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Sénégal

Le coût élevé des mariages dans les cérémonies culturelles et traditionnelles

Une voiture de mariés stoppée par un policier lors d'une manifestation contre la vie chère à Dakar le 30 mars 2008.

Au Sénégal, la plupart des cérémonies culturelles et traditionnelles comme les mariages ou les baptêmes coûtent très cher à organiser. Des millions de francs CFA sont dépensés sans compter au grand dam de certains leaders religieux.

Les festivités et les dépenses relatives aux préparatifs du mariage dénaturent l'aspect solennel de l'union sacrée entre un homme et une femme selon certains leaders religieux.

"L'église a toujours donné des conseils pour inviter à la sobriété et à la simplicité quand nous célébrons les mariages et autres événements. Le fait de mettre beaucoup d'argent dans ces fêtes fait que finalement on met plus l'accent sur la fête que sur le sacrement que nous allons recevoir", estime Père Rafael Diop, curé à la paroisse Saint Joseph de Médina.

Les gaspillages dans les cérémonies culturelles et traditionnelles
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Pour l’Imam Birame Pouye, "dans le Coran, Dieu évoque plus de 1.000 pièces d'or donc actuellement on pourrait même parler de milliards de pièces d'or pour montrer qu'il faut toujours valoriser sa femme. Au temps du prophète, il y avait une personne qui était extrêmement pauvre. Mais le prophète avait déclaré qu'il fallait donner quelque chose comme dot. Et finalement la personne a donné quelques versets du coran comme dot pour montrer qu'il n'y a pas de limites. A partir d'un verset coranique jusqu'à mille pièces d'or."

Le bonheur n'a pas prix, c'est la devise d’Oupa Kadior Mendy. Lors de son mariage, il a dépensé sans compter : "je me suis marié en 3 étapes. J'ai fait la cérémonie dites traditionnelle, j'ai également fait la cérémonie à la mairie et j'ai fait la cérémonie religieuse à l'église. Donc tout ça cumulé, m'est revenu entre 4 et 5 millions de francs CFA. Ça en valait la peine."

Abdoulaye Thiam n'est pas d'accord avec Oupa Mendy, qui explique que "les dépenses astronomiques constituent un frein dans la prise de décision par rapport au mariage".

"Le plan financier est très important en matière de relation. Notre société a tendance à lui donner de plus en plus d'envergure. Vraiment quand l'on ne se sent pas prêt, cela constitue un frein dans la prise de décision pour se marier."



Pour la sociologue Ndiaya Ndoye, les beaux parents sont à l'origine des dépenses lors des mariages.

"On peut dire que plus les populations sont pauvres, plus elles tendent vers des dépenses qui ne s'expliquent pas. C'est une concurrence, c'est une rivalité. Parce que la famille d'un tel a fait ça, je vais faire pareil."

Il est de coutume au Sénégal lors des mariages que les époux en accord avec la belle-famille organisent une grande cérémonie. Des dépenses parfois exagérées qui sont qualifiées de gaspillage. Paradoxe, ces mêmes familles vont se plaindre au lendemain du mariage célébré en grande pompe de la cherté de la vie.

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Les JO de la jeunesse, Dakar 2022, reportés à 2026

Le président Macky Sall lors de l'AG du CIO, Argentine, le 8 octobre 2018.

Le Comité international olympique (CIO) et le Sénégal ont décidé de reporter à 2026 les prochains Jeux olympiques de la jeunesse.

"Le report de Dakar 2022 permet au CIO, aux comités nationaux olympiques et aux fédérations internationales de mieux planifier leurs activités, qui ont été fortement affectées par le report des Jeux olympiques de Tokyo 2020 (à 2021), par les reports consécutifs d'autres évènements sportifs internationaux, et par les conséquences de la crise de santé mondiale sur les volets opérationnels et financiers", écrit le CIO dans un communiqué.

"Je souhaite répéter que le CIO conserve tout mon soutien pour l'organisation des Jeux de la jeunesse, repoussés à 2026", déclare le président du Sénégal Macky Sall cité dans le communiqué.

Les Jeux olympiques de la jeunesse, réservés aux athlètes de 14 à 18 ans, sont organisés tous les deux ans depuis la première édition en 2010 à Singapour, en alternant Jeux d'été et d'hiver, comme les JO classiques.

La dernière édition s'est déroulée à Lausanne (Suisse) du 9 au 22 janvier dernier. Avec le report de Dakar à 2026, le premier évènement olympique programmé en Afrique, les prochains JO de la jeunesse seront donc de nouveau consacrés aux sports d'hiver et auront lieu en 2024 dans la province du Gangwon en Corée du Sud.

Les footballeurs professionnels demandent plus de reconnaissance au Sénégal

El Hadj Diouf, Yatma Diop, Ferdinand Coly entre autres président la création du syndicat, le 13 juillet 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

En phase de projet depuis le mois de septembre 2019, l'Union nationale des footballeurs professionnels du Sénégal a tenu son assemblée générale élective le 11 juillet dernier. Les joueurs en activité, les anciens internationaux et les légendes comme Yatma Diop, El Hadj Diouf et Ferdinand Coly ont tous répondu présents. L'objectif : la reconnaissance, la réhabilitation du footballeur local et la défense des intérêts moraux et matériels.

En 10 ans d'existence, le football professionnel sénégalais n'a jamais eu d'instance dédié aux joueurs. Ils n’avaient même pas accès aux différentes sphères de décision. Une anomalie que les footballeurs professionnels ont décidé de corriger en mettant en place une structure capable de gérer leurs intérêts, comme l'indique à VOA Afrique Abdoulaye Diop, trésorier général du syndicat.

"Nous allons envoyer représentants au niveau de la fédération et de la Ligue sénégalaise de football professionnel parce que vous n’êtes pas sans savoir que depuis le début du football local aucun joueur n’est représenté dans ces instances toutes les décisions sont prises sans pour autant demander l’avis des joueurs", confie-t-il. Abdoulaye ajoute également que certains joueurs sont victimes de "licenciements abusifs" et que d'autres "n'ont même pas perçu leurs salaires" durant cette période de Covid-19.




Pour gommer ces maux qui les empêchent de s'épanouir, les joueurs ont porté leur choix sur Lamine Mboup. Le tout nouveau secrétaire général est déjà en ordre de bataille. Pour lui, l'urgence est d'intégrer les organes de décisions du football sénégalais afin que le professionnel puisse enfin avoir la reconnaissance qu'il faut. "Nous allons avoir un poste au comité exécutif de la fédération, à la chambre de résolution des litiges", a-t-il déclaré.

"La dernière fois quand je me révoltais, je disais que même le vendeur d’arachide est plus nanti que le footballeur parce que lui quand il vend son arachide il ressort avec au moins 10.000 francs par jour mais le footballeur lui n’a que 500 francs de transport après chaque match. Vous pensez que c’est normal, il faut arrêter", peste le secrétaire général du nouveau syndicat des footballeurs professionnels. Il précise que même quand le transfert d'un joueur permet au club de gagner des centaines de millions, les joueurs n'en profitent pas, "ce sont les dirigeants qui en profitent et ça doit s’arrêter". conclut-il.

Pour développer le football professionnel, il faut placer les acteurs au cœur du système, tel est la conviction de Ferdinand Coly ancien international sénégalais mandaté par Fifpro, le syndicat international des joueurs de football. "Ce n'est pas facile c’est sûr mais il faudra quand même s'y atteler comme on dit on ne peut pas être premier africain au niveau de la Fifa et ne pas avoir les infrastructures et les moyens de pouvoir assurer un minimum pour les joueurs", plaide l'ancien latéral des "Lions de la Teranga".

Il précise cependant que la conciliation sera la meilleure méthode pour atteindre les objectifs fixés, "ça fait 10 ans que ce championnat existe et on va améliorer tout ça c’est un long processus mais pas contre qui que ce soit". Pour Ferdinand Coly, les présidents de clubs sont aussi en difficulté aussi mais il faut "trouver le juste milieu" pour que les acteurs principaux peuvent au moins subvenir à leurs besoins.

Le président de la Fédération sénégalaise de football et plusieurs présidents de clubs ont déjà apporté leur soutien à l'initiative des joueurs tout comme l'Association des anciens internationaux. Ces derniers ont d'ailleurs été impliqués dans des commissions pour encadrer l'action de leurs jeunes frères et leur offrir un accompagnement dans l'optique de leur reconversion.

L’île sénégalaise de Gorée désormais “Place de la liberté et de la dignité humaine”

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