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Rapport Mueller : les médias américains priés de faire leur examen de conscience

Le dôme du Capitole des États-Unis à Washington, le 26 août 2018.

Les grands médias américains, accusés par Donald Trump et ses proches de partialité dans leur couverture de l'enquête russe, étaient appelés à faire leur introspection après la publication d'extraits du rapport Mueller disculpant le président des accusations de collusion avec la Russie en 2016.

Pour certains observateurs, il est temps que les médias "admettent" avoir fait depuis deux ans une couverture inéquitable de l'affaire. Pour d'autres au contraire, les journalistes doivent continuer à creuser car le rapport n'exonère pas complètement M. Trump sur une possible "entrave à la justice".

"Désormais, une grande partie de la population ne croira plus aucune des accusations portées contre M. Trump par la presse", a estimé le rédacteur en chef du magazine Rolling Stone, Matt Taibbi.

Pour Glenn Greenwald, journaliste d'investigation au site d'information The Intercept, ce sont surtout les chaînes d'information câblées qui doivent admettre leurs erreurs de jugement.

"Faites des recherches sur chaque personnalité de MSNBC, chaque +expert+ en droit de CNN, les médias libéraux-centristes (...) et voyez si vous trouvez même un iota d'introspection, d'humilité ou d'admission d'une énorme erreur", a-t-il dit sur Twitter.

"Si les médias ne rendent pas de comptes pour ce qu'ils ont fait, ne vous plaignez plus jamais du fait que les gens les qualifient de +Fake News+" a-t-il ajouté, en utilisant l'insulte préférée du président Trump quand il parle des grands médias.

- "Des excuses" -

Depuis que les premières informations ont circulé samedi sur le contenu du rapport, le camp Trump, qui hurle depuis le début de l'affaire à la "chasse aux sorcières", crie victoire et réclame des excuses.

"Les démocrates et les médias libéraux doivent des excuses au président et au peuple américain", a lancé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Le fils aîné du président, Donald Jr, avait auparavant dénoncé les "théories du complot (propagées) sans arrêt" par "CNN, MSNBC, BuzzFeed et le reste des médias grand public".

Son frère, Eric, a également invité sur Twitter les grands médias à s'excuser "pour l'enfer que tout le monde a vécu depuis deux ans et plus".

Mais pour certains experts des médias, il est bien trop tôt pour juger le travail du procureur spécial Robert Mueller sur la base des quatre pages de résumé publiées par le ministre de la Justice Bill Barr.

"Je ne pense pas qu'on puisse accuser les médias d'avoir été injustes avec Donald Trump," dit Stephen Ward, ancien directeur du Centre pour l'éthique journalistique à l'Université du Wisconsin.

"Les médias se devaient de couvrir ce président agressif et défiant la Constitution", souligne-t-il, estimant que les journalistes devaient désormais tout faire pour mettre la main sur l'intégralité du rapport Mueller.

"C'est une question d'intérêt public et tous les citoyens devraient le lire", ajoute-t-il.

- "Vendre du temps d'antenne" -

Dan Kennedy, professeur de journalisme à l'Université Northeastern, estime qu'il est prématuré pour le président de se dire "exonéré" par "une enquête énorme, qui a entraîné de nombreuses mises en accusation et plaider-coupable".

Il est toutefois légitime, selon lui, qu'on s'interroge sur les nombreuses spéculations véhiculées sur les antennes de CNN ou MSNBC, deux médias régulièrement accusés de partialité par le camp Trump.

Il cite notamment l'abondante couverture d'éventuelles poursuites visant Donald Trump Jr et le gendre du président, Jared Kushner, qui n'ont pas eu lieu.

Le gros problème, selon lui, ce sont "les chaînes d'info qui doivent vendre du temps d'antenne avec des discussions et des spéculations", explique-t-il.

Mais pour Deborah Potter, ancienne journaliste de CBS, les spéculations sont normales "car il n'y a eu aucune fuite" de la part des enquêteurs. Malgré cela, "beaucoup d'organes de presse responsables ont donné la bonne impression (sur les résultats de l'enquête) ces dernières semaines", juge-t-elle.

Plus largement, c'est la confiance dans l'indépendance des médias qui doit être rétablie dans l'opinion américaine, dit Mme Potter.

"On a vu une remontée de la confiance générale dans les médias mais les divisions partisanes n'ont jamais été aussi fortes", explique-t-elle.

Le fait qu'une large majorité des électeurs républicains n'aient pas confiance dans les médias "est un problème pour la démocratie", conclut-elle.

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Face à une explosion du coronavirus, la Floride se met au pas

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Le président américain Donald Trump renonce à sa menace d'expulser les étudiants étrangers

Gregory Minott est venu aux États-Unis de sa Jamaïque natale il y a plus de deux décennies avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière en architecture, à Handover, 12 juin 2020.

Le gouvernement américain a finalement renoncé à sa décision controversée de priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie.

La décision, qui avait été annoncée par la police de l'immigration le 6 juillet, avait été attaquée en justice par de nombreuses universités, dont Harvard et MIT, avec le soutien des syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains.

Loterie des visas américains: rêve brisés pour de nombreux récipiendaires
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Selon le New York Times, plus d'une douzaine de sociétés technologiques, dont Google, Facebook et Twitter, ont également manifesté leur soutien aux universités, arguant que la politique nuirait à leurs entreprises.

"La compétitivité future de l'Amérique dépend de l'attraction et de la rétention d'étudiants internationaux talentueux", ont déclaré les entreprises dans des documents judiciaires.

"Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a indiqué une juge de Boston, Allison Burroughs, lors d'une audience par téléconférence qui n'a duré que quelques minutes.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû rétablir des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse", et visant à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Les étudiants étrangers suivant des cours uniquement en ligne menacés d’expulsion
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Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.

Il a cité l'exemple de plusieurs pays européens qui ont "ouvert les écoles sans problème" et menacé les élus démocrates -- qu'il accuse de vouloir maintenir les écoles fermées pour des raisons politiques -- de couper leurs subventions fédérales s'ils ne les rouvraient pas.

Le corps de l'actrice Naya Rivera retrouvé dans un lac californien

Naya Rivera à Pasadena en Californie le 13 janvier 2018.

Le corps de la star de la série télévisée "Glee" Naya Rivera a été retrouvé lundi dans le lac de Californie où elle était portée disparue depuis la semaine dernière, a annoncé la police locale.

Les secours ont pu repêcher le corps de l'actrice après l'avoir localisé flottant dans le lac et les premières constatations indiquent une noyade accidentelle, a expliqué Bill Ayub, le shérif du comté de Ventura, près de Los Angeles.

"Nous pensons que le corps que nous avons découvert est celui de Naya Rivera", a dit le shérif, citant la localisation, l'apparence, la tenue et l'état de la victime retrouvée lundi matin.

Le corps va être autopsié par un médecin légiste qui va confirmer l'identité à l'aide des empreintes dentaires mais aucune autre disparition n'a été signalée dan le lac Piru, a-t-il souligné.

Naya Rivera, 33 ans, s'est vraisemblablement noyée accidentellement dans le lac, base nautique fréquentée, après avoir loué le 8 juillet un bateau sur lequel elle avait embarqué avec son fils de quatre ans.

Elle n'avait pas reparu et un important dispositif de recherches avait été déclenché le jour même, avec plongeurs et hélicoptères.

Selon la police, le fils de l'actrice avait été retrouvé endormi sur le bateau et porteur d'un gilet de sauvetage, quelques heures après leur départ.

L'enfant a par la suite dit aux enquêteurs qu'il était allé nager avec sa mère dans le lac et que cette dernière l'avait aidé à remonter à bord. Il s'était alors "retourné et l'avait vue disparaître sous la surface de l'eau", a raconté le shérif.

Selon Bill Ayub, les forts courants qui se manifestent parfois dans le lac Piru pourraient être à l'origine du drame. "Il est possible que le bateau ait commencé à dériver - il n'était pas ancré - et qu'elle ait eu assez d'énergie pour ramener son fils à bord mais pas assez pour se sauver elle-même", a-t-il dit.

Le lac avait été fermé au public pour faciliter les recherches.

"Nous pensons qu'elle était dissimulée par la végétation au fond du lac" jusqu'à ce qu'elle remonte à la surface en raison du processus de décomposition, a expliqué le shérif, selon lequel la visibilité ne dépasse pas trente centimètres de profondeur dans le lac.

Naya Rivera doit sa notoriété au personnage de Santana Lopez, une étudiante pom-pom girl qu'elle a incarnée dans les six saisons de la série Glee (2009-2015).

L'actrice avait plus récemment figuré dans les séries "Devious Maids" et "Step Up: High Water".

Elle avait divorcé en 2018 du père de l'enfant, l'acteur Ryan Dorsey, et tous deux se partageaient sa garde, selon le média spécialisé dans les célébrités TMZ.

Le casting de "Glee" a été marqué par une série de drames.

Un acteur de la série, Mark Salling, a mis fin à ses jours en 2018, alors qu'il attendait le rendu d'un jugement pour possession d'images pédopornographiques.

Et le Canadien Cory Monteith est décédé en juillet 2013 d'une overdose de drogue et d'alcool.

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