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Semaine d'examens pour les lycéens au Tchad


Les lycéens tchadiens et les réfugiés se préparent à passer le baccalauréat, au Tchad, le 17 juillet 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, plus de 71.000 candidats toutes séries confondues dont plus de 1300 candidats réfugiés composent depuis lundi, le baccalauréat de l’enseignement du second degré session de juillet 2017.

Cette année, deux nouveaux centres pour les réfugiés soudanais, installés à l’est du Tchad depuis 2003, ont été créés pour faire passer le baccalauréat.

La sous-préfecture de Hadjer-Hadid, situé dans le département d’Assounga, à l’est du Tchad, abrite deux nouveaux centres.

Grâce à l’intégration des curricula tchadiens dans les écoles des camps depuis 2014, 682 candidats réfugiés soudanais dont 446 filles passent cet examen national.

C'est un soulagement pour ces candidats qui composent cette année, près de leurs familles respectives, évitant ainsi de parcourir 200 km environ pour arriver à Abéché, chef-lieu de la région.

Édouard O'Dowyer, représentant intérimaire du HCR, le préfet du département d'Assounga, Ismael Gnamouta Djorbo, le sous-préfet de Hadjer Hadid Idriss Koni Chidi au lancement officiel du Bac des réfugiés soudanais à l'est du Tchad, le 17 juillet 2017. (VOA)
Édouard O'Dowyer, représentant intérimaire du HCR, le préfet du département d'Assounga, Ismael Gnamouta Djorbo, le sous-préfet de Hadjer Hadid Idriss Koni Chidi au lancement officiel du Bac des réfugiés soudanais à l'est du Tchad, le 17 juillet 2017. (VOA)

Le préfet du département d’Assounga, Ismaël Gnamouta Djorbo, explique que "le HCR nous a promis de nous aider à prendre en charge les élèves, leur hébergement et la nourriture", ce qui a poussé le gouvernement à créer ces deux centres à Hadjer-Hadid dans une sous-préfecture.

Pour le HCR, cette initiative conjointe témoigne de l’hospitalité et de la solidarité du gouvernement tchadien envers les réfugiés vivants sur son sol depuis plus de 13 ans.

L'inclusion socio-économique des réfugiés au sein de la population hôte est favorisée à travers l’éducation.

Avec l’intégration du curriculum tchadien, ces réfugiés n’auront-ils pas des difficultés à poursuivre leurs études supérieures s’ils désirent regagner leur pays d’origine? Pour Yanik Yankeu Yankeu, spécialiste en éducation au HCR, explique que "c'est un avantage grâce à l'obtention du bac".

Lancement officiel du Bac des réfugiés soudanais à l'est du Tchad, le 17 juillet 2017. (VOA/André Kodmadjingar)
Lancement officiel du Bac des réfugiés soudanais à l'est du Tchad, le 17 juillet 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Le constat sur le terrain montre que les garçons qui composent le bac sont moins nombreux que les filles, ce qui confirme la préoccupation des femmes recueillies dans les camps : si les femmes avaient été instruites, le Darfour n’aurait pas vécu la violence qui les a mis sur le chemin de l’exil.

Elles considèrent leur situation actuelle comme une opportunité qu’il faut exploiter en inscrivant les filles massivement à l’école afin de renverser la tendance.

Au total, 788 candidats ont composé dans ces nouveaux centres, dont 682 réfugiés installés dans quatre camps de la région et 106 candidats autochtones venant de la ville d’Adré.

André Kodmadjingar, envoyé spécial à Hadjer-Hadid​

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