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Crise du Golfe : Tillerson rencontre le quartet anti-Qatar

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson au Qatar le 11 juillet 2017.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson est arrivé mercredi à Jeddah en Arabie saoudite pour rencontrer ses homologues du quartet anti-Qatar, poursuivant une difficile médiation dans cette crise diplomatique inédite dans le Golfe.

M. Tillerson s'est déjà rendu dans le cadre de sa tournée à Doha et à Koweït, un autre médiateur dans la dispute qui oppose l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte au Qatar à propos du soutien aux groupes extrémistes et des liens avec l'Iran.

La veille à Doha, le Qatar et les Etats-Unis ont annoncé la signature d'un accord sur la "lutte contre le financement du terrorisme", une tentative de répondre aux accusations des adversaires de Doha.

Mais cet accord a été aussitôt jugé "insuffisant" pour un début de règlement de la crise par le quartet arabe anti-Qatar, qui voit également d'un mauvais oeil les liens de Doha avec l'Iran, principal rival régional de l'Arabie saoudite.

M. Tillerson, conscient de la difficulté de la tâche, est arrivé en fin de matinée à Jeddah sur la mer Rouge s'entretenir avec les ministres des Affaires étrangères saoudien, émirati, bahreïni et égyptien.

Ces pays ont rompu le 5 juin avec le Qatar à qui ils imposent également des sanctions économiques, dont la fermeture de son unique frontière terrestre, avec l'Arabie saoudite.

Dans un communiqué sur l'accord conclu entre Washington et Doha, les quatre pays arabes ont dit "ne pas se fier" au Qatar pour avoir, selon eux, failli à de précédents engagements et "en l'absence de normes de contrôle" de ses activités.

Ils ont prévenu qu'ils maintenaient en l'état l'embargo "tant que les autorités qataries n'auront pas satisfait à l'ensemble de (leurs) demandes".

- Tillerson du côté du Qatar ? -

Pour revenir sur leurs sanctions, les quatre pays ont exigé le 22 juin la satisfaction de 13 demandes, dont la fermeture de la chaîne de télévision Al-Jazeera et d'une base turque, ainsi qu'une révision des liens avec l'Iran.

Doha a rejeté en bloc ces demandes, estimant qu'elles violaient sa souveraineté.

M. Tillerson espérait capitaliser sur l'accord de Doha.

Cet accord repose sur la décision d'"éradiquer le terrorisme de la terre", prise par le sommet ayant réuni fin mai à Ryad une cinquantaine de dirigeants musulmans autour du président américain Donald Trump, a-t-il dit mardi.

Cet engagement "va commencer immédiatement sur plusieurs fronts", selon lui.

Mais les quatre adversaires restent intransigeants. "Une solution temporaire n'est pas une sage" initiative, a commenté le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash.

Plus virulent, l'analyste saoudien Abderrahmane al-Rached, semble douter de l'impartialité de M. Tillerson. "Le secrétaire d'Etat peut pencher du côté du Qatar s'il le veut mais il doit réaliser qu'il compliquera davantage la question, déjà très complexe".

Cet analyste, connu pour exprimer un point de vue proche de celui des autorités saoudiennes, a ajouté dans le quotidien à capitaux saoudiens Asharq Al-Awsat qu'à moins d'un changement dans la politique du Qatar, "la tension va s'accentuer".

- Défi -

Pour sa part, le Qatar maintient une position de défi.

Son ministère de la Défense a annoncé mardi soir sur Twitter l'arrivée d'un cinquième contingent de l'armée turque au Qatar, où Ankara dispose d'une base militaire dont la fermeture est exigées par les adversaires de Doha.

Mardi, le secrétaire d'Etat a dit aborder avec prudence la rencontre de Jeddah. "J'entends explorer les options sur la façon dont nous pourrions avancer".

Son conseiller, RC Hammond, a estimé qu'un règlement pourrait prendre des mois. Il a dit que des concessions devraient être faites par les deux camps et qu'en matière de soutien aux groupes extrémistes, "il n'y a pas de mains propres", allusion au possible financement par des adversaires du Qatar de tels groupes.

Face à la complexité de la situation, l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a exprimé son "amertume", tout en assurant "ne pas renoncer" à sa médiation dans cette crise "sans précédent".

Avec AFP

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Xi Jinping, allié et rival, en visite d'Etat en France

Le président français Emmanuel Macron, son épouse Brigitte, le président chinois Xi Jinping, et son épouse Peng Liyuan posent devant la porte de la villa Kerylos avant un dîner le 24 mars 2019 à Beaulieu-sur-Mer, près de Nice.(Photo de JEAN-PAUL PELISSIER / POOL / AFP)

Le président chinois Xi Jinping est en France pour une visite d’Etat de trois jours sur fond d’inquiétudes grandissantes sur les investissements tous azimuts de Pékin qui poussent Paris, Berlin et Bruxelles à tenter de mettre en place une stratégie commune européenne face à cet allié “stratégique”.

Au lendemain de la signature d’un protocole d’accord entre Rome et Pékin sur les “nouvelles routes de la soie” mettant à mal cette unité européenne, le dirigeant de la deuxième puissance économique mondiale a été accueilli dimanche par Emmanuel Macron à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Après une séance de travail à l’Elysée et un dîner d’Etat lundi, une réunion se tiendra mardi au palais présidentiel avec le chef de l’Etat français, le président chinois, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

“On a laissé faire une stratégie de concurrence interne et de division qu’il faut maintenant surmonter”, souligne-t-on à l’Elysée pour expliquer la tenue de cette réunion, inédite dans ce format. “Le temps de la concurrence interne entre Européens doit s’achever, c’est ce changement de logiciel qui est aujourd’hui à l’oeuvre”.

Le chemin vers une coordination européenne s’annonce toutefois difficile.

Certes, Paris, Berlin et Bruxelles affichent une détermination sans faille. Certes, les dirigeants européens ont durci le ton lors du Conseil européen vendredi à Bruxelles où la Chine est désormais qualifiée de “rival systémique”. Et l’UE est échaudée par la lenteur de l’ouverture de l’économie chinoise et la multiplication d’acquisitions chinoises dans des secteurs stratégiques européens.

PARTITION EN SOLO DE L’ITALIE

Mais dans les faits, les pays européens continuent d’agir en ordre dispersé, comme en témoignent les décisions unilatérales prises tant sur les questions des télécoms que sur celle relative aux “nouvelles routes de la soie”.

Lancé en 2013 par le président Xi Jinping et connu en Chine sous le nom de “Belt and Road initiative” (BRI), ce projet est un vaste plan de développement des liens terrestres et maritimes entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

Plusieurs pays de l’UE, dont la Croatie, la Hongrie, la Grèce, la Pologne et le Portugal, ont d’ores et déjà conclu des protocoles d’accord avec Pékin dans le cadre de cette initiative, rejointe par Rome, et à laquelle Paris, Berlin et Londres refusent d’adhérer sans garanties de “réciprocité”.

Sur la question de Huawei, l’équipementier télécoms chinois soupçonné par des pays occidentaux d’être utilisé par Pékin à des fins d’espionnages, la coordination européenne peine également à se concrétiser. Monaco, où Xi Jinping sera dimanche, a signé un partenariat avec Huawei en septembre dernier.

“Chaque Etat souverain a fait ses choix plus ou moins rapidement”, commente-t-on diplomatiquement à Paris, où les arbitrages sur Huawei n’ont pas encore été rendus.

BILAN BILATÉRAL “SATISFAISANT”

Sur le plan bilatéral, un an après la feuille de route actée en janvier 2018 lors de la visite d’Emmanuel Macron à Pékin, Paris évoque un “bilan satisfaisant”, citant entre autres la mise en service de l’EPR de Taishan, le lancement d’un satellite franco-chinois et la levée de l’embargo sur le boeuf français.

Lundi, lors de la visite de Xi Jinping qui intervient au moment symbolique du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, “il y aura des contrats”, a-t-on indiqué à l’Elysée sans plus de précisions.

La semaine dernière, une source à la présidence française avait fait état de “signaux positifs” concernant la finalisation prochaine d’un contrat portant sur une commande de 184 Airbus A320, qui représenterait un montant de plus de 18 milliards de dollars.

“La Chine, c’est pour nous à la fois un défi et un partenaire”, a souligné mercredi le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian. “Nous devons être très vigilants sur les actions que peut entreprendre la Chine en essayant d’aspirer à elle nos propres technologies”.

Autre point qui sera abordé lors de cette visite, la question des droits de l’Homme et de la situation des Ouighours, minorité musulmane et turcophone persécutée selon les ONG.

Interpellée par Human Rights Watch en amont de cette visite, la présidence française a indiqué qu’il s’agissait d’un “grand sujet de préoccupation” et assuré que la question des droits de l’Homme serait “comme toujours” abordée, “dans le respect et la franchise”.

Avec Reuters

Nouvelle-Zélande: enquête nationale officielle sur le massacre des mosquées

La première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, près de la mosquée Al-Noor, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 22 mars 2019. REUTERS / Jorge Silva TPX - IMAGES DU JOUR

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d'établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage.

Cette Commission royale, soit l'enquête judiciaire aux pouvoirs les plus étendus de Nouvelle-Zélande, doit déterminer comment un seul tueur a pu abattre 50 fidèles le 15 mars, une attaque qui a ébranlé le monde entier, a-t-elle déclaré.

"Il est important que rien ne soit laissé au hasard pour déterminer comment cet acte de terrorisme s'est produit et comment nous aurions pu l'empêcher", a dit Mme Ardern à la presse.

Les services de renseignement et de police se sont retrouvés au centre de critiques dans la foulée de l'attaque, certains leur reprochant de s'être trop focalisés sur les menaces islamistes.

Les victimes à Christchurch étaient toutes musulmanes, et le tueur est un suprémaciste blanc convaincu que les musulmans "envahissent" les pays occidentaux.

"Une question à laquelle nous devons répondre c'est de savoir si oui ou non nous aurions dû en savoir plus", a déclaré Mme Ardern. "La Nouvelle-Zélande n'est pas un Etat de surveillance (...) mais il y a des questions qui attendent des réponses".

La Première ministre a exclu le retour de la peine de mort pour le suspect, un extrémiste australien de 28 ans. Brentan Tarrant a été arrêté quelques minutes après les attaques et a été pour l'heure inculpé d'un chef de meurtre.

Des détails concernant cette enquête doivent encore être précisés mais celle-ci sera exhaustive et rendra ses conclusions dans un délai raisonnable, a-t-elle ajouté.

Avec AFP

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