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RDC

Les pro-Kabila contestent le rappel de trois ambassadeurs

Joseph Kabila à Kinshasa en RDC le 30 décembre 2018.

Des partisans de l'ancien président congolais Joseph Kabila ont contesté mardi la mesure de rappel définitif en République démocratique du Congo de trois ambassadeurs nommés par l'ex-chef de l'État accusés de "manquements graves".

Le ministère des Affaires étrangères n'a pas donné de détails sur les fautes commises par deux représentants de la RDC auprès des Nations unies à New-York, Ignace Gata Mavita et auprès des instances spécialisées de l'ONU à Genève, Zénon Mukongo.

"La décision de madame la ministre d'État, n'a pas été délibérée en conseil des ministres. En conséquence, elle a agi, en usurpant les compétences qui ne lui sont pas reconnues", a dénoncé la sénatrice Francine Muyumba, présidente de la commission des Relations extérieures du Sénat congolais.

"Le président de la République nomme, relève de leur fonction et le cas échéant révoque les ambassadeurs et envoyés spéciaux sur proposition du gouvernement délibérée en conseil des ministres", explique-t-elle dans sa déclaration écrite parvenue à l'AFP.

"Les deux ambassadeurs ont été sanctionnés parce qu'ils avaient soutenu la position de la Chine sur la région autonome de Xinjiang à la 41ème session du conseil des droits de l'homme et à la 3ème session de l'assemblée générale de l'ONU en octobre, a indiqué à l'AFP, un sénateur du Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de l'ancien président Kabila.

Quant à l'ambassadeur de la RDC au Japon, Ramazani Bin Kithima, accusé d'avoir spolié l'immeuble de la représentation diplomatique congolaise à Tokyo, il a indiqué "qu'il s'agit d'une déformation calomnieuse des faits pour dissimuler les véritables responsables de ce pillage patrimonial en bande organisée", dans un communiqué parvenu à l'AFP.

Les trois ambassadeurs avaient été nommés par l'ancien président Joseph Kabila. Ils sont révoqués par la nouvelle ministre des Affaires étrangères, une proche du nouveau chef de l'État, Félix Tshisekedi.

M. Tshisekedi a passé un accord de coalition avec son prédécesseur, dont les partisans disposent de la majorité des sièges à l'Assemblée nationale, au sénat, aux assemblées provinciales.

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Demande de la levée de l'immunité de l'ex-Premier ministre congolais Mata Ponyo

Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo lors d'une réunion avec son homologue belge à Bruxelles, Belgique, le 24 juin 2014.

La justice à Kinshasa a demandé la levée de l'immunité parlementaire de l'ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo (2012-2016) désormais sénateur, selon des sources concordantes.

Mis en cause dans une affaire de détournements de fonds publics, l'interessé s'est dit "prêt" à comparaître pour se défendre, tout en dénonçant dans un tweet "une justice politiquement instrumentalisée".

"Le parquet général a demandé au Sénat de lever l'immunité parlementaire de deux sénateurs: Matata Ponyo et Ida Kamaji. Il y a des indices sérieux de leur implication dans le détournement de l'argent destiné au parc agro-industriel de Bukangalonzo", a déclaré lundi à l'AFP un haut magistrat du parquet près la Cour de cassation.

"Je ne crains rien. Je suis prêt à me présenter devant la justice", même si "l'injustice doit prévaloir sur la justice", a déclaré dimanche au cours d'une conférence de presse Augustin Matata, rentré à Kinshasa le jour même en provenance de Guinée pour "répondre" à ces accusations.

"Le dossier de l'Inspection générale des finances (IGF), sur lequel est basé l'initiative de cette action judiciaire, est truffé des contrevérités, truffé des mensonges", a dénoncé M. Matata.

En novembre, l'IGF a conclu dans un rapport que 205 millions de dollars sur 285 millions, décaissés par le Trésor public pour un projet pilote de parc agro-industriel dans la localité de Bukangalonzo (250 km au sud-est de la capitale), avaient été détournés.

Pour le chef de l'IGF, Jules Alingete, "l’échec de ce projet était planifié" afin de pouvoir détourner les fonds attribués. Six personnalités directement impliquées dans cette débâcle, dont "trois couvertes par des immunités", ont été identifiées.

Après avoir quitté en novembre 2016 ses fonctions de Premier ministre - exercées pendant quatre ans sous la présidence de Joseph Kabila -, M. Matata Ponyo était devenu sénateur. Pour être validée, la levée de son immunité parlementaire doit encore être votée en plénière.

Cette affaire fait depuis plusieurs jours la une de l'actualité politique en RDC.

Investi en janvier 2019, le président Félix Tshisekedi a fait de la lutte contre la corruption une des priorités de son mandat. Son allié et ex-directeur de cabinet Vital Kamerhe est actuellement en prison, après avoir été condamné à 20 ans de prison dans une affaire de détournement de 50 millions de dollars des deniers publics.

Plusieurs personnalités du camp de l'ex-président Joseph Kabila ont également été mises en cause dans des affaires de détournements.

La prévalence de l’hypertension artérielle est de 30%

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Le Ghana reçoit 350 000 doses supplémentaires de vaccins covid

Des ouvriers déchargent des lots de vaccins AstraZeneca/Oxford reçus dans le cadre du programme COVAX, à l'aéroport international d'Accra, au Ghana, le 24 février 2021.

Le Ghana a reçu 350 000 doses du vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca vendredi, ce qui lui permettra de commencer à offrir des secondes doses du vaccin après avoir été presque à court, a déclaré le ministère de la santé.

Le pays d'Afrique de l'Ouest a été le premier à recevoir des vaccins dans le cadre du système mondial de partage des vaccins COVAX, soutenu par l'Organisation mondiale de la santé, en février et a lancé sa campagne de vaccination début mars.

Contrairement à d'autres pays où l'hésitation à se procurer des vaccins et les problèmes de financement ont ralenti la livraison, le Ghana a administré plus de 900 000 doses, selon le ministère de la santé, dont les 600 000 doses reçues dans le cadre du programme COVAX et d'autres obtenues dans le cadre d'accords bilatéraux.

Les 350 000 doses reçues vendredi faisaient partie d'un lot de 1,7 million de doses que le programme COVAX avait livré à la République démocratique du Congo le 2 mars.

La RDC a été contrainte de redistribuer 1,3 million de doses de ces vaccins à d'autres pays, car le pays ne sera pas en mesure de les administrer avant leur expiration à la fin du mois de juin.

Fred Bauma: "l'état de siège n'est pas la stratégie la plus adaptée"

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Destitution controversée du gouverneur Zoé Kabila, frère de l'ex-chef de l'Etat

Zoe Kabila, le frère du président de la République démocratique du Congo, assiste à la session extraordinaire de l'Assemblée nationale à Kinshasa le 16 février 2012.

La décision de destituer le gouverneur Kabila a été critiquée par certains élus nationaux. "La honte du siècle", a tweeté la sénatrice Francine Muyumba Nkanga.

Zoé Kabila, gouverneur de la province du Tanganyika, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo (RDC), et jeune-frère de l'ex-président Joseph Kabila, a été destitué jeudi en son absence.

"Les 13 députés (provinciaux) qui ont participé à la (séance) plénière ont voté pour la destitution du gouverneur Zoé Kabila", a déclaré à l'AFP Cyrille Kimpu, rapporteur de l'Assemblée provinciale du Tanganyika.

Le vote a eu lieu à l'absence de Zoé Kabila,"retenu à Kinshasa par le gouvernement central", a expliqué de son côté à l'AFP, le député Dominique Bota, membre du Front commun pour le Congo (FCC) qui regroupe les partisans de l'ancien président Kabila.

Douze députés du FCC ont été empêchés par les forces de l'ordre à accéder à la salle de plénière, selon M. Bota.

Dans leur motion, les 13 députés provinciaux signataires, membres de l'Union sacrée de la Nation (USN) du chef de l’Etat Félix Tshisekedi reprochent au gouverneur Zoé Kabila "la mauvaise gestion de la province, le manque de respect à l'institution Assemblée provinciale ainsi qu'aux autorités nationales".

"Un Etat qui ne respecte pas ses propres lois est un Etat faible. Quelques graves qu’aient été les faits reprochés au gouverneur Zoé Kabila, l’idéal et la règle auraient été qu’il ait droit à la défense, principe clé de l’Etat de droit qui exclut l’arbitraire", a réagi sur Twitter le député national Claudel Lubaya, membre de l'USN de M. Tshisekedi.

"La honte du siècle", a renchéri la sénatrice Francine Muyumba Nkanga.

Zoé Kabila est "quelqu'un qui travaille bien au service de la Nation et dont les actions positives sont appréciées par ses administrés. Vous préférez le démettre et garder ceux qui flattent sans actions positives", a déploré sur Twitter la députée nationale FCC Marie Ange Mushobekwa.

Investi le 24 janvier 2019, le président Félix Tshisekedi a mis fin à son alliance avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila après près de deux ans de cogestion du pays. Après des mois de crise, M. Tshisekedi a réussi à renverser la majorité parlementaire en sa faveur, en ralliant le soutien de députés pro-Kabila, sur fond de menace de dissolution de l'Assemblée nationale.

Sur les 26 gouverneurs de provinces en RDC, Zoé Kabila est le seul à n'avoir pas rejoint le camp de M. Tshisekedi.

Actuellement, le président Tshisekedi dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, au Sénat et dans les assemblées provinciales. Les principales institutions politiques du pays sont dirigées par ses partisans.

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