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RDC

Quatre soldats et 13 miliciens tués dans des combats au bord du lac Albert

Des personnes embarquent dans des pirogues sur le lac Albert pour fuir les violences en Itrui vers l'Ouganda à Tchomia, le 5 mars 2018.

Quatre militaires congolais et treize miliciens sont morts lors de l'attaque jeudi d'une position de l'armée congolaise au bord du lac Albert par une milice locale active dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

"Dans cette attaque de notre position de Musekere (Ituri), les Forces armées de la RDC (FARDC) ont tué treize miliciens. Nous avons perdu quatre de nos militaires", a déclaré à l'AFP, le lieutenant-général Egide Ngoy, commandant de la force navale congolaise à Kasenyi (Ituri, nord-est).

Selon l'officier, "les assaillants appartiennent à un groupe armé constitué des membres de la communauté Lendu".

En 2018, des affrontements entre les milices des communautés hema (éleveurs) et lendu (agriculteurs) pour le contrôle des terres dans le territoire de Djugu avaient fait plus d'une centaine de morts, provoqué le déplacement de plus de 300.000 personnes à l'intérieur de la province ou vers l'Ouganda de l'autre côté du lac Albert.

L'officier a affirmé par ailleurs que les forces loyalistes avaient récemment délogé ces miliciens de cette position qu'ils ont tenté sans succès de récupérer jeudi. "Nos hommes ont tenu et ont bouté les ennemis hors de Musekere", a indiqué le général Ngoy. Musekere est un village situé au bord du lac Albert dans le territoire de Djugu (Ituri).

Depuis le début de l'année 2018, l'armée dénonce régulièrement des attaques des groupes armés locaux et étrangers ciblant ses positions dans le Nord-Kivu et l'Ituri.

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Jean-Marc Kabund destitué du poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale

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Le camp kabiliste destitue le 1er vice-président de l'Assemblée nationale congolaise, proche de Tshisekedi

Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du président Felix Tshisekedi. (Source: courtesy image/social media)

Jean Marc Kabund, 38 ans, a été démis de ses fonctions. Il est le président intérimaire du parti du président Felix Tshisekedi.

La majorité au parlement de la République démocratique du Congo a destitué lundi le premier vice-président de la chambre basse du parlement.

Jean Marc Kabund, 38 ans, est le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du président Felix Tshisekedi.

Il a été démis de ses fonctions par une assemblée nationale qui est toujours dominée par les fidèles de l'ancien président Joseph Kabila.

Le vote a été le point culminant d'une journée extraordinairement controversée qui a vu les parlementaires en venir aux mains pour tenter d’empêcher l’examen de la pétition introduite à ce sujet. Une session débâcle qui a été partagée à profusion sur les réseaux sociaux.

En tout, 289 députés ont voté en faveur de la destitution de M. Kabund sur les 315 qui ont pris part à la séance; 17 ont voté contre et 9 se sont abstenus.

A l’origine de la destitution, une pétition signée par 62 députés dont l’initiateur, le député Jean-Jacques Mamba du parti de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, le Mouvement de Libération du Congo (MLC). Officieusement, la majorité reproche au député d’avoir dénoncé comme trop coûteuse une réunion prévue du parlement en congrès car il craignait une tentative de destitution du chef de l’État.

Samedi, la Cour de cassation avait mis Jean-Jacques Mamba en résidence surveillée parce qu’un autre député l’a accusé d’avoir truqué sa signature.

L’arrestation, l’interrogatoire puis la détention du député a mis en colère ses collègues qui dénoncent une violation de son immunité parlementaire et de la Constitution. La majorité s'est d’ailleurs prononcée à l’audience de destitution pour la libération immédiate de leur collègue et l’arrêt des poursuites contre lui. Il demeure en résidence surveillée.

Lundi soir le député Kabund a écrit sur son compte Twitter qu’il n’était pas surpris de sa destitution. « Ce passage en force du FCC est la preuve que le complot était ourdi et va au-delà de ma destitution. En vrai Tshisekediste, je quitte ce poste la tête haute et sans compromission », lit-on.

Des députés congolais en viennent aux mains à l'Assemblée nationale

À gauche, Felix Tshisekedi, et au centre Jean-Marc Kabund, lors d'une conférence de presse au siege de l'UDPS, Limete, Kinshasa, en RDC le 28 octobre 2016. (VOA/Top Congo)

Des députés en sont venus aux mains lundi en pleine séance dans l'enceinte de l'Assemblée nationale à Kinshasa en République démocratique du Congo après plusieurs jours de tensions marqués par l'arrestation d'un parlementaire samedi.

"Nous suspendons la séance", a lancé du haut de son perchoir la présidente de l'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, devant qui une bonne vingtaine de députés s'empoignaient violemment.

Mme Mabunda a mis en cause les députés de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du président de la République Félix Tshisekedi.

"Je crois qu'on nous avait annoncé que le groupe UDPS ferait des incidents", a-t-elle déclaré lors de cette séance retransmise sur l'une des chaînes de la télévision d'Etat RTNC.

Les députés du parti présidentiel -minoritaire à l'Assemblée- se sont physiquement opposés à l'examen de la pétition demandant la "déchéance" d'un des leurs, Jean-Marc Kabund, vice-président de l'Assemblée nationale, d'après des observateurs présents sur place.

Cette pétition a été lancée par un autre député, Jean-Jacques Mamba, du parti d'opposition de l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba.

M. Mamba avait été arrêté samedi parce qu'il était accusé de faux et usage de faux par un député assurant qu'il avait contrefait sa signature au bas de la pétition.

Il s'agit d'une crise au sein de la coalition au pouvoir qui réunit les forces politiques du chef de l'Etat Félix Tshisekedi, et celles de son prédécesseur Joseph Kabila, largement majoritaires à l'Assemblée.

Avant cette séance agitée, le président Tshisekedi avait reçu la présidente de l'Assemblée nationale Jeanine Mabunda, issue du Front commun pour le Congo (FCC) fidèle à Joseph Kabila.

Reprise du procès de Vital Kamerhe, principal allié du président congolais

Vital Kemehe au premier jour de son procès dans la prison de Makala (CPRK), Kinshasa, RDC, 11 mai 2020. VOA/Capture d'écran

Vital Kamerhe, principal allié du président de la République démocratique du Congo, et son coprévenu sont passés à l'offensive en clamant leur innocence lundi à la reprise de leur procès pour détournement de fonds présumé devant un tribunal à Kinshasa.

A la barre, M. Kamerhe, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, a demandé sa remise en liberté provisoire. "Je veux qu'on puisse m'aider à comprendre pourquoi je suis à Makala", a-t-il ajouté, en citant le nom de la prison centrale de Kinshasa, où il est en détention depuis le 8 avril.

M. Kamerhe a déclaré vouloir "laver" son honneur et celui de ses enfants, face au tribunal qui l'accuse du détournement de quelque 50 millions de dollars de fonds publics alloués à la construction de 4.500 logements sociaux.

Sur le fond, M. Kamerhe a affirmé que le contrat entre l'Etat et la société Samibo avait été signé en avril 2018, avant sa nomination en janvier 2019, dossier à l'appui et prenant à témoin la caméra qui filme le procès pour la chaîne d'Etat RTNC.

"Je suis innocent", a clamé son coaccusé, l'entrepreneur libanais Jammal Samih, 78 ans, patron de Samibo.

"Je suis depuis 52 ans dans ce pays", a lancé M. Samih, affirmant avoir été "consul honoraire" du Liban à l'époque du Zaïre (l'ancien nom de la RDC jusqu'en 1997).

Comme il y a deux semaines, l'audience devant le tribunal de grande instance a eu lieu dans l'enceinte même de la prison centrale de Makala. Les deux prévenus portent la chemise jaune et bleue des détenus de Makala.

Fermée aux autres médias, l'audience est retransmise en direct par la RTNC.

Ancien président de l'Assemblée nationale, passé à l'opposition, M. Kamerhe a été le principal allié de Félix Tshisekedi lors de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 qui a conduit à la première transition pacifique du pouvoir.

Il n'a pas démissionné, ni n'a été démis de ses fonctions depuis son interpellation. La présidence a annoncé la désignation d'un intérimaire à son poste de directeur de cabinet.

Ses deux précédentes demande de remise en liberté provisoire ont été rejetées.

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