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RDC : l’opposant Gabriel Kyungu convoqué au parquet de Lubumbashi


Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, opposant proche de Moïse Katumbi et président de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), 15 décembre 1998.

Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, opposant proche de Moïse Katumbi, est invité à comparaître jeudi au parquet de Lubumbashi (sud-est), deuxième ville de République démocratique du Congo, dix jours après la levée de son immunité parlementaire, indiquent des sources concordantes.

Le pouvoir l’accuse d'avoir insulté le président Joseph Kabila.

"L'honorable Gabriel Kyungu Wa Kumwanza est invité à se présenter (au parquet) le jeudi 5 janvier 2017 pour présenter ses moyens de défense dans le cadre de l'enquête judiciaire ouverte à sa charge", selon un journaliste de l'AFP qui a vu la convocation déposée à la résidence de l'élu.

La justice avait demandé cette levée d'immunité afin de pouvoir poursuivre le président de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), un parti membre du Rassemblement de l'opposition.

Un enregistrement jamais rendu public et dont M. Kyungu conteste l'existence, reprendrait des insultes qu’il aurait proférées contre le chef de l'État.

"Cette convocation consacre la trahison de la population de Lubumbashi par l'assemblée provinciale du Haut-Katanga", a déclaré l'un de ses avocats, Me Sonvil Mukendi.

Figure politique de la région et proche de l'opposant en exil Moïse Katumbi, M. Kyungu a notamment occupé les postes de gouverneur de la province du Grand Katanga (qui sera divisée en quatre provinces en 2015) dans les années 1990 et de président de l'assemblée provinciale entre 2011 et juillet 2016.

Il est également le coordonnateur régional dans le sud-est du "Rassemblement", la plateforme d'opposition à M. Kabila dirigée par l'opposant historique Étienne Tshisekedi.

Son parti, l'Unafec, est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l'opposition au président Joseph Kabila en septembre 2015. Fin mars, le G7 avait demandé à M. Katumbi de se présenter à la présidentielle qui devait se tenir avant la fin de l'année.

A la suite d'un accord passé entre le pouvoir et l'opposition le 31 décembre, cette élection est programmée "fin 2017" et M. Kabila, dont le mandat s'est achevé le 20 décembre, restera au pouvoir en attendant qu'un successeur soit désigné.

Avec AFP

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