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Sécurité renforcée sur une centrale électrique 5 ans après une attaque en Côte d'Ivoire


Un ingénieur à la centrale thermique d'Azito, Cote d’Ivoire, 14 septembre 2016.

La centrale thermique d'Azito, une unité privée qui génère 30% de l'électricité en Côte d'Ivoire, a renforcé sa sécurité, cinq ans après une attaque qui a endommagé ce site stratégique du pays qui est le leader régional dans la production de courant.

"Face à tout ce que nous avons vécu, l'Etat de Côte d'Ivoire a (...) estimé que la centrale était un site qui comptait pour la sécurité nationale et a mis tout en oeuvre pour que cette centrale soit sécurisée", a dit à l'AFP Honorat Boua, le directeur général d'Azito lors d'une cérémonie.

"La centrale (située dans un quartier populaire d'Abidjan) qui est un site stratégique est hautement sécurisée" a souligné M. Boua.

Propriété de Globeleq Limited, un fond de pension britannique qui en détient 77% (les 23% restants appartenant à la société IPS du groupe Aga Khan), la centrale Azito a également annoncé la construction d'ici à 2020 d'une nouvelle unité de cycle combiné (turbine à gaz et vapeur), sur le même site, d'une capacité de 280 mégawatts.

Le 15 octobre 2012, l'une des deux turbines à gaz de la centrale avait été attaquée à la grenade par des assaillants non identifiés et mise hors service, entraînant une réduction de moitié de la capacité de production du site.

Cette première attaque visant une infrastructure sensible avait entraîné le plus grave regain de tension depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts.

La fourniture d'électricité de la Côte d'Ivoire était assurée à hauteur de 75% par l'énergie thermique des centrales Ciprel (40%) et Azito (35%), le reste revenant aux barrages hydroélectriques.

Première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, la Côte d'Ivoire est engagée dans la reconstruction de son réseau électrique depuis la fin de la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011.

Les autorités projettent d'investir 18 milliards de dollars (15,7 milliards d'euros) dans le secteur d'ici à 2030, financés en grande partie par le privé. Abidjan ambitionne de doubler sa production actuelle (2.000 MW) d'ici à 2020, dont une bonne part d'énergie renouvelable.

Détentrice d'un monopole de distribution, la CIE, privatisée en 1990 et propriété du groupe franco-africain Eranove, fournit le courant à 1,3 million d'abonnés ivoiriens, et exporte vers le Ghana, le Togo, le Bénin, le Burkina et le Mali.

Avec AFP

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