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Réforme des retraites en France: peu de trains sous le sapin

Manifestations, à Paris, France, le 5 décembre 2019. REUTERS

"Fêter Noël entre grévistes": à l'approche du réveillon, les cheminots en France multiplient mardi les actions contre la réforme des retraites, deux semaines avant la date fixée par le gouvernement pour reprendre les discussions avec les partenaires sociaux, le 7 janvier.

Le nombre des grévistes connaît une érosion, puisqu'il concernait lundi environ 10% des personnels SNCF (Société nationale des chemins de fer) et une petite moitié des conducteurs. Mais la situation restera très perturbée mardi, au 20e jour de grève, que ce soit dans le réseau ferroviaire national, les trains de banlieue, ou dans le métro parisien avec toujours 6 lignes sur 16 complètement fermées.

La SNCF doit annoncer dans la journée la circulation prévue de ses trains à longue distance pour le week-end du 28-29 décembre, à l'occasion du chassé-croisé des vacances de Noël.

Pour maintenir la flamme, le syndicat CGT-Cheminots a prévu des actions toute la semaine, avec notamment "un ensemble d'initiatives pour fêter Noël entre grévistes", selon les mots de son secrétaire général, Laurent Brun.

Un "temps fort" est prévu pour samedi 28, a expliqué Erik Meyer (SUD-Rail), avec des mobilisations sur tout le territoire, à l'appel de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail.

- "Détermination" -

Lundi, des manifestants ont brièvement bloqué la circulation sur la ligne 1 (automatisée) du métro parisien et occupé des voies de train d'une gare de la capitale, la gare de Lyon. "On nous explique qu'il n'y a plus de grève, que tout se passe bien... Le but était de montrer une certaine forme de détermination", a expliqué à l'AFP Fabien Villedieu, délégué SUD-Rail qui a participé à cette action surprise.

"Le pays est bloqué, les gens ne peuvent pas prendre le train, il y a une colère sociale comme jamais", a-t-il dénoncé, en exhortant le gouvernement à "arrête(r) ses vacances".

Mais l'exécutif, qui veut remplacer les 42 régimes de retraites existants par un "système universel" par points, exclut de revenir sur la "suppression des régimes spéciaux", dont ceux des sociétés régissant le métro parisien et les trains: c'est ce qu'a rappelé son nouveau "Monsieur Retraites", Laurent Pietraszewski.

Les services du chef de gouvernement Edouard Philippe ont communiqué lundi soir le programme de concertations avec les partenaires sociaux. Ils seront reçus le 7 janvier par plusieurs ministres pour parler pénibilité et gestion des fins de carrières.

Les discussions se poursuivront, y compris avec d'autres membres du gouvernement, avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 22 janvier, pour évoquer notamment les fins de carrière à l'hôpital, la retraite progressive des fonctionnaires ou les rémunérations des enseignants.

Parallèlement, Edouard Philippe "proposera (...) une méthode de travail" concernant l'équilibre financier du système de retraites durant la "semaine du 6 janvier".

"Les sujets sur lesquels on nous propose de discuter n'ont rien à voir avec le système universel des retraites", a dénoncé lundi sur la chaîne BFM TV le numéro un du syndicat Force ouvrière, Yves Veyrier, appelant à nouveau le gouvernement à renoncer purement et simplement à la réforme. Avec la CGT, FO sera à nouveau dans la rue le 9 janvier.

Avec AFP

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Fêtes "à la Ibiza" près de Paris: prison avec sursis pour le fils du président du Liberia

Le président du Liberia, George Weah (à dr.), avec son fils Junior, au vélodrome de Marseille, le 11 juin 2005.

George Weah Junior, fils du président du Liberia, a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Versailles pour avoir organisé de nombreuses fêtes ayant troublé la tranquillité de ses voisins à Saint-Germain-en-Laye, dans la banlieue ouest de Paris.

Lors de l'audience vendredi, le tribunal correctionnel a aussi demandé à George Weah Junior, 33 ans, de verser plus de 20.000 euros au total aux voisins victimes pour couvrir leurs dommages et intérêts et leurs frais de justice.

A la barre, le fils de l'ex-star du PSG et président libérien George Weah avait "reconnu les faits matériels mais sans intention de nuire", a précisé le parquet de Versailles.

Me Matthieu Boccon-Gibod, avocat de George Weah Junior, n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

La peine d'emprisonnement prononcée est deux fois plus lourde que les réquisitions du parquet, qui avait demandé trois mois d'emprisonnement avec sursis.

"C'est une peine justifiée, qui a valeur d'exemple", a déclaré à l'AFP Ludovic Tardivel, avocat d'un des couples de voisins. "Mes clients ont subi pendant plus de deux ans des soirées de boîtes de nuit, 'à la Ibiza'... On ne parle pas de petites fêtes entre amis", a-t-il assuré.

"C'était une situation invivable, dans laquelle il n'était pas possible de dormir paisiblement, de travailler tranquillement chez soi", a abondé auprès de l'AFP Me Sophia Nizard, précisant que ce manque de repos, pendant près de deux ans, avait eu "impact important sur la santé" d'un de ses clients.

Les soirées étaient organisées au domicile du fils du président libérien. Selon les conseils des victimes, elles avaient commencé en décembre 2018 et ont duré jusqu'à l'interpellation en février dernier de George Weah Junior.

Ce dernier s'était alors excusé dans une interview au Parisien, publiée le 4 février, en soulignant toutefois que la situation de couvre-feu, instaurée par le gouvernement pour tenter d'endiguer la pandémie de Covid-19, était "très compliquée à vivre". "Mon père est très fâché", avait-il ajouté.

En Espagne, controverse autour des corridas

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Victoire "historique" des conservateurs dans un bastion travailliste

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et sa partenaire Carrie Symonds arrivent à Methodist Hall dans le centre de Londres pour voter aux élections locales du 6 mai 2021.

Les conservateurs de Boris Johnson ont salué vendredi une victoire "historique" après avoir ravi un bastion travailliste dans le Nord-Est de l'Angleterre, à l'issue d'élections locales à la valeur de test pour le pouvoir et l'unité du Royaume-Uni.

Le Parti conservateur a réussi à faire élire une députée à Hartlepool, pour la première fois en plus de cinquante ans dans ce bastion travailliste et pro-Brexit, infligeant un véritable camouflet au Labour et à son chef, Keir Starmer.

Cette victoire renforce les tories après leur prise, lors des législatives de 2019, du "mur rouge" travailliste, ces régions du Nord de l'Angleterre affectées par la désindustrialisation et favorables au Brexit.

Jill Mortimer qui succédera à l'élu sortant, démissionnaire en raison d'accusations de harcèlement sexuel, a recueilli plus de 15.000 voix, doublant presque le score de son adversaire travailliste et europhile.

Avant même les résultats officiels, un ballon géant représentant le Premier ministre Boris Johnson, bras et pouces levés en signe de victoire, avait été érigé devant le bureau de dépouillement.

Johnson "populaire"

Le dirigeant a passé sans encombre son premier test électoral depuis le raz-de-marée conservateur engrangé aux législatives et l'entrée en vigueur du Brexit.

"Ne l'oublions pas: Johnson a réalisé le Brexit, le Premier ministre est populaire parmi les électeurs ayant voté 'leave', le gouvernement tory a dépensé des sommes astronomiques durant la pandémie et a chapeauté une campagne de vaccination très réussie" contre le coronavirus, "et l'économie rebondit", a analysé sur Twitter Jane Green, professeur de sciences politiques à l'université d'Oxford.

Des éléments qui pèsent plus lourd que le très mauvais bilan de la pandémie (plus de 127.000 morts) et les récents scandales ayant mis en exergue les liens très proches entre pouvoir et intérêts privés.

Pour le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer, c'est une humiliation et de mauvais augure pour son objectif de reconstruire le Labour avant les prochaines élections générales de 2024. Avec une ligne plus centriste que son prédécesseur Jeremy Corbyn, il avait promis de remettre le parti sur les rails en prenant la tête de la formation quelques mois après sa débâcle aux législatives.

"C'est l'illustration la plus spectaculaire que le parti a jusqu'ici échoué à se rapprocher des électeurs des classes ouvrières ayant voté 'leave'", a estimé John Curtice, un spécialiste des élections britanniques, sur la BBC.

Les appels au changement ont rapidement fusé chez les travaillistes. "Keir Starmer doit réfléchir à deux fois à sa stratégie", a tweeté la députée Diane Abbott.

"Nous reculons dans des zones où nous devons gagner. La tête du Labour doit urgemment changer de direction", a abondé son collègue Richard Burgon.

Indépendance écossaise

Cette élection partielle était organisée dans le cadre d'un scrutin local et régional en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, le plus important en près de cinquante ans, reporté d'un an en raison de la pandémie.

En Ecosse, où le Parlement régional est renouvelé, c'est l'avenir du Royaume-Uni qui se joue, les indépendantistes du Parti national écossais au pouvoir (SNP), formation de la Première ministre Nicola Sturgeon, espérant une large victoire pour ouvrir la voie à un nouveau référendum d'autodétermination. Les premiers résultats sont attendus samedi soir.

Boris Johnson s'y oppose fermement, estimant que la consultation de 2014 s'étant prononcée à 55% pour le maintien au sein du Royaume-Uni ne pouvait se produire "qu'une fois par génération".

Les partisans d'un nouveau référendum soulignent que le Brexit, auquel les Ecossais étaient opposés à 62%, a changé la donne.

Après des mois de sondages promettant une envolée du SNP et une majorité en faveur de l'indépendance, le SNP pourrait toutefois déchanter, des enquêtes plus récentes lui prédisant une victoire moins éclatante qu'espéré.

"Ca se joue vraiment sur le fil du rasoir", a reconnu jeudi Nicola Sturgeon.

En tout, 48 millions d'électeurs étaient appelés à renouveler quelque 5.000 sièges dans 143 assemblées locales en Angleterre, les Parlements gallois et écossais ainsi que 13 maires, notamment dans la capitale Londres.

A Londres, le travailliste Sadiq Khan, devenu en 2016 le premier maire musulman d'une grande capitale occidentale, est donné favori pour un deuxième mandat face à son principal adversaire, le conservateur Shaun Bailey.

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