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RDC : ça brûle au sein du Rassemblement aile Félix Tshisekedi


Bruno Tshibala, le nouveau Premier ministre de la RDC, avril 2017

Les divergences continuent au sein du Rassemblement, principale coalition de l’opposition alors que le nouveau Premier, Bruno Tshibala, consulte en vue de la formation du gouvernement. Partisans de Moïse Katumbi et ceux sont restés fidèles à Félix Tshisekedi n’émettent plus sur la même longueur d’ondes.

Un communiqué signé Pierre Lumbi, président du comité des sages de l’aile dirigée par Félix Tshisekedi, est formel : le Rassemblement ne participera pas au gouvernement dirigé par Bruno Tshibala.

M. Lumbi, issu du G7, plateforme qui soutient Moïse Katumbi, rejette les consultations que mène Bruno Tshibala.

"Le rassemblement tient à informer l’opinion tant nationale qu’internationale qu’il ne participera pas aux consultations initiées par M. Bruno Thsibala pour la formation de son gouvernement. De plus, le Rassemblement souligne qu’il n’a mandaté personne pour le représenter auxdites consultations", indique M. Lumbi dans le document publié jeudi.

"Apparemment, le moment est venu où nous devons dire tout haut qu’au sein du Rassemblement de Félix Tshisekedi il y a deux camps. Pourquoi vous voulez qu’on puisse se cacher. Quand nous parlons du G7, on sait que la plateforme s'était réunie et a choisi Moïse Katumbi pour candidat à la présidentielle. Mais nous la CAT (Coalition des amis de Tshisekedi) nous le disons clairement aussi que notre candidat, c’est Félix Tshisekedi. Nous sommes en moins d’un an de la présidentielle. Pourquoi veulent-ils nous l’interdire de réflechir, de quel droit?"
Jean-Pierre Lisanga Bonganga, président de la Coallition des amis de Tshisekedi

​Pour M. Lumbi, le président Joseph Kabila a violé l’accord du 31 décembre sous la médiation des évêques.

Pourtant, un autre courant de cette même aile du Rassemblement, fidèle à Félix Tshisekedi, porte au grand jour le malaise qui couve dans le camp.

Jean-Pierre Lisanga Bonganga, proche de Félix Tshisekedi, a dénoncé toujours jeudi le dictat des Katumbistes. Avec un groupe d’autres membres de la coalition qui se présentent comme Tshiskedistes, il reconnait que la nomination de M. Tshibala s’est faite sur base de l’accord du 31 décembre. Néanmoins il exige la signature des arrangements particuliers avant toute consultation.

"Apparemment, le moment est venu où nous devons dire tout haut qu’au sein du Rassemblement de Félix Tshisekedi il y a deux camps. Pourquoi vous voulez qu’on puisse se cacher. Quand nous parlons du G7, on sait que la plateforme s'était réunie et a choisi Moïse Katumbi pour candidat à la présidentielle. Mais nous la CAT (Coalition des amis de Tshisekedi) nous le disons clairement aussi que notre candidat, c’est Félix Tshisekedi. Nous sommes en moins d’un an de la présidentielle. Pourquoi veulent-ils nous l’interdire de réflechir, de quel droit?" a déclaré M. Lisanga.

Bruno Tshibala, soutenu par une autre branche du Rassemblement, conduite par Joseph Olenghankoy, dit tendre les mains à tout le monde.

Le groupe de Félix Tshisekedi a exclu du parti M. Tshibala, pourtant secrétaire général adjoint.

Le décès, le 1er février, d’Etienne Thsisekedi père de Félix, leader du Rassemblement et de l’Union pour la démocratie et le progrès social, parti-phare de l’opposition, a contribué à émietter son camp.

Jeudi, M Tshibala a, dans un élan d’effort de réunification, reçu un certain nombre de fondateurs de l’UDPS exclus comme lui.

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