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Le Sénégal attend la publication des résultats provisoires de la présidentielle

Moment de dépouillement dans un centre de Dakar, au Sénégal, le 26 février 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Souvent cité en exemple pour sa stabilité et sa démocratie, le Sénégal attend la publication des résultats provisoires de la présidentielle du 24 février 2019.

L’annonce de la commission nationale de recensement des votes devrait intervenir vendredi soir au plus tard, mais les différents protagonistes avancent chacun leurs chiffres.

Les Sénégalais attendent avec impatience, mais en toute sérénité.

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Le vote s’est déroulé sans incident majeur et dans un climat social apaisé. Les citoyens s’en réjouissent. Abdou Salam Fall se dit fier de la mobilisation des Sénégalais, dimanche dernier.

"Le scrutin s’est déroulé normalement dans la tranquillité, dans la transparence et dans la sérénité. Les Sénégalais ont voté massivement et se sont exprimés librement", confie-t-il à VOA Afrique.

A Dakar, les citoyens peuvent consulter les résultat dès la fin du vote, au Sénégal, le 26 février 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
A Dakar, les citoyens peuvent consulter les résultat dès la fin du vote, au Sénégal, le 26 février 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Un Sénégalais quinquagénaire, qui a requis l'anonymat, affirme que les citoyens ont montré une très grande maturité, mais le plus important pour lui est que le président élu soit à la hauteur des attentes.

"Ça s’est passé dans de très bonnes conditions par rapport à ce que pensaient les gens. Certains disaient que ça n’allait pas bien se passer, mais on a vu que ça s’est très bien passé du moment que tout le monde a été sensibilisé et bien préparé. Celui qui gagne tant mieux, l’essentiel, c’est qu’il soit un bon citoyen pour le Sénégal et qu’il remplisse les conditions auxquelles on s’attend pour le pays", explique-t-il.

La population sénégalaise a prouvé une nouvelle fois qu’elle est unie par-delà toute appartenance religieuse ou ethnique.

C’est l’avis de Saloum Diop, enseignant, qui estime que les résultats seront fiables, car les citoyens ont montré la force de leurs voix en allant voter massivement.

"Je peux dire que tous les musulmans, tous les catholiques, chacun de nous a prié pour qu’il y ait la paix dans ce pays-là et que les élections se déroulent dans la sérénité", souligne-t-il.

"Pour le reste maintenant, je pense qu’aujourd’hui tout le monde est conscient que les cartes (d’électeur) peuvent élire comme ils peuvent faire tomber un chef d’Etat", conclut-il.



Aurélie, Cap-verdienne d’origine sénégalaise, affirme que cette élection prouve une chose résumée en une seule phrase : "C’est bon la paix, c’est bon !"

Malgré quelques tensions nées de la guerre des chiffres entre pouvoir et opposition, les Sénégalais attendent en toute sérénité la publication officielle des résultats provisoires de la présidentielle du 24 février d’ici vendredi.

Cela permettra de savoir si le président sortant Macky Sall passera au 1e tour ou s’il devra aller vers un second tour contre l’ancien Premier ministre Idrissa Seck ou le député Ousmane Sonko, qui s’est révélé comme la star montante de la politique au Sénégal.

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Les footballeurs professionnels demandent plus de reconnaissance au Sénégal

El Hadj Diouf, Yatma Diop, Ferdinand Coly entre autres président la création du syndicat, le 13 juillet 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

En phase de projet depuis le mois de septembre 2019, l'Union nationale des footballeurs professionnels du Sénégal a tenu son assemblée générale élective le 11 juillet dernier. Les joueurs en activité, les anciens internationaux et les légendes comme Yatma Diop, El Hadj Diouf et Ferdinand Coly ont tous répondu présents. L'objectif : la reconnaissance, la réhabilitation du footballeur local et la défense des intérêts moraux et matériels.

En 10 ans d'existence, le football professionnel sénégalais n'a jamais eu d'instance dédié aux joueurs. Ils n’avaient même pas accès aux différentes sphères de décision. Une anomalie que les footballeurs professionnels ont décidé de corriger en mettant en place une structure capable de gérer leurs intérêts, comme l'indique à VOA Afrique Abdoulaye Diop, trésorier général du syndicat.

"Nous allons envoyer représentants au niveau de la fédération et de la Ligue sénégalaise de football professionnel parce que vous n’êtes pas sans savoir que depuis le début du football local aucun joueur n’est représenté dans ces instances toutes les décisions sont prises sans pour autant demander l’avis des joueurs", confie-t-il. Abdoulaye ajoute également que certains joueurs sont victimes de "licenciements abusifs" et que d'autres "n'ont même pas perçu leurs salaires" durant cette période de Covid-19.




Pour gommer ces maux qui les empêchent de s'épanouir, les joueurs ont porté leur choix sur Lamine Mboup. Le tout nouveau secrétaire général est déjà en ordre de bataille. Pour lui, l'urgence est d'intégrer les organes de décisions du football sénégalais afin que le professionnel puisse enfin avoir la reconnaissance qu'il faut. "Nous allons avoir un poste au comité exécutif de la fédération, à la chambre de résolution des litiges", a-t-il déclaré.

"La dernière fois quand je me révoltais, je disais que même le vendeur d’arachide est plus nanti que le footballeur parce que lui quand il vend son arachide il ressort avec au moins 10.000 francs par jour mais le footballeur lui n’a que 500 francs de transport après chaque match. Vous pensez que c’est normal, il faut arrêter", peste le secrétaire général du nouveau syndicat des footballeurs professionnels. Il précise que même quand le transfert d'un joueur permet au club de gagner des centaines de millions, les joueurs n'en profitent pas, "ce sont les dirigeants qui en profitent et ça doit s’arrêter". conclut-il.

Pour développer le football professionnel, il faut placer les acteurs au cœur du système, tel est la conviction de Ferdinand Coly ancien international sénégalais mandaté par Fifpro, le syndicat international des joueurs de football. "Ce n'est pas facile c’est sûr mais il faudra quand même s'y atteler comme on dit on ne peut pas être premier africain au niveau de la Fifa et ne pas avoir les infrastructures et les moyens de pouvoir assurer un minimum pour les joueurs", plaide l'ancien latéral des "Lions de la Teranga".

Il précise cependant que la conciliation sera la meilleure méthode pour atteindre les objectifs fixés, "ça fait 10 ans que ce championnat existe et on va améliorer tout ça c’est un long processus mais pas contre qui que ce soit". Pour Ferdinand Coly, les présidents de clubs sont aussi en difficulté aussi mais il faut "trouver le juste milieu" pour que les acteurs principaux peuvent au moins subvenir à leurs besoins.

Le président de la Fédération sénégalaise de football et plusieurs présidents de clubs ont déjà apporté leur soutien à l'initiative des joueurs tout comme l'Association des anciens internationaux. Ces derniers ont d'ailleurs été impliqués dans des commissions pour encadrer l'action de leurs jeunes frères et leur offrir un accompagnement dans l'optique de leur reconversion.

L’île sénégalaise de Gorée désormais “Place de la liberté et de la dignité humaine”

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Le ministère sénégalais de l'environnement reconnaît la mort d'animaux sauvages pendant leur transfert

La forêt de Casamance - la dernière grande zone boisée du Sénégal - sera épuisée jusqu'à un point de non-retour d'ici deux ans si les ventes illégales à la Gambie se poursuivent au rythme actuel.

Le ministère sénégalais de l'Environnement a reconnu mardi le transfert de six animaux sauvages d'une réserve publique à une ferme privée. Il a reconnu aussi la mort de deux de ses bêtes, après des informations mettant en cause le ministre dans cette opération.

"Oui il y a eu transfert de faune de la réserve du Ferlo (nord du Sénégal) vers la ferme SAEL qui est un domaine privé", a affirmé le ministère sénégalais de l'Environnement. Il n'a pas confirmé ou infirmé les informations attribuant cette ferme privée au ministre de l'Environnement Abdou Karim Sall.

Six oryx algazelles, des animaux rattachés à la famille des antilopes, ont été transférés dans cette ferme privée dans un cadre visant à "promouvoir les initiatives privées" dans la gestion de la biodiversité au Sénégal, a précisé le ministère suite à des questions de l'AFP et sans indiquer la date de ce transfert.

Le quotidien privé sénégalais "Source A" écrivait lundi que M. Sall avait fait acheminer ses six animaux d'une réserve publique à Ranérou (nord) à une ferme privée à Bambilor, près de Dakar, lui appartenant.

Toutes les bêtes n'ont pas survécu à cause des "difficiles conditions" de transfert et parce que la réserve privée du ministre ne remplissait pas toutes les conditions requises, disait Source A.

"Les Sénégalais ont le droit de savoir sur quelle base légale les six (bêtes) ont quitté un parc national pour peupler la réserve privée du ministre de l'Environnement où elles seraient mortes", a écrit sur Twitter Seydi Gassama, responsable de la section sénégalaise d'Amnesty Internationale.

Le sujet était abondamment commenté sur les réseaux sociaux.

"Toutes les antilopes sont arrivées vivantes à destination (dans la ferme privée). Mais au cours de leur libération dans l'enclos d'accueil, il y a eu deux d'entre elles qui ont eu des difficultés pour se relever" à cause de "quelques blessures et une fracture du fémur" lors du transport, a poursuivi le ministère.

"Les quatre (antilopes) restantes sont vivantes et bien portantes", poursuit-il, reconnaissant ainsi la mort de deux de six bêtes.

L'Etat "accompagne toutes les initiatives privées" dans la gestion de la biodiversité "sur la base de protocoles d'accord dûment établis", dit le ministère de l'Environnement.

Le transfert des six antilopes s'est fait légalement et "dans des caisses spécialement conçues pour cela" et avec un personnel qualifié du ministère.

Ces bêtes ne peuvent devenir une propriété privée parce que selon le protocole, "toute population d'espèces cédée reste un patrimoine de l'Etat" avec "un libre accès" des agents forestiers pour le contrôle, précise t-il.

L'oryx algazelle avait disparu du Sénégal, un pays sahélien, avant d'être réintroduite à partir d'Israël dans une réserve dans le nord du pays en 1999.

A Dakar, le front de mer cède du terrain sous les assauts des promoteurs

Des gens se baignent sur les plages populaires des Mammelles, devant des chantiers à Dakar, le 27 juin 2020.

Depuis des années, les promoteurs ont pris pour cible son rivage de carte postale, érigeant hôtels et résidences de luxe et défigurant petit à petit le paysage en se jouant d'une législation complexe et peu appliquée.

Une matinée a suffi aux bulldozers pour faire tomber des pans de la colline du phare de Mamelles. Le site, d'où la vue est à couper le souffle, subit les assauts des promoteurs immobiliers, comme une bonne partie du front de mer de Dakar.

Fin mai, un homme s'est présenté avec un permis et a entrepris de terrasser au pied de la colline pour construire un hôtel, causant la stupéfaction des habitants et des élus locaux, raconte Mamadou Mignane Diouf, de l'ONG Forum social.

Pourtant, "ici, personne ne doit construire", dit-il, car la colline, surmontée d'un phare emblématique depuis 1864, est une zone verte protégée.

La capitale sénégalaise, métropole de trois millions d'habitants en rapide expansion sous la pression de l'exode rural, se sent de plus en plus à l'étroit sur sa péninsule qui s'enfonce dans l'Atlantique.

Les Dakarois ordinaires se plaignent de cette privatisation du littoral, qui réduit l'accès à la mer et aux plages dans une ville manquant cruellement d'espaces de loisirs collectifs.

Un jeune garçon sénégalais sur la célèbre plage des Mammelles devant un nouveau chantier à Dakar, le 27 juin 2020.
Un jeune garçon sénégalais sur la célèbre plage des Mammelles devant un nouveau chantier à Dakar, le 27 juin 2020.

Electrochoc

La destruction d'une partie de la colline des Mamelles, bien que loin d'être un fait sans précédent, a constitué un électrochoc et soulevé de nombreuses protestations.

Avec la colline voisine, surmontée de l'imposant monument de la Renaissance africaine, bâti par la Corée du Nord, les deux monticules volcaniques d'une centaine de mètres de haut portent le nom évocateur de "Mamelles". Elles sont un élément reconnaissables entre tous du paysage, auxquels les Dakarois sont attachés. Leurs abords sont déjà largement urbanisés.

Après des protestations dans la presse et sur les réseaux sociaux, la police a interrompu le terrassement, qui laisse un trou béant au ton ocre.

"Ils ont déjà causé beaucoup de dégâts", regrette M. Diouf en parcourant un amas de gravats et en se demandant "pourquoi quelques privilégiés pensent qu'eux seuls ont droit d'accéder au littoral, de le privatiser, de le fermer et de permettre uniquement à eux et à leur famille d'y accéder au détriment des autres Sénégalais".

Le ministre de l'Urbanisme, Abdou Karim Fofana, assure que le gouvernement du président Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, travaille à une nouvelle loi de protection du littoral.

Mais l'attribution sous les précédents régimes de titres de propriété et de permis de bâtir signifie que de nombreux projets immobiliers vont probablement se poursuivre, explique-t-il avec une dose de fatalisme.

"Il faut sauvegarder les parties non occupées, faire en sorte que les Sénégalais et la population dakaroise y aient accès", dit-il.

Des jeunes sénégalais se dirigent vers la célèbre plage des Mammelles à travers des chantiers à Dakar le 27 juin 2020.
Des jeunes sénégalais se dirigent vers la célèbre plage des Mammelles à travers des chantiers à Dakar le 27 juin 2020.

"La loi des plus forts"

Pays de 16 millions d'habitants, le Sénégal s'est engagé dans un programme de développement et de modernisation. La construction d'autoroutes, le développement de carrières de calcaire et la construction à tout-va de logements pèsent sur l'environnement, déjà mis à mal par le changement climatique et la déforestation sauvage.

Pour Marianne Alice Gomis, une élue dakaroise spécialiste d'urbanisme, "le problème principal vient des titres liés à la propriété foncière", le cadastre étant très lacunaire.

La majorité des constructions à Dakar sont illégales, explique-t-elle, en soulignant que de nombreux responsables méconnaissent les codes urbanistiques.

Marianne Alice Gomis cite en exemple un conflit qui oppose sa commune (subdivision de Dakar), Mermoz-Sacré-Coeur, au promoteur d'un projet d'appartements qui verrait le jours aux abords d'une des plus grandes plages. La commune de Mermoz affirme que le terrain litigieux se situe sur son territoire. Le promoteur détient un permis de bâtir, mais il a été délivré par une commune voisine.

Le maire de Mermoz, Barthélémy Diaz, a qualifié l'opération "d'agression flagrante sur le domaine public maritime" et estimé qu'il "s'agit d'une contribution significative de ce promoteur à l'érosion côtière". "Et c'est cela qui est inadmissible", a-t-il ajouté.

Balla Magassa, 43 ans, est propriétaire d'un petit bar sur ce qui reste de la plage des Mamelles, au pied de la colline. Déjà entouré de bâtiments, il craint d'être définitivement chassé par de nouveaux projets. "C'est simplement la loi des plus forts", dit-il.

La jeunesse sénégalaise se détend sur la célèbre plage de Mermoz devant un nouveau chantier à Dakar, le 27 juin 2020.
La jeunesse sénégalaise se détend sur la célèbre plage de Mermoz devant un nouveau chantier à Dakar, le 27 juin 2020.

Exclusion de Moustapha Cissé Lô du parti présidentiel sénégalais

Exclusion de Moustapha Cissé Lô du parti présidentiel sénégalais
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