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Niger

Report des festivités de la fête nationale à Diffa

Le drapeau nigérien flotte au-dessus de Bosso dans la région de Diffa, Niger, le 19 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

Les cérémonies de la fête nationale prévues le 18 décembre à Diffa, dans le sud-est du Niger, ont été reportées en raison d'un retard dans la construction d'infrastructures dans cette ville symbole située sur la frontière du Nigeria et sous la menace permanente des jihadistes.

Les festivités pour l’anniversaire de la République de cette ancienne colonie française se déroulent dans une ville différente chaque année avec l'objectif de déconcentrer les investissements et éviter une trop grande centralisation à Niamey.

La région de Diffa, à un millier de kilomètres de Niamey, est une zone en proie depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes des islamistes nigérians de Boko Haram et de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap, une scission de Boko Haram).

Les autorités justifient le report par un "retard" dans la construction des infrastructures destinées à accueillir pendant plus d'une semaine des milliers de participants des huit régions et des compétitions sportives et culturelles. Un défilé militaire était également prévu.

Les festivités pourraient avoir lieu en janvier ou février, a-t-on indiqué de source proche de la présidence

"A l'issue d'une réunion de concertation, tous les acteurs se sont accordés sur la nécessité du report des festivités en raison de retards dans la réalisation de certains chantiers", a expliqué la télévision publique.

"Ce serait être raisonnable (...) de reporter la fête à une autre date. Le président de la République (Mahamadou Issoufou, qui devrait assister aux festivités) a donné des consignes afin que les infrastructures soient terminées dans les meilleurs délais", a assuré, Foumakoye Gado, le ministre nigérien du Pétrole, présent à la réunion.

En 2019, le gouvernement avait annulé toutes les festivités du 61e anniversaire de la République à Tillabéri (ouest), après la mort le 10 décembre de 71 soldats dans une attaque jihadiste à Inates, proche du Mali.

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Douze militaires et "des dizaines de terroristes" tués au Niger

Un conseiller en contre-terrorisme parle à des soldats nigériens au Burkina Faso, le 21 février 2019.

Au moins 12 militaires nigériens et "des dizaines de terroristes" ont été tués samedi dans d'intenses combats dans l'ouest du Niger, à l'intérieur de la zone dite des "trois frontières", a annoncé dimanche le ministère nigérien de la Défense.

Les "accrochages" ont eu lieu "à cinq kilomètres" de la localité de Fantio, entre les militaires nigériens et "des centaines de terroristes armés : 12 éléments tombés sur le champ d'honneur, huit blessés. Côté ennemi, des dizaines de terroristes neutralisés (tués)", selon un communiqué.

"Plusieurs motos" des assaillants ont été "détruites" et "des moyens de communication récupérés", souligne-t-il. Dans un premier temps, les militaires nigériens se sont "farouchement défendus et ont occasionné des dizaines de morts à l'ennemi, avant d'être submergés par leur nombre", explique le ministère.

Mais des "renforts venus" des villes "de Wanzarbé et de Téra", ainsi que "le soutien aérien (...) contribuèrent à mettre l'ennemi en déroute qui a abandonné des dizaines de morts et du matériel", relève-t-il.

Fantio est une commune rurale du département de Téra dans la région de Tillabéri, qui est régulièrement frappée par des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l'Etat islamique.

En mai, cinq villageois avaient été tués à Fantio "par une hordes de terroristes venus à moto", au moment où le pays célébrait la fête de l'Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan musulman. L'attaque avait fait également deux blessés graves et l'église été incendiée.

Fin juin, deux civils, un directeur d’école et un inspecteur de la police à la retraite, y avaient été assassinés et du bétail emporté.

Outre les attaques des groupes jihadistes sahéliens, dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), dans sa partie ouest, le Niger doit également faire face à celles de Boko Haram et de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) dans sa partie sud-est, proche du Nigeria.

Michelle Bachelet au Burkina et au Niger

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Manifestations contre le convoi de l'armée française au Sahel: 3 morts au Niger

Des manifestants tiennent une pancarte sur laquelle on peut lire "Non à la France" lors d'une manifestation à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 16 novembre 2021.

Un convoi militaire français se rendant à Gao, au Mali, déjà bloqué plusieurs jours par des manifestations au Burkina Faso, a de nouveau fait l'objet de contestation samedi à Téra, dans l'ouest du Niger.

Ces heurts ont fait "3 morts et 18 blessés dont 4 évacués sur Niamey", a affirmé le maire de la ville, Hama Mamoudou, qui était dans la capitale au moment des manifestations contre le passage du convoi militaire français.

L'état-major français n'était "pas en mesure de confirmer ce bilan à ce stade", et tentait de faire la lumière sur ces chiffres avec les autorités nigériennes. Par ailleurs, "aucun soldat français n'a été blessé", mais "deux conducteurs civils du convoi ont été blessés par des pierres et des camions civils endommagés", a précisé à l'AFP son porte-parole, le colonel Pascal Ianni.

Le convoi s'est arrêté vendredi soir à Téra, selon le porte-parole. Samedi matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey, à 200 km de là, ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et "un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions", a-t-il affirmé.

Les gendarmes nigériens et les soldats français ont "effectué des tirs de sommation", a poursuivi le porte-parole français.

Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey.

Contestés de toutes parts

Les critiques à l'égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

A son entrée en territoire burkinabè la semaine dernière, le convoi avait d'abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de km au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées.

Plusieurs manifestants accusaient les soldats français de transporter des armes pour les groupes jihadistes qui terrorisent depuis des années plusieurs pays du Sahel.

Entretien exclusif avec Mohamed Bazoum sur le terrorisme

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Sahel: Macron réunit les dirigeants burkinabé, tchadien et nigérien

Le président français Emmanuel Macron (au centre) escorte le président nigérien Mohamed Bazoum (à gauche) alors que lui et le président burkinabè Roch Marc Christian Kabore (à droite) quittent le palais de l'Élysée à Paris le 12 novembre 2021.

Le président français a reçu vendredi ses homologues burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, nigérien Mohamed Bazoum et le président du Conseil militaire de transition du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, pour évoquer "la situation au Sahel".

Cette réunion a été organisée dans la matinée en marge d'une conférence internationale pour la Libye et le Forum pour la paix. Elle a porté "sur la dimension régionale de la crise libyenne", a précisé une source proche de la présidence.

Elle intervient alors que les relations entre la France, ex-puissance coloniale et partenaire historique, et le Mali se sont dégradées, après un nouveau coup d'Etat à Bamako.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment ses trois bases les plus au nord du Mali pour le recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de plus de 5.000 actuellement, à 2.500-3.000 d'ici 2023.

La tension est montée d'un cran en septembre quand le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a accusé Paris d'un "abandon en plein vol" en raison de ce plan. Des critiques censées justifier le possible recours par Bamako à la société paramilitaire privée russe Wagner, décrite comme proche du président russe Vladimir Poutine.

Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov et malienne Abdoulaye Diop ont réaffirmé jeudi leur volonté de poursuivre le partenariat militaire entre les deux pays, arguant d'un risque terroriste renforcé par le retrait partiel des troupes françaises.

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