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Purge au sein du parti au pouvoir en Guinée équatoriale


Affiche électorale du Parti démocratique du Guinée équatoriale (PDGE), dans une rue déserte de Malabo, le 25 avril 2016.

Le parti au pouvoir en Guinée équatoriale a expulsé 42 de ses militants, parmi lesquels plusieurs anciens cadres du régime, pour leur participation présumée à un coup d'Etat que Malabo affirme avoir déjoué fin 2017, a appris l'AFP dimanche auprès de ce parti.

"Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) a décidé l'expulsion définitive de ses frères militants pour leur participation à la tentative de (...) déstabilisation de la Guinée équatoriale, vainement perpétrée le 24 décembre 2017, sous le patronage d'un groupe de terroristes et de mercenaires", selon une résolution du PDGE prise vendredi à l'issue de la tenue d'un conseil de discipline du parti.

Parmi les personnalités du PDGE expulsées, figurent l'ancien ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesomo, l'ex-directeur de la sécurité du président Teodoro Obiang Nguema, Julian Ondo Nkumu, un ancien juge au tribunal de Bata, Ruben Clemente Engonga Nguema, ainssi que le juge Martin Obiang et le fils du ministre de l'Intérieur Clemente Engonga Nguema Onguene.

Le deuxieme parti de l'opposition équato-guinéenne, Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), rappelle dans un communiqué avoir annoncé en mars que la tentative de coup d'Etat avait été organisée au sein du PDGE, ce qui "confirme et justifie le mécontentement généralisé" à l'égard de "la mauvaise politique du régime d'Obiang".

Début janvier, Malabo avait annoncé avoir déjoué un "coup d'Etat" et l'arrestation d'une trentaine d'hommes armés Tchadiens, Centrafricains et Soudanais au Cameroun où ils sont toujours détenus.

Le ministre de la Sécurité, Nicolas Obama Nchama, avait alors affirmé dans un communiqué que les mercenaires arrêtés avaient été "contactés par des Équato-guinéens militants de certains partis d’opposition radicale avec le soutien de certaines puissances" étrangères.

Le procès de cette tentative de coup d'Etat pourrait se tenir en février 2019 prochain, selon des sources proches du pouvoir à Malabo. Mais les négociations pour l'extradition des mercenaires étrangers arrêtés et détenus au Cameroun tardent cependant à aboutir.

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de la population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d'Etat depuis son indépendance de l'Espagne en 1968.

Avec AFP

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