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Le Qatar blanchi pat l'OIT sur le travailleurs immigrés


Chantier de Qatar Rail, à Doha, au Qatar.

L'Organisation internationale du travail (OIT) a jugé mercredi que le Qatar, organisateur du Mondial-2022 de football, ne violait pas les droits des travailleurs immigrés et a décidé de clore la plainte qui visait l'émirat.

Le Qatar a été dénoncé depuis plusieurs années par des ONG et des syndicats au sujet des conditions de travail des quelque 2 millions de travailleurs immigrés, notamment sur les chantiers de construction en vue du Mondial.

Le Conseil d'administration de l'OIT a décidé de "clore la plainte (..) relative au non-respect de la convention sur le travail forcé et de la convention sur l'inspection du travail par le Qatar", a annoncé l'organisation basée à Genève, dans un communiqué.

"L'OIT salue la décision du Qatar de coopérer de manière substantielle avec l'Organisation pour la promotion et la protection des droits des travailleurs et espère que ce programme de coopération sera mis en oeuvre avec succès au cours des trois prochaines années", a déclaré son directeur général Guy Ryder.

L'OIT veut notamment abolir le système controversé de parrainage ("kafala") et le remplacer par un système de contrat, et interdire la confiscation des passeports des travailleurs migrants.

Le Qatar a déjà annoncé en décembre 2016 qu'il allait mettre fin à ce système, considéré comme la cause de tous les abus contre les travailleurs migrants.

En vertu de la "kafala", tous les travailleurs étrangers doivent avoir un "parrain" local -individu ou entreprise- et obtenir une autorisation de sa part pour changer d'emploi ou quitter le pays d'accueil.

Le Qatar a par ailleurs annoncé le mois dernier qu'il allait mettre en place un salaire minimum pour les travailleurs.

L'International Trade Union Confederation (ITUC), qui était co-auteur de la plainte déposée en 2014, a estimé que la décision de l'OIT "ouvre une nouvelle ère pour les droits des travailleurs" au Qatar.

"Le Qatar a fixé une nouvelle norme pour les Etats du Golfe et elle doit être suivie par l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis où des millions de travailleurs migrants sont prisonniers d'un esclavage moderne", a déclaré le secrétaire général de ce syndicat, Sharan Burrow, dans un communiqué.

Avec AFP

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