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Reprise des manoeuvres militaires alliées sur la péninsule coréenne

Des soldats américains, sud et nord coréens postés dans la zone tampon de Panmunjom à Paju à la frontière entre les deux Corées le 27 juillet 2014.

Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, a annoncé mardi la fin de la suspension des exercices militaires alliés sur la péninsule coréenne, décidée comme un "geste de bonne volonté" après la rencontre de Donald Trump et Kim Jong Un.

"Comme vous le savez, nous avons pris la décision de suspendre les exercices militaires les plus importants en geste de bonne volonté à l'issue du sommet de Singapour" en juin, a déclaré M. Mattis au cours d'une conférence de presse, alors que les négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord paraissent marquer le pas.

"Nous n'avons aucun projet de suspendre d'autres manoeuvres", a ajouté le chef du Pentagone, alors que le président américain vient d'annuler une visite prévue de son chef de la diplomatie Mike Pompeo à Pyongyang, invoquant le manque de progrès sur la dénucléarisation.

Le chef du Pentagone s'est gardé d'annoncer une date précise pour la reprise des manoeuvres militaires. Il a indiqué que les militaires consulteraient les diplomates américains chargés des négociations avec Pyongyang avant de prendre toute décision.

"Nous ne les reprenons pas", a-t-il ajouté. "Nous allons voir comment les négociations se passent et nous verrons".

Le Pentagone avait annoncé en juin que ses principales manoeuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud étaient désormais "suspendues indéfiniment".

Environ 28.500 militaires américains sont stationnés en Corée du Sud et les entraînements conjoints avec les troupes sud-coréennes sont réguliers.

Quelque 17.500 soldats américains devraient en ce moment prendre part à l'exercice Ulchi Freedom Guardian.

Ces manoeuvres destinées à renforcer la préparation des troupes à une éventuelle invasion nord-coréenne regroupent chaque année à cette époque des soldats de toutes les armes (aviation, marine, armée de terre) venus, outre les Etats-Unis et la Corée du Sud, de plusieurs pays alliés comme l'Australie, le Canada, la Grande-Bretagne, la France ou la Nouvelle-Zélande.

Alors qu'on lui demandait si les manoeuvres allaient reprendre au printemps, comme tous les ans, M. Mattis est resté prudent. "Nous n'avons pris aucune décision à ce stade et nous consulterons le département d'Etat", a-t-il répondu.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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