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Nouvel effort international pour un dialogue avec les talibans

Le président afghan Ashraf Ghani (à g.) et le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif (archives)

Le dialogue amorcé au Pakistan en juillet 2016 avait été interrompu par l'annonce de la mort du fondateur du mouvement, le mollah Omar.

Une nouvelle série de discussions internationales pour relancer les négociations de paix avec les talibans afghans, au point mort depuis près d'un an, se dérouleront mercredi au Pakistan, a annoncé la diplomatie de ce pays.

Ce cinquième cycle de pourparlers entre l'Afghanistan, le Pakistan, la Chine et les Etats-Unis, aura lieu à Islamabad, a tweeté Mohammed Nafees Zakaria, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, qui n'a pas fourni d'autres détails.

Le gouvernement afghan et ses partenaires pakistanais, américain et chinois, dont la précédente série de discussions remonte à février, tentent depuis plusieurs mois d'amorcer un dialogue direct avec les talibans, mais ces derniers ont jusqu'ici refusé toute négociation tant que leurs exigences, dont le retrait d'Afghanistan des troupes étrangères, n'auraient pas été satisfaites.

Des policiers afghans en poste lors d'un affrontement avec les talibans dans la province de Helmand (11 mai 2016)
Des policiers afghans en poste lors d'un affrontement avec les talibans dans la province de Helmand (11 mai 2016)

Le Pakistan, parrain historique des insurgés afghans, avait accueilli sur son sol, en juillet dernier, les premiers pourparlers directs entre Kaboul et les talibans mais le dialogue avait tourné court après l'annonce de la mort du fondateur du mouvement, le mollah Omar.

Cette annonce et la désignation de son successeur, le mollah Akhtar Mansour, ont accentué les divisions au sein des talibans. Le mollah Mansour est en effet fortement contesté au sein de l'insurrection. Les problèmes ont éclaté au grand jour lorsqu'une faction a fait sécession fin 2015.

Ces dissensions n'ont toutefois pas empêché les talibans de déclencher mi-avril une nouvelle offensive de printemps.

Avec AFP

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Les morgues débordées, New York cherche des solutions à l'accumulation des morts

Des travailleurs de la santé font rouler les corps de personnes décédées du Wyckoff Heights Medical Center lors de l'éclosion de la maladie à coronavirus (COVID-19) dans le quartier de Brooklyn à New York, New York, États-Unis, le 4 avril 2020. REUTERS / Andrew Kelly

New York, qui conforte son triste statut de centre de l'épidémie de covid-19 est désormais confrontée à la question du sort réservé aux morts, toujours plus nombreux. La possibilité searait de procéder bientôt à des "enterrements temporaires" dans un parc pour soulager des pompes funèbres débordées.

Les images ont frappé les esprits ces derniers jours: des corps, recouverts de draps ou de bâches, transportés par des employés en combinaisons de protection sur des civières dans des camions réfrigérés, désormais omniprésents aux abords des hôpitaux de la première métropole américaine, où près de 3.500 morts avaient été officiellement recensées lundi.

Ces camions permettent de stocker des corps qui s'accumulent trop vite pour que les pompes funèbres puissent venir les chercher directement à l'hôpital. Rien que lundi matin, en moins d'une heure, l'AFP a vu neuf corps chargés dans des camions stationnés devant l'hôpital de Wyckoff, à Brooklyn.

Car avec l'augmentation du nombre de morts dans l'Etat de New York - où l'on dénombre régulièrement au moins 500 nouveaux décès par jour depuis une semaine - plusieurs entreprises de pompes funèbres interrogées par l'AFP ont indiqué être "débordées".

"La plupart des maisons de pompes funèbres ont une capacité de réfrigération limitée", explique Ken Brewster, propriétaire d'une petite entreprise de pompes funèbres du quartier Queens, assailli de demandes d'enterrements de malades du Covid-19 depuis une semaine.

"Si vous n'avez pas la place, vous avez besoin de ces camions".

L'afflux est d'autant plus fort que certaines maisons ont décidé de ne prendre aucune personne décédée de la maladie, ce qui est "leur droit", dit-il.

Pour Pat Marmo, qui gère cinq maisons de pompes funèbres à travers la ville, le stress généré par cet afflux de morts est difficile à gérer, d'autant qu'il vient lui-même de perdre un cousin et un autre proche dans l'épidémie.

"Les hôpitaux nous poussent à venir chercher les corps, mais nous n'avons pas les locaux pour (les) gérer", explique-t-il, soulignant avoir actuellement "trois fois plus" de décès qu'en temps normal et un planning d'enterrements étalé "jusqu'au mois prochain.

"C'est comme un 11 septembre 2001 qui durerait des jours et des jours", résume-t-il.

- "Si le besoin augmente..." -

Les pompes funèbres sont tellement surchargées qu'un élu municipal a évoqué lundi la possibilité de procéder à des "enterrements temporaires" dans un parc municipal.

"Cela se fera probablement en utilisant un parc municipal pour les enterrements (oui, vous avez bien lu). Des tranchées seront creusées pour des rangées de 10 cercueils", a affirmé cet élu du nord de Manhattan, Mark Levine, sur son compte Twitter.

Dans une ville déjà métamorphosée par la pandémie, avec des tentes pour les malades plantées à Central Park, cette déclaration a immédiatement frappé les esprits.

Mais la mairie a vite nuancé le propos. "Nous ne prévoyons pas actuellement d'utiliser des parcs comme cimetières", a déclaré une porte-parole, Freddi Goldstein.

Elle a néanmoins reconnu que la ville envisageait d'utiliser l'île de Hart Island, proche du quartier du Bronx, où reposent déjà dans des fosses communes près d'un million de New-Yorkais, souvent pauvres ou indigents, pour des "enterrements temporaires", "si le besoin augmente".

Selon M. Levine, les morts n'augmentent pas seulement dans les hôpitaux. Avant la pandémie, 20 à 25 personnes décédaient quotidiennement à leur domicile à New York. Maintenant, c'est 200 à 215, a-t-il affirmé, bien qu'on ne puisse souvent pas vérifier à titre posthume s'ils sont morts du virus.

Le maire Bill de Blasio a lui-même évoqué lundi la possibilité d'"enterrements temporaires" pour "tenir jusqu'à la fin de la crise".

"Nous n'en sommes pas là, je ne vais pas entrer dans les détails", a-t-il nuancé lors d'un point presse.

New York, ville la plus dense des Etats-Unis avec déjà plus de 72.000 personnes infectées, espère ne pas en arriver là.

Le gouverneur Andrew Cuomo a indiqué lundi que le nombre de morts dans l'ensemble de l'Etat s'était stabilisé depuis samedi, pour rester en dessous des 600 par jour.

Il a néanmoins ordonné le prolongement des mesures de confinement jusqu'au 29 avril, soulignant qu'il ne fallait surtout pas être "trop confiant" et abandonner trop tôt les efforts de distanciation sociale.

Des start-ups new-yorkaises reconverties dans la fabrication de blouses chirurgicales

Des techniciens médicaux d'urgence transportent un patient aux urgences d'Elmhurst Hospital Center, le samedi 4 avril 2020 dans le Queens borough de New York.

Les ex-chantiers navals de Brooklyn sont au coeur de l'effort new-yorkais pour pallier le manque d'équipements médicaux: deux start-ups y fabriquaient déjà des visières protectrices pour les soignants, deux autres y fabriquent depuis lundi aussi des blouses chirurgicales.

Le maire de New York Bill de Blasio, en quête de bonnes nouvelles face à une pandémie qui a déjà infecté plus de 67.000 New Yorkais, épicentre de l'épidémie aux Etats-Unis, a félicité lundi les entreprises concernées, Crye Precision, qui fabrique habituellement des équipements de protection pour les militaires, et Lafayette 148, créatrice de mode, qui se sont alliées ces derniers jours pour produire des milliers de blouses pour personnel hospitalier.

"Ces deux entreprises ont créé un produit qu'elle n'avait jamais fait - c'est motivant de voir la vitesse à laquelle les gens ont trouvé un moyen d'aider", a souligné le maire de la capitale économique américaine lors d'un point presse devant les immenses hangars de ces anciens chantiers navals.

Pour lui, c'est la preuve que New York "contre-attaque" face à cet "ennemi invisible, (...) féroce" qu'est le Covid-19.

"Cela me convainct que nous allons nous en sortir", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas exactement de la mode mais on en a désespérément besoin et c'est ce que nous voulons faire", a déclaré Deirdre Quinn, présidente-fondatrice de Lafayette 148.

Quelque 9.200 blouses chirurgicales devraient sortir de cette nouvelle chaîne de fabrication dès lundi, près de 19.000 d'ici la fin de la semaine, et 320.000 d'ici la fin du mois d'avril, selon le maire.

La semaine dernière, l'ensemble des hôpitaux de cette métropole de 8,6 millions d'habitants a utilisé 1,8 million de blouses, et cette semaine les besoins sont estimés à 2,5 millions, selon M. De Blasio.

La pandémie de coronavirus a fait plus de 70.000 morts dans le monde

La pandémie de coronavirus a fait plus de 70.000 morts dans le monde
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Antonio Guterres met en garde contre la violence familiale en période de confinement

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres lors d'une interview avec Associated Press à Lahore au Pakistan, 18 février 2020. (Photo AP)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lancé dimanche un appel mondial à protéger les femmes et filles "à la maison", alors que le confinement provoqué par la pandémie de Covid-19 exacerbe les violences domestiques.

"Malheureusement, de nombreuses femmes et filles se retrouvent particulièrement exposées à la violence précisément là où elles devraient en être protégées. Dans leurs propres foyers. C'est la raison pour laquelle je lance aujourd'hui un nouvel appel pour la paix à la maison, dans les foyers, à travers le monde entier", a déclaré Antonio Guterres.

"Ces dernières semaines, tandis que s'aggravaient les pressions économiques et sociales et que la peur s'installait, le monde a connu une horrible flambée de violence domestique", a déploré le chef de l'ONU.
"J'engage tous les gouvernements à prendre des mesures de prévention de la violence contre les femmes et à prévoir des recours pour les victimes dans le cadre de leur plan d'action national face au Covid-19", a-t-il ajouté.

En réclamant que la justice continue de poursuivre les coupables, Antonio Guterres demandé la mise en place de "systèmes d'alerte d'urgence dans les pharmacies et les magasins d'alimentation".

Avec la pandémie, de nombreuses femmes et enfants sont enfermé chez eux avec leurs agresseurs et le phénomène n'épargne aucun pays, selon les Nations Unies.

Aux Etats-Unis, plusieurs villes ont rapporté un nombre croissant de cas de violences familiales et d'appels. En Inde, le nombre de dossiers a doublé au cours de la première semaine de restriction de mouvements, selon la Commission nationale pour les femmes.

Des militantes turques ont de leur côté appelé à une meilleure protection des femmes en raison d'un accroissement des meurtres les visant depuis la recommandation du confinement faite par le gouvernement le 11 mars.

La première semaine de restrictions en Afrique du Sud s'est traduite par près de 90.000 plaintes de violence, tandis qu'en France, la violence domestique a cru d'un tiers en une semaine.

Le gouvernement australien a rapporté pour sa part avoir constaté une augmentation de 75% des recherches sur internet pour un soutien face à des violences dans les foyers.

L'ONU pousse ainsi les gouvernements à continuer à prévoir des abris pour les femmes abusées et à garder ce dossier dans leur définition des services essentiels.

Le basketteur Kobe Bryant intronisé au Hall of Fame

Kobe Bryant des Los Angeles Lakers contre les Boston Celtics pendant le deuxième trimestre d'un match de basket de la NBA à Boston le mercredi 30 décembre 2015. (AP Photo / Winslow Townson)

Le quintuple champion de la NBA Kobe Bryant, décédé dans un accident d'hélicoptère fin janvier, fait partie, sans surprise, des joueurs qui seront intronisés cette année au Hall of Fame, le panthéon du basket américain, selon la liste révélée samedi.

La légende des Los Angeles, disparue à 41 ans dans un crash qui a également coûté la vie à sa fille de 13 ans Gianna et sept autres personnes, figure parmi les neuf noms de la promotion 2020, en compagnie notamment de l'ancien joueur de San Antonio Tim Duncan (43 ans), cinq fois titré en NBA, et Kevin Garnett, champion en 2008 avec Boston.

"La promotion 2020 est sans aucun doute l'une des plus historiques de tous les temps et le talent et l'influence sociale de ces neuf lauréats est sans commune mesure", a déclaré John Doleva, directeur général du Hall of Fame.

"En 2020, la communauté du basket a subi la perte inimaginable de figures emblématiques: le commissaire de la NBA David Stern (ndlr: mort en janvier à 77 ans des suites d'une hémorragie cérébrale) et Kobe Bryant, ainsi que la perte du jeu lui-même en raison du COVID-19." La saison de la NBA a été suspendue le mois dernier devant la propagation du coronavirus.

"C'est un accomplissement et un honneur incroyable, nous sommes extrêmement fiers de lui", a réagi l'épouse de Kobe Bryant, Vanessa. "Chaque étape dans sa carrière d'athlète a été un tremplin pour être ici (au Hall fo Fame)", a-t-elle ajouté.

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