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Un haut responsable de l'ONU au chevet des soldats tanzaniens à Goma


Le secrétaire général adjoint des Nations unies Jean-Pierre Lacroix à gauche

Le secrétaire général adjoint des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a rendu visite vendredi à une trentaine de Casques bleus tanzaniens blessés dans la pire attaque menée contre une force onusienne depuis 24 ans, la semaine dernière, dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Je reviens juste de Tanzanie où j'ai pu mesurer que tout le pays était derrière vous", a déclaré M. Lacroix aux soldats soignés dans un hôpital de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à Goma.

Il avait rendu hommage la veille à Dar es Salaam aux 14 soldats tanzaniens tués dans l'attaque de la base de Semuliki.

Blessures aux pieds, à la jambe, à l'épaule, transfusion sanguine...: le responsable des opérations de la paix a pu constater les blessures des soldats tanzaniens lors de sa visite de l'hôpital tenu par le contingent indien.

Des soldats ont livré quelques détails sur l'attaque lancée dans la nuit du 7 au 8 décembre par de présumés miliciens du groupe ougandais musulman ADF contre la base de Semuliki sur l'axe Mbau-Kamango, l'une des routes les plus dangereuses de la RDC.

"Les assaillants étaient très nombreux, dans les 300. Ils étaient habillés soit en civil, soit pour certains d'entre eux avec des vestes des Forces armées congolaises", ont rapporté deux patients alités côte à côte.

Les soldats du contingent tanzanien ont confirmé que leurs assaillants étaient lourdement armés, avec des lance-roquettes RPG.

"Ils souffrent de troubles psychologiques, avec des stress post-traumatiques. Certains ne dorment pas beaucoup. Ils ne parlent pas beaucoup", a déclaré à l'AFP un psychiatre du continent indien, le lieutenant-colonel Raghu N Mani.

"Suite à l'attaque les forces spéciales ont été projetées dans la zone en vue de la conduite d'opérations de grande envergure", a assuré la Monusco jeudi, photo à l'appui montrant l'un de ses officiers en visite à la base de Semuliki.

"S'ils voulaient nous faire partir pour continuer leur petit business, c'est un échec. La base continue", a assuré une source militaire onusienne.

Avec AFP

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