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L'ONU table toujours sur une présidentielle d'ici au 31 décembre en RDC

Le président de la RDC Joseph Kabila, lors de son discours à la nation, à Kinshasa, le 5 avril 2017.

L'ONU table toujours sur la tenue d'ici la fin 2017 d'une élection présidentielle en République démocratique du Congo, où la tension monte à l'approche de cette date-butoir du 31 décembre chaque jour plus illusoire pour organiser la succession du président Joseph Kabila.

Lors d'une réunion mardi dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations unies, incluant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les participants ont salué "l'engagement exprimé par les autorités congolaises à respecter la Constitution", a indiqué un communiqué publié à l'issue de la rencontre.

Outre les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande-Bretagne, étaient représentés à cette réunion la RDC, l'Union européenne, l'Union africaine, l'ONU et différents groupes régionaux.

Les participants ont aussi souligné "la nécessité de mesures de confiance supplémentaires pour créer des conditions propices à la poursuite et à la réussite du processus électoral", précise le communiqué.

La réunion au siège de l'ONU s'est tenue sans le président congolais, qui inaugurait mardi un "forum pour la paix" au Kasaï.

Accord de la St Sylvestre

A huis clos, elle s'est tenue sous la présidence du secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et elle visait à "ouvrir la voie à des élections crédibles", avait indiqué à l'AFP avant la rencontre un responsable de l'ONU sous couvert d'anonymat.

L'initiative avait aussi pour objectif de favoriser "une meilleure coordination des efforts internationaux, régionaux et sous-régionaux" pour "la mise en oeuvre de l'accord du 31 décembre 2016", selon cette source.

L'ONU et sa mission en RDC (la Monusco) misent sur une application "complète et de bonne foi" de cet accord, pour éviter de nouvelles violences liées au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le second mandat de cinq ans avait officiellement pris fin le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter.

Conclu sous l'égide de l'Eglise catholique, après des dizaines de morts à Kinshasa les 19 septembre et 19 et 20 décembre 2016, cet accord de la St-Sylvestre prévoit des élections présidentielle, législatives et provinciales "au plus tard en décembre 2017".

Alors que le Premier ministre Bruno Tshibala a promis lundi "un calendrier (électoral) réaliste dans quelques jours", cette échéance de décembre apparaît chaque jour plus irréaliste.

Le recensement des derniers électeurs doit durer au moins jusqu'à la mi-décembre dans la région du Kasaï, théâtre de violences depuis un an, des violences condamnées mardi dans le communiqué publié à New York.

Et le Parlement doit encore voter des lois électorales. Le président de l'Assemblée, Aubin Minaku, cadre de la Majorité présidentielle (MP) pro-Kabila, parle d'élections "dans un délai accepté, sans précipitation inconsidérée, ni lenteur excessive".

Comme en 2016, à l'approche de la fin du mandat de M. Kabila, la tension monte donc de nouveau à l'approche de l'échéance de décembre 2017. Un report des élections courant 2018 pourrait être accepté par les anti-Kabila, mais pas au-delà, selon une source diplomatique à Kinshasa.

'L'homme qui répare les femmes'

Les deux leaders de l'opposition, Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi, exigent "une transition sans Kabila", conduite par des "personnalités consensuelles", pour "préparer des élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles".

Des regards se tournent vers le gynécologue Denis Mukwege. "L'homme qui répare les femmes" violées dans l'est de la RDC a été reçu début septembre par le président français Emmanuel Macron à l'Elysée.

La majorité pro-Kabila rejette cette idée d'une "transition sans Kabila", accusant ses partisans de vouloir "remettre en cause la Constitution et l'accord de la Saint-Sylvestre pour déstabiliser tout le processus électoral", selon son porte-parole André-Alain Atundu Liongo.

Plusieurs éléments aggravent la crise politique en RDC, pivot instable de l'Afrique centrale avec ses neuf frontières, 2,3 millions de km2, quelque 70 millions d'habitants, 3,8 millions de déplacés internes et 500.000 réfugiés du Rwanda, du Burundi, du Soudan du Sud et de Centrafrique.

Dans ce pays qui figure parmi les plus pauvres au monde, la dépréciation du franc congolais par rapport au dollar a produit une forte inflation.

Des groupes armés sont aussi toujours actifs dans l'est frontalier du Sud-Soudan, de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi, tandis que l'ONU a enregistré en août "une augmentation importante" des violations des droits de l'homme.

Avec AFP

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Le bois précieux à l'origine d'un scandale va être vendu aux enchères

Les gens visitent la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) à Owendo, port de Libreville le 11 octobre 2012.

Cent-vingt-cinq conteneurs de kevazingo, un bois précieux très prisé en Asie, dont la saisie fin février au Gabon avait créé un scandale politique, vont être vendus aux enchères, a annoncé le ministre de l'Environnement.

Les autorités gabonaises ont transféré dimanche vers un parc à bois 125 des 353 conteneurs de kevazingo qui avait été saisis au port d'Owendo à Libreville, selon un communiqué du gouvernement publié dimanche soir.

Sous l'autorité du ministre de la forêt et de l'environnement, Lee White, ces 1.500 m3 de bois vont être "revalorisé puis vendus au bénéfice de l'Etat", ce qui pourrait rapporter 45 milliards de francs CFA (environ 40,6 millions d'euros) à l'Etat gabonais, selon le ministère.

En transférant le kevazingo du port au parc à bois, les autorités ont "pour objectif de convertir ce bois illégal en bois légal autorisé à la vente", a expliqué le ministre dans un communiqué.

La coupe de kevazingo est en effet interdite. La découverte de ces conteneurs de bois illégaux fin février, puis leur disparition quelques semaines plus tard, avaient mis à jour la complicité de plusieurs hauts responsables politiques et mené aux limogeages du vice-président du pays et du ministre des Eaux et forêts.

Après ce scandale, le président Ali Bongo Ondimba avait procédé à un remaniement ministériel, nommant notamment M. White, un Britannique naturalisé gabonais réputé pour être un écologiste intransigeant, à la tête du ministère des Forêts.

Le kévazingo est un bois rare d'Afrique centrale, considéré comme sacré par certaines communautés locales et très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de parquets, escaliers, meubles de luxe.

Représentant 60% du PIB (hors hydrocarbures), le secteur forestier est l'un des piliers historiques de l'économie du Gabon, un pays recouvert à près de 80% par la forêt.

L'OMS appelle à la solidarité régionale dans la lutte contre Ebola

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, lors de la 72ème Assemblée mondiale de la santé à Genève, en Suisse, le 20 mai 2019.

L'appel concerne les neuf pays voisins de la République démocratique du Congo et a été lancé lundi à Brazzaville par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS, lors de la 69e Session du comité régional de l'organisation onusienne pour l'Afrique.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à Brazzaville les partenaires des Nations unies, principalement les neuf pays frontaliers de la République démocratique du Congo (RDC) à faire "preuve de solidarité" dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a déjà tué plus de 1.930 personnes dans ce pays.

"Le moment est venu pour que tous les partenaires, notamment les neuf pays voisins de la RDC, fassent preuve de solidarité pour barrer la route à la propagation d'Ebola", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS.

"La stratégie régionale de surveillance et de riposte de la maladie est si importante. Elle (...) peut combler toutes les lacunes constatées", a-t-il estimé.

"Ebola est une urgence de santé qui est complexe", en RDC où les agents de santé font parfois face à l'insécurité dans les zones touchées puis au manque de confiance de certaines communautés, a-t-il souligné.

Le Dr Ghebreyessus prenait part lundi à Brazzaville à la 69e Session du comité régional de l'OMS pour l'Afrique, qui sera marquée par l'élection du nouveau directeur de l'OMS/Afrique, qui a son siège dans la capitale congolaise.

Au moins 400 participants, dont 47 ministres de la Santé du continent, prennent part à cette session, dont les assises ont été inaugurées par le président congolais Denis Sassou Nguesso.

"Ebola est une maladie évitable et traitable. Nous avons un vaccin qui est à plus de 97% efficace et des médicaments qui le sont à plus de 90%", a affirmé le directeur général de l'OMS.

Par ailleurs, une équipe japonaise spécialisée dans la réponse aux urgences concernant les maladies infectieuses sera déployée à partir de vendredi.

Elle doit permettre le renforcement de la quarantaine et la participations à d'autres activités pertinentes en vue de prévenir la propagation de l'épidémie, a annoncé l'ambassade du Japon en RDC.

En juillet, le comité d'urgence de l'OMS avait élevé la dixième épidémie d'Ebola en RDC au rang d'une urgence de santé publique de portée internationale.

Cette épidémie a déjà tué plus de 1.934 personnes en RDC où elle sévit dans la partie orientale, frontalière de l'Ouganda, du Rwanda ou encore du Burundi.

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