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États-Unis

Réouverture de la bourse de New York

Le maire Michael Bloomberg, présent à l'ouverture du New York Stock Exchange mercredi
Réouverture de la bourse de New York, fermée depuis deux jours à cause de l’ouragan Sandy. Le maire de New York, Michael Bloomberg, s’est déplacé pour l’évènement. Il faut dire que la bourse n’avait pas fermé pour deux jours consécutifs depuis le blizzard de 1988.

Mais aux environs de Wall Street, située à la pointe de Manhattan, donc dans l'un des quartiers les plus affectés par les inondations, l’électricité n’a toujours pas été rétablie et les rues sont largement désertées. Des piles de débris boueux s’entassent un peu partout.

Un nouveau bilan a été avancé : 50 milliards de dollars de pertes économiques, au moins 50 morts, les transports publics encore largement paralysés à New York et dans le New Jersey. Des millions de personnes toujours privées d’électricité et de téléphone. Des dizaines de milliers d’Américains se morfondent dans des refuges, ayant été évacués de quartiers engloutis par les vagues ou les inondations.

Le long de la côte du New Jersey, il faudra des années pour reconstruire, l’ouragan ayant bouleversé la géographie.

Deux des aéroports de New York – Kennedy et Newark – ont rouvert, mais celui de LaGuardia, qui est inondé, reste fermé. Tout au long de la côte est, les transports publics reprennent, mais partiellement.
Les travaux de déblayage vont prendre des semaines, ou même des mois
Les travaux de déblayage vont prendre des semaines, ou même des mois

Dans le New Jersey, les inondations et masses de débris entravent les efforts des pompiers pour lutter contre des incendies dans la ville de Mantoloking, où plusieurs maisons ont déjà brûlé ces derniers jours.

Le président Barack Obama est attendu mercredi dans le New Jersey, alors que les efforts de déblayage se poursuivent. Il a promis que le gouvernement fédéral ferait tout son possible. « Mon message aux gouverneurs et aux maires, et à travers eux, aux collectivités qui ont été si durement si touchées, c'est que nous allons faire tout notre possible pour vous faire parvenir des ressources et nous assurez que tout besoin non satisfait est identifié. Nous réagissons le plus rapidement possible » a-t-il déclaré.

L’impact de l’ouragan Sandy a été tel que même le Vatican s’en est ému. S’exprimant lors de la prière, le Pape Benoit XVI s’est dit « conscient de la dévastation causée par l'ouragan qui a récemment frappé la côte Est des États-Unis d'Amérique.

« J'offre mes prières », a poursuivi le souverain pontife, « pour les victimes et j'exprime ma solidarité avec tous ceux qui sont engagés dans le travail de reconstruction ».

Après avoir dévasté la côte du New Jersey et de New York, Sandy a provoqué de puissants blizzards dans les Appalaches, déversant jusqu’à un demi-mètre de neige, et frappe aujourd’hui le sud du Canada.

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A Washington, des manifestations émouvantes pour réclamer justice et équité

Des manifestants couchés à même le sol devant la police, au Capitole, le 3 juin 2020, en signe de solidarité. (Photo: Nanythe Talani)

Des centaines de personnes ont manifesté mercredi à Washington pour crier leur ras-le-bol contre les brutalités policières à l’égard des minorités et exiger aussi la fin d’un système qui maintient ces dernières dans la précarité sur les plans social, économique, sanitaire et éducatif.

Il fait 26 degrés celsius en cette matinée du 3 juin 2020 à Washington, D.C., la capitale des États-Unis. La journée s’annonce chaude. Il y a exactement neuf jours depuis que l’Afro-Américain George Floyd est mort asphyxié par un policier blanc à Minneapolis dans le Minnesota, à plus de 1.782 km de Washington.

Pourtant rien n’entame la détermination des habitants de cette ville et ses environs à continuer à battre les pavés pour poursuivre leurs protestations contre les préjugés raciaux. Certains parents ont emmené leurs jeunes enfants.

“Je suis venue pour montrer ma solidarité. C’est important, même si je suis en train de protester contre quelque chose que je ne vais peut-être pas expérimenter. Participer à une revendication politique comme celle-ci est un grand privilège”, explique Sophie, de race blanche, qui étudie le théâtre et la psychologie dans une université dans le Michigan et qui aimerait aussi devenir activiste pour défendre des causes socio-politiques.

Protestation et pancartes

Les marcheurs brandissent des pancartes qui en disent long sur leur présence en ces lieux, malgré la chaleur qui fait déjà suer quelques uns. Certaines pancartes affichent les noms de nombreuses personnes mortes entre les mains de la police. D’autres ont écrit des slogans comme le légendaire “Black lives matter” (La vie des Noirs compte), “Desarm hate” (Désarmez la haine); “Silence is violence” (Le silence est une forme de violence) ou encore les derniers mots de George Flyod: “I can’t breathe” (Je ne peux pas respirer).

Les manifestants blancs affichent des messages qui expriment leur soutien à une cause qui touche prioritairement les Noirs.

Sophie, la jeune étudiante, pense que “les Blancs qui jouissent des privilèges doivent se positionner physiquement entre les policiers et ceux qu’ils brutalisent, parce que nous ne serons pas brutalisés au même degré”, explique-t-elle.

Les Hispaniques, qui font aussi partie des minorités subissant quasiment le même sort que les Afro-Américains, ne sont pas en marge du combat. On peut lire sur leurs pancartes: “Eres mi otro yo” (Tu es mon autre moi) ou “Tu pelea es mi pelea” (Ton combat, c’est mon combat).

Au-delà des violences de la police

Partie de Freedom Plaza, sur Pennsylvania Avenue à un jet de pierre de la Maison Blanche, la foule constituée d’environ un millier de personnes, selon les organisateurs, prend la direction de Capitol Hill, siège du Congrès. Des policiers encadrent la marche afin d’éviter des débordements qui ont déjà conduit à des casses de vitrines dans la ville et à des scènes de pillage et de violence dans plusieurs villes américaines lors des différentes marches.

Cependant, cette foule dans la rue, qui rassemble des Noirs, des Blancs, des Hispaniques et des Asiatiques, a des préoccupations plus nobles et des ambitions d’un changement positif de leur société. Elle ne revendique plus seulement l’arrêt des brutalités policières visant les Noirs. Elle réclame désormais le changement profond d’un système qui accorde des privilèges aux Blancs et précarise la vie des minorités ethniques.

Je ne suis pas venu seulement pour George Floyd, car ce n’est pas le premier Noir tué par la police. Je suis venu pour exprimer mon ras-le-bol contre le système”, affirme Josh, un natif de Washington, la trentaine. Il s’apprête à rejoindre les forces armées américaines en octobre.

Comme on pouvait s’y attendre, une horde de policiers est déployée autour du Capitole. C'est là même que siègent ceux et celles qui détiennent la clé du changement voulu par ces hommes, ces femmes et ces quelques enfants venus de partout, unis pour défendre une cause devenue une préoccupation nationale et une question qui transcende les limites raciales.

Des policiers solidaires

Entre les chants et les cris de revendications, les protestataires se couchent à même le sol, ou s’agenouillent pendant plusieurs minutes, pour honorer la mémoire des Afro-Américains et d'autres minorités ayant succombé sous la main de la police.

Pour montrer leur solidarité avec les manifestants en quête de justice sociale et pour se désolidariser de leurs collègues qui brutalisent les minorités, quelques policiers, Blancs et Noirs, mettent leurs genoux à terre, pendant quelques minutes.

Ces protestations changeront-elles quelque chose à la situation des minorités?

Alicia Forda, venue de Columbus dans l’Ohio, veut bien y croire: “Je suis ici pour que mon frère, mon père, mon fils, mon oncle, mon ami ne marchent plus dans la rue avec la peur d’être tués par la police”, explique-t-elle. Et d'ajouter: “Je veux que les miens se sentent en sécurité dans ce pays que nos ancêtres ont bâti. Je suis aussi ici pour que nous, les Noirs, soyons libérés de ces oppressions”.

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