Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Droits humains

Russie: Des proches de l'opposant Navalny placés en détention

La police détient un homme et une jeune femme lors d'une manifestation contre l'emprisonnement de l'opposant Alexei Navalny à Moscou, Russie, le 23 janvier 2021.

Plusieurs proches de l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny ont été placés en détention jeudi, avant l'examen par un tribunal d'un appel de sa propre arrestation et quelques jours avant de nouvelles manifestations prévues dans tout le pays.

Le frère de l'opposant, Oleg Navalny, et la figure montante du mouvement et importante alliée Lioubov Sobol ont tous deux été placés en détention pour 48 heures pour "violation des normes sanitaires" en vigueur à cause de l'épidémie de coronavirus, selon l'équipe de M. Navalny.

"Oleg Navalny vient d'être placé en détention pour 48 heures au Département principal des enquêtes du ministère de l'Intérieur (...) Cela signifie qu'il est désormais suspect dans cette affaire", a écrit sur Twitter le bras droit d'Alexeï Navalny, Ivan Jdanov.

L'avocat de Mme Sobol, Vladimir Voronine, a dénoncé sur Twitter "du délire complet et de l'arbitraire".

Mardi, le président américain Joe Biden a fait part de ses inquiétudes concernant l'arrestation de M. Navalny, lors de son premier appel téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, selon une déclaration de la Maison Blanche.

En Russie, heurts et arrestations pendant la manifestation pro-Navalny
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:01 0:00

Une militante du groupe contestataire Pussy Riot, Maria Alekhina, a également été placée en détention pour 48 heures pour le même motif, a indiqué sur Instagram sa camarade Nadejda Tolokonnikova.

Anastassia Vassilieva, à la tête d'un syndicat de médecins en partie lié à M. Navalny, a connu le même sort, selon M. Jdanov, tout comme d'autres collaborateurs de l'opposant.

Une vidéo diffusée dans les médias et sur les réseaux sociaux montre Mme Vassilieva en train de jouer du piano chez elle pendant que les enquêteurs fouillent son appartement.

Pourfendeur de la corruption et ennemi juré du Kremlin, Alexeï Navalny est visé par de multiples procédures judiciaires.

Les arrestations interviennent au lendemain de perquisitions ayant visé les domiciles de proches de l'opposant, dont celui de son épouse Ioulia, de sa porte-parole Kira Iarmych, condamnée vendredi dernier à neuf jours de prison, ou encore les locaux de son organisation, le Fonds de lutte contre la corruption.

Des manifestations ont eu lieu samedi dans toute la Russie à l'appel de l'opposant et de nouveaux rassemblements sont prévus dimanche.

Toutes les actualités

L'Iran abolit sa police des mœurs

Le Guide suprême de l'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un événement à Téhéran, samedi 26 novembre 2022.

C'est la police des moeurs qui avait arrêté en septembre la jeune Mahsa Amini, en l'accusant de ne pas respecter le code vestimentaire. Sa mort avait été annoncée trois jours plus tard.

L'Iran a annoncé l'abolition de la police des moeurs à l'origine de l'arrestation de la jeune Mahsa Amini, dont la mort en détention a provoqué une vague de contestation en Iran qui perdure depuis près de trois mois.

Cette annonce, considérée comme un geste envers les manifestants, est intervenue après la décision samedi des autorités de réviser une loi de 1983 sur le port du voile obligatoire en Iran, imposé quatre ans après la révolution islamique de 1979.

C'est la police des moeurs qui avait arrêté le 13 septembre Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, à Téhéran en l'accusant de ne pas respecter le code vestimentaire strict en République islamique, qui impose aux femmes le port du voile en public.

Sa mort a été annoncée trois jours plus tard. Selon des militants et sa famille, Mahsa Amini a succombé après avoir été battue, mais les autorités ont lié son décès à des problèmes de santé, démentis par ses parents.

Son décès a déclenché une vague de manifestations durant lesquelles des femmes, fer de lance de la contestation, ont enlevé et brûlé leur foulard, en criant "Femme, vie, liberté".

Une manifestation à Téhéran, le 1er octobre 2022.
Une manifestation à Téhéran, le 1er octobre 2022.

Malgré la répression qui a fait des centaines de morts, le mouvement de contestation se poursuit.

"La police des moeurs (...) a été abolie par ceux qui l'ont créée", a indiqué samedi soir le procureur général Mohammad Jafar Montazeri, cité par l'agence de presse Isna dimanche.

"Saper les valeurs"

Cette police, connue sous le nom de Gasht-e Ershad (patrouilles d'orientation), a été créée sous le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, pour "répandre la culture de la décence et du hijab". Elle est formée d'hommes en uniforme vert et de femmes portant le tchador noir, qui couvre la tête et le haut du corps.

Cette unité a commencé ses premières patrouilles en 2006.

Internet bloqué en Iran: Washington sanctionne des responsables iraniens
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:13 0:00

Le rôle de la police des moeurs a évolué au fil des années, mais il a toujours divisé, même parmi les candidats à la présidentielle.

Sous le mandat du président modéré Hassan Rohani, on pouvait croiser des femmes en jeans serrés portant des voiles colorés.

Mais en juillet dernier, son successeur, l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi, a appelé à la mobilisation de "toutes les institutions pour renforcer la loi sur le voile", déclarant que "les ennemis de l'Iran et de l'islam voulaient saper les valeurs culturelles et religieuses de la société en répandant la corruption".

Les femmes qui enfreignent le strict code vestimentaire de la République islamique d'Iran risquaient d'être embarquées par cette unité.

Loi sur le voile

Samedi, le même procureur, Mohammad Jafar Montazeri, a annoncé que "le Parlement et le pouvoir judiciaire travaillaient" sur la question du port du voile obligatoire, sans préciser ce qui pourrait être modifié dans la loi.

Il s'agit d'une question ultra-sensible en Iran, sur laquelle s'affrontent deux camps: celui des conservateurs qui s'arc-boutent sur la loi de 1983 et celui des progressistes qui veulent laisser aux femmes le droit de choisir de le porter ou non.

Selon la loi en vigueur depuis 1983, les femmes iraniennes et étrangères, quelle que soit leur religion, doivent porter un voile et un vêtement ample en public.

Manifestations et droits humains en Iran: Téhéran ignore une requête de l'ONU
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:53 0:00

Depuis la mort Mahsa Amini et les manifestations qui ont suivi, un nombre grandissant de femmes se découvrent la tête, notamment dans le nord huppé de Téhéran.

Le 24 septembre, soit une semaine après le début des manifestations, le principal parti réformateur d'Iran a exhorté l'Etat à annuler l'obligation du port du voile.

L'Iran, qui voit dans la plupart des manifestations des "émeutes", accuse notamment des forces étrangères d'être derrière ce mouvement pour déstabiliser le pays.

Selon un dernier bilan fourni par le général iranien Amirali Hajizadeh, du corps des Gardiens de la Révolution, il y a eu plus de 300 morts lors des manifestations depuis le 16 septembre.

Au Cameroun, 130 femmes ont perdu la vie sous les coups de leurs partenaires depuis 2019

Au Cameroun, 130 femmes ont perdu la vie sous les coups de leurs partenaires depuis 2019
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:02 0:00

"Refus catégorique" des avocats du Tchad de participer à un procès qualifié de "mascarade"

"Refus catégorique" des avocats du Tchad de participer à un procès qualifié de "mascarade"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:58 0:00

Procès de Koro Toro: "les avocats n'ont pas été associés à la procédure"

Procès de Koro Toro: "les avocats n'ont pas été associés à la procédure"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:50 0:00

Le Sénat américain vote une loi protégeant le mariage homosexuel

ARCHIVES - La Maison Blanche est illuminée aux couleurs de l'arc-en-ciel après une décision historique de la Cour suprême légalisant le mariage gay aux États-Unis, le 26 juin 2015.

La majorité des Américains soutiennent le mariage entre personnes de même sexe, mais la droite religieuse y reste majoritairement opposée.

Le Sénat américain a voté mardi une loi protégeant le mariage homosexuel dans l'ensemble des Etats-Unis, par crainte d'un retour en arrière de la Cour suprême en la matière.

Le texte a été approuvé à 61 voix contre 36.

"Les Etats-Unis sont sur le point de réaffirmer une vérité fondamentale: l'amour est l'amour et les Américains devraient pouvoir se marier avec la personne qu'ils aiment", a réagi le président américain Joe Biden dans un communiqué.

La Chambre des représentants avait déjà validé un texte très similaire en juillet, soutenu par l'ensemble des démocrates ainsi que 47 républicains. Elle doit désormais se prononcer une nouvelle fois sur cette loi modifiée afin d'harmoniser les deux textes, ce qui ne devrait être qu'une formalité.

Une fois adoptée par la chambre basse du Congrès, la loi atterrira sur le bureau de Joe Biden, qui s'est engagé à la signer "rapidement".

"Après des mois de travail acharné, après de nombreuses tractations transpartisanes, après de nombreux doutes, nous franchissons un pas décisif vers une plus grande justice pour les Américains de la communauté LGBTQ", a applaudi le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

Les unions entre personnes de même sexe sont garanties par la Cour suprême des Etats-Unis depuis 2015. Mais après la volte-face historique de la haute cour sur l'avortement, nombre de progressistes craignent que ce droit ne soit lui aussi détricoté.

"Avancée historique"

Concrètement, la loi abroge des législations antérieures définissant le mariage comme une union entre un homme et une femme et interdit aux agents d'état civil -- quel que soit l'Etat dans lequel ils travaillent -- de discriminer les couples "en raison de leur sexe, race, ethnicité ou origine". Ce texte s'applique aussi aux couples interraciaux.

"Le vote d'aujourd'hui a des implications extrêmement personnelles pour nombre d'entre nous dans cet hémicycle", a déclaré Chuck Schumer, vêtu de la cravate qu'il avait portée au mariage de sa fille et de sa compagne.

La puissante association de défense des droits civiques ACLU a salué de son côté mardi soir une "avancée historique" pour les droits des familles LGBT+, tout en dénonçant la hausse des lois allant contre les droits des personnes transgenres dans plusieurs Etats à travers le pays.

"Si nous applaudissons le vote historique sur cette mesure, les membres du Congrès doivent aussi se battre comme si la vie des personnes transgenres dépendait de leurs efforts, parce que c'est le cas", a souligné l'organisation dans un communiqué.

Une large majorité des Américains soutiennent le mariage entre personnes de même sexe, y compris dans les rangs républicains. Mais la droite religieuse y reste majoritairement opposée.

Voir plus

XS
SM
MD
LG