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Le bilan économique de Macky Sall

L'arrivée de Macky Sall à Dakar, le 23 mars 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Le septennat du président Macky Sall divise les experts sur le plan économique. Si certains pensent qu'il a réalisé des prouesses en terme de reformes économiques, d'autres estiment qu'il peut mieux faire et doit trouver une solution idoine au chômage des jeunes.

Élu le 25 mars 2012, le président Macky Sall a soufflé ce 25 mars 2019 la septième et dernière bougie marquant la fin de son premier mandat à la tête du Sénégal. Un prétexte pour s'intéresser aux politiques économiques du chef de l'état durant son septennat.

Pour répondre à cela, le professeur Oumar Ba économiste et enseignant-chercheur à l'université Cheikh Anta Diop explique ce qu'il était prévu "l'ouverture sur le plan global économique et l'évolution sur la venue de certaines entreprises internationales, européennes et asiatiques".

"Sur le plan général, la lutte contre le chômage et une certaine politique de réorientation en vue de créer beaucoup d'emplois", ajoute-t-il. "Le président Macky Sall avait même parlé de 500.000 emplois qui devaient être créés ainsi que la modernisation des infrastructures."


Pour l'économiste Boubacar Diop, le bilan économique du président Macky Sall durant ses sept ans au pouvoir est positif. Pour lui, "un redressement spectaculaire s'est produit dans notre économie".

"Redressement de la croissance, redressement du pouvoir d'achat, redressement des grands équilibres budgétaires et macroéconomiques avec une création d'emplois soutenue alors qu'on venait d'une situation désastreuse en 2012. Donc les perspectives pour le mandat prochain : améliorer le niveau de croissance qui est déjà soutenu puisque depuis 2015, nous sommes entre 6,5 % et 7 % de croissance."

Une production agricole record, des avancées dans les secteurs industriels sont notées. Cependant, l'épineux problème du chômage persiste au Sénégal selon le professeur et économiste Oumar Ba.

"Sur le plan de l'agriculture, nous avons vu qu'il y a beaucoup d'infrastructures agricoles qui ont été mises en place, mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait que le président continue cette politique d'infrastructures agricoles, il faudrait amener les entreprises à s'installer. Et ça a été quand même une certaine faiblesse de sa politique. On a eu peu d'entreprises qui se sont installées durablement ou qui se sont créées durablement. Troisième secteur, la lutte contre le chômage. Résorber le chômage fut une de ses promesses principales."

D'après l'ANSD (l'Agence nationale de la statistique et de la démographie ndlr), la courbe de la croissance économique est ascendante soutenue par le secteur agricole.

Ces chiffres sont confirmés par la BAD. L'institution dévoile à travers un rapport les taux de croissance durant ces dernières années : 6,5 % en 2015; 6,6 % en 2016; 7,2 % en 2017 et 7 % en 2018.

Les populations bénéficieront-elles de cette croissance ? C'est le défi économique posé aujourd'hui aux autorités.

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Victimes d'actes de violence, les médias sénégalais demandent plus de sécurité

Les organisations de presse se sont mobilisées suite à ces violences contre les acteurs des médias, à Dakar, le 5 août 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

En 2019, des journalistes avait subi une attaque à Tambacounda à la suite de violences meurtrières impliquant des membres du PUR. Ces derniers ont été condamnés à des peines allant de 3 mois à 15 ans de réclusion criminelle.

Une attaque contre les locaux du quotidien "Les Échos" à Dakar a remis au goût du jour les violences contre les médias et incité les associations de la presse à la mobilisation. Souvent victimes de menaces et quelques fois d'attaques verbales ou physiques, les journalistes comptent mettre fin à ces persécutions provenant des milieux politiques, religieux et coutumiers.

Lundi 3 août 2020, le quotidien "Les échos" avait mis à sa Une la contamination au Covid-19 et l'hospitalisation de Serigne Moustapha Sy, guide moral de la puissante association religieuse des moustarchidines et président du Parti de l'unité et du Rassemblement (PUR). Une information qui a déchaîné ses disciples qui sortent un communiqué menaçant le journal.

Une attaque contre les locaux du quotidien sénégalais "Les Échos"
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Le quotidien "Les Échos" est par la suite victime d'une violente attaque comme le relate le rédacteur en chef Mbaye Thiandoum. "Des gens ont débarqué au niveau du journal et ils se sont mis à attaquer notre matériel qu’ils ont complètement bousillé. Ils ont cassé pas moins de 8 ordinateurs et la télévision", ce dernier ajoute que les auteurs de l'attaque "se sont réclamés à leur arrivée comme des disciples de Serigne Moustapha Sy" avant de commettre le forfait.

Au lendemain de cette énième attaque contre les médias, la Coordination des associations de presse (CAP) s'est mobilisée pour mettre les autorités face à leurs responsabilités et réclamer plus de sécurité face à ces actes qui secouent l'un des piliers de la démocratie sénégalaise.


Pour les acteurs des médias, cet "acte de terreur lâche visiblement planifié et coordonné" appelle une condamnation de tout patriote soucieux du devenir démocratique du pays. La CAP en appelle à la responsabilité du gouvernement de la République du Sénégal afin que la "sécurité des journalistes" soit une "réalité institutionnelle" d’abord avec le "parachèvement des textes réglementaires qui sont toujours en souffrance dans les arcanes du pouvoir".

Au-delà de la saisine des autorités, le Syndicat des Professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Synpics) estime que c'est un combat que la presse doit mener avec fermeté sur tous les fronts possibles. Le Secrétaire Général du Synpics, Bamba Kassé, se dit surpris et déçu mais déterminé à mener ce combat.

"Nous pensions que le Sénégal avait dépassé ces périodes noires où on pointait du doigt la presse et où on essayait de la faire taire. Malheureusement cet acte nous renseigne que ce n’est pas encore le cas", s'insurge-t-il.

Pour lui, le rôle du syndicat est de "marquer sa solidarité mais aussi d’accompagner le média en question" dans toutes les actions judiciaires qu'il va entamer.

Le quotidien "Les Échos" a déposé une plainte et la section de recherches de la gendarmerie a d'ores et déjà procédé à l'arrestation de 6 personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'attaque.

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