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Guinée

Saisine de la justice internationale par les victimes du massacre de 6 villageois en Guinée

Les habitants de Kamsar sont assis à proximité d'un train tirant une centaine de wagons chargés de bauxite, en Guinée, le 24 octobre 2008.

Les victimes survivantes d'un massacre de six villageois en 2012 en Guinée ont porté plainte dans leur pays contre une société minière qu'elles accusent de complicité, puis devant la Cour de justice de la Cédéao contre l'Etat guinéen, indique l’ONG "Les mêmes droits pour tous" (MDT).

Les victimes survivantes d'un massacre de six villageois en 2012 en Guinée ont porté plainte dans leur pays contre une société minière qu'elles accusent de complicité, puis devant la Cour de justice de la Cédéao contre l'Etat guinéen, indique l’ONG "Les mêmes droits pour tous" (MDT).

Le 4 août 2012 vers minuit, à Zogota (sud-est), les forces de sécurité et de Défense avaient tiré sur des villageois qui protestaient depuis plusieurs jours contre la politique de recrutement de la société minière Vale-BSGR, "tuant six habitants, en blessant plusieurs autres, incendiant des habitations et arrêtant et torturant plusieurs autres personnes", a précisé l'ONG dans un communiqué.

Le 11 septembre dernier, cette association a déposé une plainte devant le procureur de N'Zérékoré, au nom des victimes, contre la société minière pour sa "responsabilité présumée dans les assassinats, arrestations et détentions arbitraires, torture, destruction de biens privés etc. contre les habitants de Zogota".

"Ils sont venus la nuit, tandis que les gens dormaient. Nous avons été réveillés par le son des tirs de balles et quand les gens sont sortis voir ce qui se passait, ils ont abattu nos pères et frères", a déclaré le chef du village et du collectif des victimes du massacre, Kpakilé Gnédawolo Kolié, cité dans le communiqué.

Selon l'ONG, la compagnie minière avait "étroitement collaboré avec les forces de l'ordre" en "aidant à planifier l'action", en ravitaillant en combustible des véhicules et en en mettant d'autres à leur disposition.

"La police et l'armée disent que c'était une mission d'arrestation légitime et non une attaque répressive. Et la compagnie affirme n'avoir rien à voir dans cette attaque. Mais ces dires ne correspondent pas aux preuves collectées sur le terrain", estime le directeur de Advocates for Community Alternatives, Jonathan Kaufman, qui appuie MDT, tout comme la FIDH.

Dans une réaction transmise mercredi à l'AFP par courriel, le groupe brésilien Vale, associé à celui du milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz (BSGR) au sein du consortium minier Vale-BSGR en Guinée (VBG), a nié toute implication dans des violences.

"Vale souligne n'avoir jamais entrepris ni soutenu aucun acte de violence à Zogota. En 2012, le camp de VBG avait été envahi par des manifestants et les installations avaient été endommagées. Pour des raisons de sécurité, les employés avaient été évacués", indique notamment le groupe.

"Vale condamne fortement tout acte de violence et se conforme aux plus hautes normes internationales concernant les droits de l'Homme", a ajouté le groupe.

Une plainte avait été déposée en 2013 par MDT contre cinq responsables des services de sécurité.

"Nous n'avons reçu aucune réponse de l'Etat guinéen depuis le dépôt de ces plaintes contre les responsables des services de sécurité et contre Vale-BSGR", a indiqué à l'AFP M. Kaufman dans un courriel. Les victimes viennent dès lors de saisir la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont le siège est à Abuja.

Elles accusent les autorités de Conakry de "violation du droit la vie, à ne pas être torturé et à ne pas être arrêté arbitrairement" et d'avoir failli à leur "obligation d'enquêter, poursuivre et punir les auteurs", ainsi que de n'avoir pas "apporté des réparations aux victimes de crimes commis par des agents de l'Etat ou d'autres, tels que la compagnie minière Vale-BSGR", a expliqué M. Kaufman.

Avec AFP

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Le Guinéen de l'Olympiakos Mady Camara positif au coronavirus

Le Guinéen de l'Olympiakos Mady Camara célèbre son but contre Arsenal, Angleterre, le 27 février 2020.

Le milieu de terrain guinéen de l'Olympiakos Mady Camara a été testé positif au coronavirus, ce qui le privera du match très attendu de Ligue des champions face à Marseille, mercredi soir au Pirée, a annoncé le club grec.

L'entraîneur de l'Olympiakos Pedro Martins comptait sur Camara comme titulaire probable au stade Karaiskaki du Pirée mercredi soir contre l'OM.

Mais le Guinéen de 23 ans, testé positif au coronavirus mercredi, a été placé en quarantaine pour deux semaines. Il ratera aussi le prochain match de Ligue des champions de l'Olympiakos, mardi prochain à Porto.

Aucun autre joueur de l'Olympiakos n'a été testé positif au coronavirus, a précisé le club.

La France aura les yeux tournés vers le Pirée mercredi soir pour le grand retour de l'OM en Ligue des champions, sept ans après la dernière participation du club.

Par ailleurs, en Grèce, 10 membres du staff et de l'équipe de l'Aris Salonique, leader du championnat, ont été testés positifs mardi et placés en quarantaine pour deux semaines, selon le club.

Le déplacement de l'équipe de Salonique, samedi à Larissa en championnat, pourrait être reporté en raison de la situation.

Aris Salonique fait la course en tête de la Super League grecque avec 3 points d'avance sur l'Olympiakos, qui a joué un match en moins.

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