Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Les Tshisekedi au front contre le viol et le handicap

Le président congolais Félix Tshisekedi et la première dame Denise Nyakero Tshisekedi à Bruxelles le 17 septembre 2019.

La République démocratique du Congo "ne doit plus être la capitale mondiale du viol", a affirmé Denise Nyakero Tshisekedi, l'épouse du président congolais Félix Tshisekedi qui s'est, lui, engagé pour l'inclusion des personnes handicapées.

"La honte doit être bannie, le crime puni et la justice doit être rétablie", a déclaré la première dame mardi soir à Kinshasa lors d'une cérémonie contre les violences sexuelles organisée par les Nations unies.

Mme Tshisekedi a été désignée "championne de la prévention de la violence sexuelle liée aux conflits" par la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies sur ce sujet, Pramila Patten.

"La RDC a parcouru un long chemin", a déclaré Mme Patten samedi à Bukavu, dans le Sud-Kivu (est) agité depuis 25 ans par des conflits et des groupes armés qui menacent les civils.

A Bukavu, un milicien a été condamné mi-novembre à la perpétuité pour des viols et meurtres commis en 2018.

"Malheureusement, les violences sexuelles sont toujours une douloureuse réalité du conflit", a-t-elle ajouté. "Nous avons constaté qu'en 2019 il y a une augmentation dans les cas vérifiés par les Nations unies. Et donc nous avons du travail".

En octobre 2019, les Nations unies ont "documenté 600 violations des droits de l’homme sur tout le territoire de la RDC, soit une augmentation de 19% par rapport au mois de septembre".

Les agents de l’Etat sont responsables de "55% des violations", ajoute le bureau des droits de l'homme des Nations unies.

Parmi ces violations rapportées en octobre, il y a eu "55 femmes et 24 enfants victimes de violences sexuelles", ajoute l'ONU.

Bukavu abrite la clinique de Panzi du gynécologue congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018 pour ses interventions -médicales et juridiques- aux côtés des femmes et des fillettes violées.

Pour sa part, le président congolais Félix Tshisekedi a salué "la citoyenneté des personnes vivant avec un handicap" dans un message télévisé diffusé dans la nuit de mardi à mercredi, à l'occasion d'une journée mondiale des Nations unies sur ce sujet.

Il a estimé que la création d'un ministère délégué en charge des personnes avec handicap est "un pas" vers "l'égalité des chances".

Toutes les actualités

Ebola en RDC: infection d'un agent de santé vacciné

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Un agent de santé congolais, pourtant vacciné contre la maladie à virus Ebola, a été contaminé par le virus de la fièvre hémorragique dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mardi les autorités sanitaires.

L'agent de santé a été contaminé à Beni, l'un des épicentres de l'épidémie déclarée le 1er août 2018, selon le bulletin quotidien des autorités sanitaires.

Au total, 167 agents de santé ont contacté la maladie et 41 sont morts, ajoute cette source. Ebola a tué en tout 2.237 personnes depuis la déclaration de l'épidémie.

L'agent avait reçu une dose du premier vaccin utilisé depuis août 2018, le rVSV-ZEBOV fabriqué par le groupe américain Merck Sharp and Dohme.

"Il faut attendre 8 à 10 jours pour qu'il produise des anticorps pour être efficace", ont expliqué les autorités sanitaires, ajoutant qu'une contamination est possible pendant ce délai.

Quelque 270.138 personnes ont été vaccinées avec cette molécule. D'autres, au nombre de 6.317, ont été vaccinées avec un deuxième vaccin, introduit en octobre 2019 à titre préventif dans les zones où le virus est absent. Ce vaccin, produit par la firme Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson, est administré en deux doses à 56 jours d'intervalle.

Outre l'agent de santé, un autre cas confirmé a été enregistré à Beni en date du 20 janvier.

"Ebola ne refait pas surface ici à Beni. Les cas que nous voyons ici à Beni sont importés de l'Ituri. Une fois le foyer en Ituri maîtrisé, il n'y aura plus de cas ici à Beni", a déclaré vendredi le responsable congolais de la riposte anti-Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe.

Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l'insécurité due à des violences armées en Ituri, où opèrent des groupes armés.

Trois personnes sont mortes fin novembre dans l'attaque d'équipes anti-Ebola dans cette région.

L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014.

Elle a été déclarée "urgence de santé publique de portée internationale" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) fin juillet.

Tshisekedi menace de "virer" des ministres ou de dissoudre l'Assemblée

Le président Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi devant l'ONU à New York, le 26 septembre 2019.

Le président congolais Félix Tshisekedi a menacé de "virer" des ministres, voire de dissoudre l'Assemblée nationale, si ses partenaires de la coalition fidèles à son prédécesseur Joseph Kabila sapaient son pouvoir en République démocratique du Congo.

"Le Congolais m'a confié une mission et je dois rendre compte à ce peuple. Et celui qui ne va pas suivre mes instructions et qui s'attachera aux instructions de sa famille politique, il sera viré", a déclaré le chef de l'Etat dimanche devant la diaspora congolaise à Londres.

Cet avertissement vise directement les ministres issus du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), soit la majorité des 67 membres du gouvernement.

"Jusqu'à présent, je n'ai vu aucun ministre s'opposer à mes décisions. Mais certains ministres me disent qu'ils subissent des pressions", a-t-il ajouté dans un discours en lingala disponible sur le compte Twitter de la radio Top Congo.

"Je ne peux pas dissoudre l'Assemblée nationale tant qu'il n'y a pas crise", a-t-il ajouté. Mais en cas d'"obstruction", "je serai contraint, en fin de compte, de prendre la décision de dissoudre l'Assemblée nationale".

Le président a été investi il y a tout juste un an le 24 janvier 2019 en présence de son prédécesseur Joseph Kabila, première transition pacifique du pouvoir au Congo.

M. Kabila a gardé une vaste majorité au Parlement et à la tête de la plupart des 26 provinces. Les deux hommes gouvernent depuis en coalition sur la base de ces résultats officiels des élections du 30 décembre 2018.

Ce scénario est contesté par l'autre candidat de l'opposition Martin Fayulu qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il accuse MM. Kabila et Tshisekedi d'avoir fabriqué les résultats avec la complicité de la commission électorale et de la Cour constitutionnelle.

M. Tshisekedi se trouve à Londres pour participer à un sommet sur l'investissement.

La peur d'une "balkanisation" enflamme les ressentiments contre le Rwanda

Les partisans de la coalition de l'opposition Lamuka

La peur d'une "balkanisation" de la République démocratique du Congo revient en force dans les discours, alimentée par des bruits insistants d'une intervention militaire du Rwanda à l'est, et les souvenirs d'un morcellement du pays il y a une vingtaine d'années.

La RDC est déjà "balkanisée à 70%" et l'actuel président Félix Tshisekedi poursuit l'oeuvre de son prédécesseur Joseph Kabila, a lancé cette semaine l'opposant et ex-candidat à la présidentielle Martin Fayulu.

Un de ses proches, l'ex-Premier ministre Adolphe Muzito, a même suggéré de "faire la guerre au Rwanda" pour ramener la paix dans l'est de la RDC.

Originaires de l'ouest, ces deux opposants soufflent sur les braises des conflits à l'est, où plusieurs événements fin 2019 ont ravivé le souvenir d'une division en trois du pays au début des années 2000.

Au premier rang figurent les rumeurs persistantes d'une présence militaire Rwandaise au côté de l'armée congolaise dans la traque de rebelles hutus ex-génocidaires dans les montagnes autour de Goma.

- 'forces spéciales rwandaises' -

"Selon plusieurs sources militaires, diplomatiques et de la société civile, des soldats des forces spéciales rwandaises" ont participé à une offensive fin novembre, selon le "Kivu security tracker" (baromètre sécuritaire) du Groupe des expert du Congo (GEC).

"L'armée rwandaise, qui semble régulièrement présente dans ces territoires, aurait également tués trois civils, confondus avec des rebelles hutus rwandais", ajoutent les experts.

L'opération contre les rebelles hutus du FDLR et ses groupes dissidents "est conduite par l'armée congolaise", a cependant assuré le ministre rwandais des Affaires régionales, Olivier Nduhungirehe, joint par l'AFP à Kigali.

"Mais si jamais ils demandent de l'assistance ou des renseignements, nous sommes heureux de les leur fournir", ajoute le ministre, tout en niant toute présence de soldats rwandais en RDC.

Par ailleurs, le massacre d'un total de 123 civils pour le seul mois de novembre dans le territoire de Beni a nourri la théorie d'un remplacement des populations dans cette zone près de l'Ouganda.

De nombreux survivants fuient ces massacres attribués au groupe armé d'origine ougandaise des forces démocratiques alliées (ADF).

L'archevêque de Kinshasa Fridolin Ambongo a estimé que les massacres de Beni "sont des actes réfléchis, planifiés", avec pour objectif "la balkanisation de notre pays".

"Cela se vérifie à travers le remplacement de la population déplacée par des populations généralement rwandophones ou ougandophones", a-t-il ajouté, une théorie déjà entendue par l'AFP dans la région de Beni.

Enfin, le président Félix Tshisekedi a réuni en octobre les Etat-majors de plusieurs pays à Goma pour tenter -en vain- de lutter à plusieurs contre l'insécurité dans l'est congolais (RDC, Rwanda, Ouganda, Burundi, Tanzanie).

Un projet mal vécu en RDC. Les fidèles à l'ex-président Joseph Kabila, ont critiqué "toute initiative visant à offrir le territoire national aux forces étrangères des pays voisins", redoutant "un règlement de comptes entre ces forces".

L'histoire récente explique ces réticences. La RDC a frôlé l'éclatement au cours des deux guerres du Congo de 1996 à 2003. Après avoir particiPé à la chute du maréchal Mobutu (mai 1997), les pays voisins sont restés actifs au Congo.

Entre 1998 et 2001, le Rwanda et ses alliés du RCD ont contrôlé le Kivu (est), l'Ouganda et le MLC de Jean-Pierre Bemba avaient la mainmise sur le nord et le nord-est, face à Kinshasa qui exerçait sa souveraineté sur le reste du pays avec le soutien de l'Angola et du Zimbabwe.

- contrôle des richesses -

Les armées régulières du Rwanda et de l'Ouganda se sont même livré à une "guerre des six jours" pour le contrôle des richesses à Kisangani dans le nord-est (diamant, or) en juin 2000.

Après les accords de paix du début des années 2000, des milices plus ou moins soutenues par Kigali (RCD, CNDP, M23) ont continué de défier Kinshasa.

"Tant que je suis à la tête de l'Etat, la balkanisation n'aura pas pas lieu", a déclaré le président Félix Tshisekedi vendredi en Conseil des ministres.

"Le Congo, dans ses frontières héritées de la colonisation, personne ne le conteste", a estimé la représentante des Nations unies en RDC Leïla Zerrougui en conférence de presse mecredi.

"Il n'y a personne, que ce soit dans la communauté internationale, que ce soit chez les voisins, qui ait des visées territoriales sur le Congo", a-t-elle ajouté. "Je n'ai jamais vu de Congolais qui disent : +On veut créer un Etat, on veut se séparer du Congo+".

Les mouvements séparatistes qui se battaient pour l'indépendance du Katanga minier dans les années 60 (Moïse Tshombe) et 70 (les Simbas) semblent appartenir aux livres d'histoire.

Le pape François reçoit le président Tshisekedi

Le pape François peu avant son traditionnel discours "Urbi et Orbi" (à la ville de Rome et au monde, le 25 décembre 2019.

Le pape François a reçu vendredi le président de la République démocratique congolaise Félix Tshisekedi avec lequel il a évoqué le conflit armé et l'épidémie d'Ebola dans l'est de ce pays, indique le Vatican dans un communiqué.

Les deux hommes "ont évoqué la situation actuelle du pays, avec une attention particulière aux souffrances de la population dans les provinces orientales en raisons de conflits armés persistants et de la diffusion du virus de l'Ebola", précise le communiqué.

Le pape et le président congolais ont souligné "l'urgence de la coordination et de la coopération, au niveau national et international, visant à protéger la dignité humaine et à promouvoir la cohabitation civile, à partir des nombreux réfugiés et déplacés qui affrontent une grave crise humanitaire", selon la même source.

La RDC lutte contre une épidémie d'Ebola déclarée en août 2018 et qui touche actuellement ses provinces orientales.

Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l'insécurité due à des violences armées dans cette zone où opèrent des groupes armés.

L'audience accordée par le pape au président congolais a par ailleurs permis de signer un accord "fixant le cadre juridique" des rapports entre la RDC et le Vatican, précise le communiqué.

Quatorze personnes tuées dans deux attaques dans l'Est

Quatorze personnes tuées dans deux attaques dans l'Est
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:55 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG