Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Report des élections en Haïti : l'opposition réclame la démission du président

Manifestation pour la démission du président Martelly, le 23 janvier 2016 à Port-au-Prince. (REUTERS/Andres Martinez Casares)

L'opposition a manifesté samedi à Port-au-Prince, suite au report des élections présidentielle et législatives qui auraient dû avoir lieu ce dimanche. Les protestataires demandent le départ de Michel Martelly.

Des milliers de personnes ont défilé samedi à Port-au-Prince pour réclamer le départ du président Michel Martelly, au lendemain du report du second tour de l'élection présidentielle pour "raisons de sécurité".

"Nous exigeons désormais le départ de Michel Martelly et (du Premier ministre) Evans Paul et la formation d'un gouvernement de transition avant le 7 février pour faire aboutir le processus électoral en cours", a affirmé Assad Volcy, un responsable politique de l'opposition.

Le candidat à la présidentielle soutenu par le gouvernement, Jovenel Moïse, a quant à lui appelé à une "rapide" reprogrammation du second tour.

Il a estimé que "le peuple était prêt pour voter Jovenel Moïse en foule" lors du scrutin qui devait se dérouler dimanche, en même temps que des législatives partielles.

Vendredi, à moins de 48 heures de l'ouverture des bureaux de vote, le président du Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé le report des scrutins, sans qu'aucune date de remplacement ne soit formulée.

Le président du CEP a justifié ce report "pour des raisons évidentes de sécurité". Une douzaine de bureaux électoraux ont été incendiés ou attaqués dans la nuit de jeudi à vendredi.

Au premier tour du scrutin présidentiel le 25 octobre, Jovenel Moïse avait recueilli 32,76% des voix, contre 25,29% pour Jude Célestin, qui avait qualifié ces scores de "farce ridicule".

L'opposition a multiplié les manifestations pour dénoncer "un coup d'Etat électoral" fomenté par le président Martelly. Jude Célestin, qui n'a pas fait campagne, refusait de participer au second tour.

Il s'agit du deuxième report des scrutins, qui devaient initialement être organisés le 27 décembre.

Violences

Les mobilisations contre le pouvoir en place qui ont rassemblé, vendredi et samedi, plusieurs milliers de personnes à Port-au-Prince se sont achevées par des incidents violents.

Une personne a été blessée par balle, trois voitures ont été incendiées et plusieurs vitrines de magasins brisées vendredi à proximité du siège du CEP.

Samedi, le cortège de l'opposition, qui multipliait les petites barricades de pneus enflammés sur son parcours, a essuyé quelques jets de pierres isolés. Les manifestants ont répliqué immédiatement par de nombreux jets de pierres et de bouteilles.

Arrivée sur la place du Champ de Mars, la foule a pris pour cible un marché. L'agent de sécurité protégeant le lieu a tiré à balles réelles en l'air à deux reprises, suscitant un regain de colère des manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP.

La police, présente en nombre pour assurer la protection du palais présidentiel à quelques mètres de là, a ramené le calme et dispersé la foule en utilisant des camions lanceurs d'eau irritante.

Evel Fanfan, avocat de l'un des premiers partis d'opposition, justifie les violences qui ont plongé la capitale haïtienne dans la panique.

"Quelle est la plus grande violence quand un gouvernement a tenté de voler la volonté du peuple ? Quand un président de la République essaie de provoquer, d'humilier tout un peuple ? Quand la violence est le résultat de la violence pour la liberté, pour la démocratie, je dirais que c'est la bonne violence", a-t-il déclaré à l'AFP lors de la manifestation de samedi.

Inquiétude de la communauté internationale

Le chef de l'Etat Michel Martelly n'a fait aucune déclaration publique depuis l'annonce par le CEP de l'annulation des élections de dimanche. Une adresse présidentielle à la nation avait été annoncée pour vendredi soir mais a été annulée sans explication.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon appelle la classe politique haïtienne à "travailler sans tarder à la conclusion du processus électoral de manière pacifique, en trouvant une solution consensuelle qui permettra au peuple d'Haïti d'exercer son droit de vote pour élire un nouveau président ainsi que les représentants restants du nouveau Parlement".

Appelant à "un dialogue raisonnable et consensuel", la mission d'observation électorale déployée en Haïti par l'Organisation des Etats américains (OEA) "condamne fermement tous les actes de violence, incluant ceux dirigés contre les observateurs de l'OEA durant leur déploiement".

L'Union européenne "regrette" aussi "la détérioration de l'environnement" et "souligne la nécessité de respecter les résultats électoraux du scrutin du 25 octobre 2015".

AFP

Toutes les actualités

Le projet de Facebook Libra est essentiel à la "prédominance du système financier américain" selon Zuckerberg

Illustration dela monnaie virtuelle de Facebook "Libra" - 21 juin 2019.

Le projet de monnaie numérique de Facebook, Libra, permettrait de "perpétuer la prédominance du système financier américain" dans le monde, a argumenté Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, dans un discours qu'il doit prononcer mercredi devant une commission parlementaire américaine.

Dans ses remarques préliminaires publiées mardi, il décrit la Libra comme une innovation financière majeure, nécessaire notamment pour prémunir le pays contre la montée en puissance de la Chine dans le secteur des cryptomonnaies.

Prévue pour être lancée en 2020, la Libra fait face à une levée de boucliers de la part de nombreux gouvernements dans le monde, qui y voient une menace pour la souveraineté économique des Etats.

"Pendant que nous débattons, le reste du monde n'attend pas. La Chine se prépare activement à lancer des idées similaires dans les mois qui viennent", considère Mark Zuckerberg.

"La Libra sera essentiellement adossée aux dollars, et je pense qu'elle va perpétuer la prédominance du système financier américain ainsi que nos valeurs démocratiques dans le monde. Si l'Amérique n'innove pas, notre prédominance financière n'est pas garantie", insiste-t-il.

Le jeune milliardaire a reconnu que les bévues de Facebook sur le respect de la vie privée et la protection des données personnelles peuvent donner l'impression que le réseau social "n'est pas le messager idéal en ce moment".

Mais il a rappelé l'objectif affiché du projet - soutenir les personnes exclues du système bancaire actuel, notamment les migrants -et la structure de la gouvernance prévue, à savoir un conseil indépendant composé d'entreprises et d'organisations à but non lucratif.

"Les gens payent un prix trop élevé, et doivent attendre beaucoup trop longtemps, pour envoyer de l'argent à leur famille à l'étranger", détaille-t-il.

"Le projet Libra doit permettre une meilleure inclusion financière, à bas prix (...). La recherche montre que l'accès aux services financiers peut aider à sortir les gens de la pauvreté. Nous pensons que ce problème peut être résolu, et nous voulons faire partie de la solution", continue-t-il.

Le ministre des Finances américain Steven Mnuchin a réitéré mardi son opposition pour l'heure à ce projet, estimant que de nombreux sujets d'inquiétude n'étaient pas réglés, comme "la question du blanchiment d'argent".

Les saoudiennes autorisées à intégrer les forces armées

Soldats saoudiens à Marib au Yémen, 26 janvier 2018.

Dans le cadre d’un vaste programme de réformes économiques et sociales, les saoudiennes ont été autorisées le 9 octobre à intégrer les forces armées du royaume.

Ryad a récemment multiplié les décisions en faveur des femmes dans ce pays qui applique une version rigoriste de l'islam, mais les organisations de défense des droits humains l'accusent de réprimer parallèlement les militantes.

"C'est un nouveau pas vers l'émancipation", a écrit le ministère des Affaires étrangères sur Twitter, précisant que les femmes pourront seulement accéder aux rangs de soldat de première classe, caporal, sergent et sergent-chef.

L'Arabie Saoudite a autorisé l'année dernière les femmes à intégrer des postes au sein des forces de sécurité.

Sous la houlette du prince héritier Mohammed ben Salmane, plusieurs réformes visant à octroyer des droits aux femmes ont été engagées ces dernières années, comme l'autorisation de conduire ou de voyager à l'étranger sans l'accord préalable de leur "gardien".

Au cours de la même période, une vague de répression a visé plusieurs militantes des droits humains. Certaines d'entre elles restent détenues, comme Loujain al-Hathloul.

Depuis la chute des cours du pétrole ces cinq dernières années, l'Arabie Saoudite, premier exportateur de brut, tente d'améliorer son image à l'étranger pour attirer les investisseurs et les touristes.

Une jihadiste fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion en France

Esquisse d'Inès Madani devant le tribunal correctionnel de Paris lors de son procès pour préparation d'actes de terrorisme le 11 avril 2019.

Inès Madani a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 2016.

Cette jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice à huit ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité. La cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels et non de jurés, a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

"C'est une décision qui s'adresse à l'opinion et qui ne tient compte ni de la réalité des faits, ni de la jeunesse de l'accusée", a déclaré son avocat Laurent Pasquet-Marinacce.

Les parties ont dix jours pour interjeter appel mais bénéficient d'un délai supplémentaire de cinq jours si l'une d'elles fait appel. Les autres accusées ont donc jusqu'à mardi prochain pour se décider.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le "visage du jihad au féminin".

Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe État Islamique et inspirateur en 2016 de l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, en région parisienne.

Inès Madani et Ornella Gilligmann (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët (condamnée à 20 ans de réclusion), originaire du sud de la France.

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah Hervouët avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI (sécurité intérieure). Inès Madani avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

Présidentielle 2020 : débat démocrate en Ohio

Présidentielle 2020 : débat démocrate en Ohio
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:38 0:00

Page Sports : l’Algérie bat la Colombie, Fathi Jebal au CS Sfaxien, Messi reçoit son soulier d’or

Page Sports : l’Algérie bat la Colombie, Fathi Jebal au CS Sfaxien, Messi reçoit son soulier d’or
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:30 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG