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Quatre partisans de Katumbi en prison pour "injures" à Kabila


Des policiers encerclent le Palais de Justice de Lubumbashi, en RDC, le 5 janvier 2017. (VOA/Narval Mabila)

Quatre partisans de l'opposant congolais Moïse Katumbi ont été placés en détention à Lubumbashi, dans l'est de la RDC, pour "injures au chef de l’État" Joseph Kabila.

Ces quatre personnes avaient été arrêtés samedi à Lubumbashi (sud-est), après un rassemblement d'Ensemble, la plate-forme électorale lancée début mars en Afrique du Sud par Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle prévue en décembre en RDC.

"Nos militants sont accusés d'injures au chef de l'État et de rébellion à l'autorité", a déclaré Gabriel Kyungu, coordonnateur d'Ensemble. "Nous exigeons leur libération immédiate", at-il ajouté.

>> Lire aussi : Katumbi sera jugé fin juin pour recrutement de mercenaires en RDC

"La police nous a amené quatre personnes samedi, parmi elles un mineur, qui manifestaient dans la rue. En attendant d'achever l'enquête, qui est secrète à ce stade, elles sont détenues sous mandat d'arrêt provisoire" depuis mercredi à la prison centrale de Lubumbashi, a confirmé une source du parquet de la ville.

"L'injure publique est punissable par la loi de notre pays. La police a fait son travail, il appartient à la justice de faire le sien", a réagi le chef de la police du Haut-Katanga, le général Paulin Kyungu.

Ancien gouverneur du Katanga et homme fort de Lubumbashi, M. Katumbi risque la prison s'il revient en RDC, où il a été condamné dans une affaire immobilière dont il conteste tout fondement.

Il est également accusé de recrutement de mercenaires.

>> Lire aussi : Ouverture d'une "information judiciaire" contre l'opposant Katumbi

Mercredi à Lubumbashi, plusieurs personnes ont été blessées lors d'affrontements entre des militants de la majorité et de l'opposition, après l'annulation d'un meeting de l'opposition par les autorités.

Les élections du 23 décembre doivent organiser la succession et le départ du président Joseph Kabila, qui est resté au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat intervenue selon la Constitution le 20 décembre 2016.

Les manifestations d'opposition sont systématiquement interdites ou réprimées dans le pays. Une quinzaine de personnes ont été tuées au cours de trois marches organisées dans le pays à l'appel d'un collectif des laïcs proche de l’Église catholique.

Avec AFP

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