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Quatre mois de contestation antigouvernementale au Soudan

Omar el-Béchir, président du Soudan, écoute Hosni Mubarak lors d'une réunion au Caire, le 22 février 2009.

Rappel des dates-clés de quatre mois d'une contestation populaire au Soudan qui a débouché sur le renversement par l'armée du président Omar el-Béchir, transféré dans la nuit de mercredi dans une prison de Khartoum.

Au moins 65 personnes sont mortes depuis le début de la contestation, selon un bilan officiel.

- Le prix du pain -

Le 19 décembre 2018, des centaines de Soudanais manifestent, à l'appel de l'Association des professionnels soudanais (SPA), après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, objet d'une pénurie.

Les manifestations coïncident avec le retour après un an d'exil du leader de l'opposition Sadek al-Mahdi, ancien Premier ministre chassé du pouvoir en 1989 par le coup d'Etat d'Omar el-Béchir.

- "Liberté, liberté" -

"Liberté, Liberté", "le peuple veut la chute du régime", scandent le 20 décembre des manifestants. Huit d'entre eux sont tués dans des affrontements avec les forces de l'ordre.

Le 24, Omar el-Béchir promet "de vraies réformes".

Le 1er janvier 2019, une vingtaine de formations politiques réclament un changement de régime.

Omar el-Béchir limoge quelques jours plus tard son ministre de la Santé après une augmentation des prix des médicaments.

Le 9, les forces anti-émeutes tirent à balles réelles dans un hôpital à Omdourman, ville voisine de la capitale, où étaient soignés des manifestants blessés, selon Amnesty International.

Le 21, plusieurs arrestations ont lieu à Khartoum lors d'une nouvelle marche vers le palais présidentiel.

- Etat d'urgence -

Le 22 février, le président décrète l'état d'urgence et limoge le gouvernement. Le 24, le nouveau Premier ministre Mohamed Taher Ela prête serment.

Le 1er mars, M. Béchir remet les rênes du Parti du congrès national (NCP) à Ahmed Haroun. La contestation, réduite en raison de l'état d'urgence et des nombreuses arrestations, continue à Khartoum et à Omdourman.

- Devant le QG de l'armée -

Le 6 avril, début de rassemblements massifs devant le quartier général de l'armée à Khartoum.

Le 8, les manifestants réclament des négociations avec l'armée pour former un "gouvernement de transition".

Le 9, les forces de sécurité tirent des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les milliers de protestataires. Selon des témoins, des soldats tirent en l'air pour repousser les forces de l'ordre.

Le même jour, la police ordonne à ses forces de ne pas "intervenir" contre la foule.

Cependant, 11 personnes, dont six membres des forces de sécurité, sont tuées lors de manifestations à Khartoum, selon le gouvernement.

- Destitution -

Le 11, l'armée annonce la destitution d'Omar el-Béchir, remplacé par un "Conseil militaire de transition" pour deux ans.

Malgré un couvre-feu imposé pour un mois, des milliers de manifestants marquent leur rejet d'un "coup d'Etat" devant le QG de l'armée.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et l'Union européenne (UE), exhortent les militaires à intégrer les civils à cette transition.

L'ONU réclame une transition respectant les "aspirations démocratiques" des Soudanais. L'Union africaine critique la "prise de pouvoir par l'armée".

- Démission du chef du Conseil militaire -

Le 12, après une journée à la tête du Conseil militaire de transition, Awad Ibn Ouf renonce au pouvoir, nommant à sa place un autre militaire, Abdel Fattah al-Burhane. Scènes de liesse à Khartoum.

Le lendemain, Abdel Fattah al-Burhane annonce la levée du couvre-feu et la libération des manifestants arrêtés. Il s'engage à faire juger les personnes ayant tué des manifestants, promettant d'"éliminer les racines" du régime de Béchir.

Le Conseil militaire annonce la démission du chef du puissant service de renseignement soudanais NISS, qui a dirigé la répression de la contestation.

Le 15, la SPA réclame "la dissolution du Conseil militaire et son remplacement par un conseil civil qui comprenne des représentants de l'armée".

L'UA menace de suspendre le Soudan si l'armée ne quitte pas le pouvoir au profit d'une "autorité politique civile" d'ici 15 jours.

Le 16, le Conseil militaire annonce avoir limogé le Procureur général, Omer Ahmed Mohamed, une autre revendication des meneurs de la contestation.

Le 17, Omar el-Béchir est transféré dans une prison du nord de Khartoum, selon un de ses proches.

Des milliers de personnes sont toujours présentes devant le QG de l'armée dans la capitale.

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11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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L’Algérie et le Sénégal en finale de la 32e édition de la CAN Egypte 2019

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