autorités", a justifié le ministre de l'Urbanisme, Abdou Karim Fofana, dans une récente interview avec une télévision locale.

M. Fofana a entrepris depuis plusieurs mois de mettre fin aux occupations anarchiques de l'espace public à Dakar et en province, qu'il s'agisse de marchands ambulants, d'épaves de véhicules, de parkings, parallèlement à un programme d'enlèvement des ordures et de construction d'infrastructures.

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Macky Sall annonce la fin du couvre-feu et de l’état d’urgence

Adresse à la nation du Président Macky Sall, Dakar, 31 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Le président sénégalais Macky Sall a décidé de lever la quasi-totalité des restrictions appliquées pour lutter contre le coronavirus. En plus de l'ouverture des frontières aériennes à partir du 15 juillet, l'état d'urgence et le couvre-feu ont été levées le 30 juin.

Pour beaucoup de Sénégalais, la décision du chef de l'État est paradoxale en cette période où la maladie est plus que jamais présente. Pour Younouss Sarr, la démarche présidentielle est illogique : "peut-être que Monsieur le Président sait quelque chose qu’il ne nous a pas dit. En tout cas il y a un paradoxe et ça inquiète beaucoup la population".

D'après lui, la logique voudrait qu'on durcisse les mesures barrières parce que les gens sont en train de "baisser les bras". Younouss pense même que la décision du gouvernement risque d'encourager les gens à faire fi des mesures élémentaires de prévention.

COVID-19: Macky Sall lève la quasi-totalité des restrictions
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Mouhamed Ndiaye, un étudiant de 21 ans, pense que la décision présidentielle sera "maléfique" parce que chaque jour les cas augmentent de plus en plus et la situation n’est pas encore maîtrisée. "Je ne comprends pas la décision de notre cher Président parce qu’il devait conserver l’état d’urgence et y assortir le couvre-feu, sinon si on continue comme ça nous allons droit vers l’hécatombe", prédit le jeune homme.

Pour lui, la situation sanitaire du pays n’est pas du tout comme les gens le prétendent car le système sanitaire sénégalais risque d'être submergé par la vague croissante des nouvelles contaminations. "Nous sommes un pays sous développé, nous n’avons pas totalement les moyens qu’il faut pour gérer ce genre de pandémie", conclut-il.

D'autres comme Sidy Lô s’inquiètent plus de la santé de l'économie. Pour cet homme d'affaires, la décision du président Sall était certes difficile à prendre mais inévitable. "Du moment que la crise économique ne pouvait pas continuer et au vu de la situation globale du monde on ne pouvait que s’attendre à cette décision à prendre de la part du président", analyse-t-il.

Certaines mesures restent cependant en vigueur malgré la levée de l'État d'urgence et du couvre-feu.

Le port du masque est toujours obligatoire dans les lieux publics et les transports.

Les frontières terrestres et maritimes resteront fermées jusqu'à nouvel ordre tout comme les lieux accueillant des activités de loisirs à huis-clos.

En outre, le président Sall a annoncé le recrutement de 500 médecins et 1000 agents de la santé.

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