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Deux fois plus de victimes du conflit en 2015 qu'en 2014 en Afghanistan

Un soldat américain à Kandahar (sud de l'Afghanistan) le 14 avril 2011.

Environ 15.000 personnes ont été tuées en Afghanistan l'année dernière, deux fois plus qu'en 2014, soit la plus forte augmentation de victimes enregistrée dans un conflit armé dans le monde en 2015, selon un rapport de l'Institut international pour les études stratégiques.

"Le conflit en Afghanistan a enregistré la plus forte augmentation de victimes, à 15.000", contre 7.500 en 2014, a déclaré John Chipman, le directeur de l'IISS, en présentant le rapport sur les conflits armés dans le monde, jeudi à Londres.

"Il y a deux ans, ce chiffre était de 3.500, ce qui montre la détérioration de la sécurité depuis que l'Isaf (la Force internationale de l'Otan dans le pays, ndlr) a sérieusement commencé son retrait", a-t-il souligné.

"Cette augmentation alarmante du nombre de morts en Afghanistan est en grande partie due au retrait des forces occidentales" qui a été suivi d'une "forte offensive des Talibans dans quasiment l'ensemble du pays et pendant presque toute l'année", a ajouté Jens Wardenaer, analyste à IISS, se disant peu optimiste quant à l'évolution de la situation cette année.

L'Isaf a mis fin à sa mission de combat en Afghanistan en décembre 2014. Depuis, les 12.500 soldats étrangers qui la composent, Américains pour la plupart, ont pour mission de former et conseiller leurs homologues afghan, désormais seuls en première ligne face aux insurgés talibans.

Dans l'ensemble du monde, quelque 167.000 personnes sont mortes dans des conflits armés en 2015, dont un tiers en Syrie (55.000, contre 70.000 en 2014), selon les calculs de l'IISS. Six zones de conflit (Syrie, Irak, Mexique, Amérique centrale, Afghanistan et Nigeria) représentent à elles seules 80% des victimes.

Quant au nombre de personnes réfugiées ou déplacées dans leur propre pays, il est passé de 33 millions en 2013 à 43 millions en 2014 puis 46 millions mi-2015, selon l'IISS.

Avec AFP

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Mort de Georges Floyd: l'auto-critique de l'ambassadeur américain en RDC

Mike Hammer, ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, RDC, le 24 décembre 2018. (Facebook/Henri Mova)

"Le racisme est inacceptable, nous devons faire mieux" a écrit mercredi l'ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo, Mike Hammer, dans une longue déclaration sur la mort de George Floyd où il cite Martin Luther King.

"Le système a échoué à protéger un de nos citoyens comme il l'a trop souvent fait à l'égard de tant d'Afro-Américains", ajoute l'ambassadeur dans sa déclaration sur son compte Twitter, reprise sur le compte de l'ambassade américaine.

"Je partage votre peine, je partage votre colère, je partage votre indignation concernant cette mort et je partage votre désir de justice", ajoute-t-il aux nombreux Congolais choqués qui l'ont interpellé sur les réseaux sociaux.

"Une injustice où qu'elle soit menace la justice partout", poursuit-t-il, affirmant citer le leader des droits civiques Martin Luther King, assassiné en 1968.

"Quand nous, en tant qu'Américains, dévions des idéaux de liberté et d'égalité qui ont fondé notre nation, nous devons nous engager (...) à identifier nos failles, à corriger notre trajectoire", ajoute le représentant de Donald Trump, qui plaide régulièrement pour la lutte contre l'impunité et la corruption en RDC.

"Alors que nous nous efforçons de parfaire notre démocratie américaine et d'atteindre nos idéaux, nous continuerons de rechercher le même engagement de la part de nos amis et de nos partenaires dans le monde entier", conclut ce fervent soutien des réformes amorcées par le nouveau président congolais Félix Tshisekedi.

George Floyd, un homme noir de 46 ans, est décédé le 25 mai à Minneapolis (États-Unis) en répétant "I can't breathe" ("Je ne peux pas respirer"), gisant par terre, menotté et avec le cou sous le genou d'un policier dont les collègues sont restés passifs. Les autopsies ont confirmé que la mort était due à la pression au niveau de son cou.

Depuis lors, un mouvement de colère contre le racisme et les brutalités policières s'est propagé à travers les États-Unis et le monde.

New York prolonge son couvre-feu et refuse de faire appel à la Garde nationale

Des agents de police de New York dans le quartier de Brooklyn à New York, mardi 28 avril 2020. (Todd Maisel via AP)

Le couvre-feu décrété lundi à New York va être prolongé jusqu'au 7 juin, a annoncé mardi le maire de New York Bill de Blasio après une série de pillages, tout en refusant de déployer la Garde nationale dans la capitale économique américaine comme réclamé par Donald Trump.

Cette mesure exceptionnelle sera en vigueur de 20h00 à 05h00 du matin, a précisé le maire, après que le coeur de Manhattan et certains quartiers du Bronx eurent été le théâtre de nombreuses scènes de pillage lundi soir, au premier jour du couvre-feu.

De nombreux commerces ont été vandalisés, dont le grand magasin emblématique Macy's.

"Des intrus ont pénétré dans le magasin, (..) la police est intervenue et à ce stade les dégâts sont limités", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la chaîne.

Au vu de ces images largement relayées sur les réseaux sociaux, le président Donald Trump, qui lorsqu'il habitait New York vivait sur la 5e Avenue, tout près de certains magasins ciblés lundi, a appelé dans un tweet la ville à "agir vite" et à "appeler la Garde nationale".

Plusieurs villes à travers le pays ont déjà appelé ces soldats en renfort après les manifestations contre les brutalités policières contre les Américains noirs qui embrasent le pays depuis une semaine, après la mort de George Floyd aux mains d'un policier blanc à Minneapolis.

Mais M. de Blasio a estimé que la ville n'en avait "pas besoin" grâce à ses plus de 36.000 policiers, soit les effectifs policiers municipaux les plus importants du pays, mieux préparés selon lui à ce genre de situations.

"Nous allons prendre des mesures immédiatement pour rétablir l'ordre et le calme", a-t-il assuré. "Je sais que nous allons surmonter cela, nous allons avoir quelques jours difficiles mais nous allons y arriver".

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a de son côté jugé "inexcusables" les pillages de lundi soir, et estimé que le maire et la police n'avaient "pas fait leur travail".

"Je pense que le maire sous-estime l'ampleur et la durée du problème, je ne pense pas qu'ils aient utilisé suffisamment de policiers pour y répondre", a déclaré lors d'un point de presse M. Cuomo, dont les rapports avec le maire sont notoirement difficiles.

Le gouverneur a cependant refusé d'imposer un déploiement de la Garde nationale à New York, soulignant que cela impliquerait de suspendre le maire et que cela ne ferait qu'"empirer la situation".

Entré en vigueur lundi à 23h00, le couvre-feu new-yorkais a été avancé et commence désormais dès 20h00.

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