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RDC

CPI: verdict pour l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda

Congolese militia commander Bosco Ntaganda sits in the courtroom of the ICC (International Criminal Court) during his trial at the Hague, in the Netherlands, July 8, 2019.

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) rendront jeudi leur verdict dans le procès de l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, qui risque la prison à perpétuité après avoir été reconnu coupable en juillet de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Détenu depuis 2013 à La Haye, où siège la CPI, Ntaganda a déjà fait appel de cette condamnation, en attendant la décision des juges sur le verdict.

Surnommé "Terminator", il a notamment été reconnu coupable de massacres de civils et de viols de jeunes filles enrôlées comme enfants soldats en République démocratique du Congo (RDC) au début des années 2000.

Des atrocités pour lesquelles Ntaganda, aujourd'hui âgé de 46 ans, encourt une peine d'emprisonnement maximale de 30 ans ou une peine à perpétuité "si l'extrême gravité du crime et la situation personnelle du condamné le justifient", assortie d'une amende, selon la CPI.

La Cour a indiqué avoir "reçu des observations des parties et des participants" et avoir "entendu des témoins et admis des éléments de preuves" afin de déterminer la peine, qui sera prononcée lors d'une audience prévue à 10H00 (09H00 GMT).

Dans leur verdict en première instance rendu cet été, les juges n'avaientt pas hésité à qualifier de déterminant le rôle de Ntaganda dans les atrocités commises par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est du pays.

Selon des ONG, plus de 60.000 personnes ont perdu la vie depuis l'éclatement en 1999 de violences dans cette région instable et riche en minéraux.

L'ex-général de l'armée congolaise, qui avait la réputation d'être un leader charismatique, a toujours assuré être un "révolutionnaire" et non un criminel, rejetant son surnom de "Terminator".

- Procédure en appel -

Le 8 juillet, les juges de la CPI avaient déclaré le Congolais coupable "au-delà de tout doute raisonnable" de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, dont des crimes sexuels, massacres, persécutions et transfert forcé de la population civile.

Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), avait martelé l'accusation lors de la dernière phase de son procès, qui s'est ouvert en septembre 2015.

Né au Rwanda, Ntaganda, issu d'une famille tutsie, a fait ses armes avec le Front patriotique rwandais (FPR).

Général de l'armée congolaise de 2007 à 2012, il est ensuite devenu l'un des membres fondateurs du groupe rebelle M23, qui a finalement été vaincu par les forces du gouvernement congolais en 2013.

A la suite de dissensions accompagnées de combats au sein du mouvement, Ntaganda est contraint de fuir au Rwanda et se réfugie à l'ambassade des Etats-Unis à Kigali, d'où il demandera son transfèrement à la CPI, une initiative inédite dans l'histoire de la juridiction.

Avec AFP

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Une armée silencieuse de hackers se développe en RDC

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Le Congolais Sindika Dokolo, avide collectionneur d'art, est décédé

Isabel dos Santos et son mari Sindika Dokolo à Porto, au Portugal, le 5 mars 2015. (AP Photo/Paulo Duarte)

Sindika Dokolo, gendre de José Eduardo dos Santos l’ancien président angolais est décédé jeudi par noyade à Dubaï, indiquent des proches.

L'homme d'affaires congolais et collectionneur d’art Sindika Dokolo est mort jeudi par noyade, selon de multiples sources.

M. Dokolo, 48 ans, était le mari de la femme d'affaires Isabel dos Santos, fille de l'ancien président de l'Angola, José Eduardo dos Santos.

La disparition de M. Dokolo a été confirmée à VOA Afrique par son cousin Christian Lusakweno, patron de la radio Top Congo FM à Kinshasa.

Le défunt était le fondateur du mouvement citoyen Congolais Debout qui, parmi d’autres, s’étaient opposés à l’idée d’un troisième mandat de l’ancien président congolais Joseph Kabila.

Son épouse est récemment tombée dans le collimateur de la justice en Angola et au Portugal, où leurs avoirs, estimés à plusieurs milliards de dollars, sont gelés.

M. Dokolo est le fils d’un entrepreneur congolais qui était l’un des premiers à avoir lancé une banque privée dans l’ex-Zaïre, devenu République démocratique du Congo, dans les années 70.

En août, le frère de sa femme, José Filomeno dos Santos, a été déclaré coupable par un tribunal de Luanda, la capitale angolaise, de mauvaise gestion d'une banque. Des accusations qu'il nie avec véhémence.

Leur père, Jose Eduardo dos Santos, est arrivé au pouvoir en 1979, remplaçant l'ancien président et héros de l'indépendance Augostinho Neto. Il a quitté ses fonctions en 2017.

Jeudi Isabela dos Santos avait publié sur son compte Twitter une photo de famille sans rien écrire d’autre. Eprouvée, elle n’a pas répondu aux nombreux messages des condoléances qui lui ont été adressés par des personnes de bonne volonté.

Des personnalités congolaises, parmi lesquelles on compte des élus, ont publié des tweets dans lesquels elles regrettent le décès de M. Dokolo et présentent des condoléances à la famille.

Est de la RDC: au moins 15 morts dans une attaque du groupe armé ADF

Un camp des FARDC à Beni, dans le Nord-Kivu, en RDC, le 7 décembre 2018. REUTERS/Goran Tomasevic

Au moins quinze personnes ont été tuées dans une attaque du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Les ADF ont fait incursion dans le village de Baeti mercredi dans la nuit. Il y a "18 personnes tuées, des maisons incendiées", a déclaré à l'AFP Janvier Kasairio, rapporteur de la société civile de Beni, dans la province du Nord-Kivu. "Les ennemis ADF ont tué entre 15 et 18 personnes", a dit de son côté à l'AFP l'administrateur du territoire de Beni.

La principale rébellion burundaise délogée de son fief par l'armée dans l'est de la RDC

Des soldats des FARDC près de Beni, le 18 février 2020.

L'armée congolaise a annoncé avoir délogé de son fief de l'est de la République démocratique du Congo la principale rébellion burundaise des "Forces nationales de libération" du Burundi (FNL) après trois jours d'intenses combats.

"Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont délogé et récupéré le quartier général de rebelles burundais FNL (Forces nationales de libération (du Burundi) dirigé par Aloise Nzabampema", écrit le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l'armée au Sud-Kivu (est).

Les FNL sont considérées comme la principale rébellion burundaise présente dans l'est de la RDC.

L'armée congolaise affirme, dans le même communiqué, se battre aussi contre des rebelles burundais du CNRD (Conseil national pour le renouveau et la démocratie), dont un groupe résiduel est toujours actif dans deux localités de la plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu), selon l'armée.

Le bilan de tous ces affrontements entre l'armée et des groupes rebelles burundais font état de "27 ennemis neutralisés" (tués), plusieurs armes et munitions récupérées et trois militaires des FARDC sont tombés sur le champ d'honneur, quatre autres blessés, précise le communiqué.

L'armée indique que "ces ennemis de la paix sont en débandade vers les forêts de Muranvia, Nyaburunda, Kashongo et la vallée Nyanzale Rudaga".

L'armée congolaise a lancé "des opérations de grande envergue" contre trois groupes rebelles burundais les FNL, le CNRD et Red Tabara qui a revendiqué plusieurs attaques sur le territoire burundais ayant fait, en septembre, des dizaines de morts parmi les forces de sécurité burundaise.

Début octobre, la ministre congolaise des Affaires étrangères Marie Tumba Nzeza avait été reçue par le président burundais Evariste Ndayishimiye. Le Burundi avait boycotté un sommet régional des chefs d’État préférant traiter des questions sécuritaires en bilatérale avec la RDC.

La RDC entretient des relations complexes avec ses voisins notamment le Rwanda et le Burundi, en raison de la présence de réfugiés et de rebelles de ces deux pays dans l'Est congolais traversé par des conflits multiples depuis près de trois décennies.

Tshisekedi annonce des consultations et promet des décisions qui “n’excluront aucun cas de figure”

Président Félix Tshisekedi à son bureau, Kinshasa, 23 octobre 2020. (Twitter/Présidence RDC)

Confronté à de vives tensions avec ses alliés du FCC, le président Félix Tshisekedi a choisi des consultations avec la classe politique et sociale dans l'optique de créer une nouvelle dynamique qui l’accompagnera pour le reste de son mandat.

Fustigeant “anti-valeurs” et “tactiques politiciennes”, le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé vendredi qu'il allait initier dans les prochains jours des consultations avec "les leaders politiques et sociaux les plus représentatifs" dans le but de "créer une union sacrée de la nation".

Il l’a annoncé lors d’une adresse à la nation, trois jours après la prestation de serment controversée de trois des juges qu'il avait nommés à la Cour constitutionnelle. Un acte qui a aggravé une crise latente qui existait déjà avec le Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de son prédécesseur Joseph Kabila.

Le FCC accuse le président d'avoir violé la Constitution et opéré un passage en force.

Elu à la présidence fin 2018, M. Tshisekedi s’est retrouvé face à une majorité législative écrasante issue du régime de son prédécesseur.

Bon gré mal gré les deux ont conclu un "deal" et choisi de composer dans une coalition en lieu et place d’une cohabitation. Mais cela ne semble pas aller comme sur les roulettes.

Les rapports au sein de la coalition sont plutôt tendus, avec des épisodes de séismes récurrents quasiment tous les deux mois.

Le Chef de l’Etat congolais a, dans son allocution, dépeint en quelques mots les embûches qui se dressent dans la marche de la coalition CACH-FCC.

Il a parlé de "deux ans de divergence persistante qui plombe les ailes de l’espoir vers le développement".

Parmi lesquelles le manque de vision commune quant à la marche du pays, à l’Etat de droit et au fonctionnement des institutions.

"Ces divergences portent notamment sur les questions relatives la paix et la sécurité nationale, la Commission électorale nationale, à l’organisation des élections, à la gestion du portefeuille de l’Etat, à la territoriale, à la diplomatie, à l’indépendance de la justice et à l’instauration de l’Etat de droit qui sont un enjeu majeur pour la nation", a étayé M. Tshisekedi.

"Je ne laisserai aucun arrangement politique, de quelque nature que se soit, primer sur mes prérogatives constitutionnelles et sur l’intérêt supérieur du peuple congolais. Je ne transigerai pas avec les intérêts supérieurs de la nation", a-t-il prévenu.

La vielle le FCC -- majoritaire au Sénat et à l'Assemblée nationale -- avait dans une déclaration inédite refusé de reconnaitre les trois nouveaux juges.

Des hauts cadres avaient carrément boycotté la prestation de serment des juges. La machine était donc grippée.

Pour Ferndinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratique (PPRD) de l'ancien président Joseph Kabila, son clan attendait plutôt un discours conciliant de M. Tshisekedi.

"Le discours du président de la république est décevant", a déploré M. Kambere.

Pour lui, l'attente était que M. Tshisekedi rapporte ou révoque la nommination de trois juges nommés, selon lui, en violation de la Constitution.

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