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Tunisie

Prolongation de l'état d'urgence en vigueur depuis trois ans en Tunisie

Un policier tunisien passe un point de contrôle à Kairouan, Tunisie, le 18 mai 2013.

La présidence tunisienne a annoncé mardi la prolongation jusqu'au 6 décembre de l'état d'urgence, en vigueur dans le pays depuis désormais trois ans, à la suite d'une série d'attaques jihadistes sanglantes en 2015.

Cette nouvelle prolongation intervient une semaine après un attentat suicide sur la principale avenue de la capitale, qui a fait 20 blessés légers.

Sans donner d'explications sur les raisons de cette prolongation, la présidence indique que le chef de l'Etat Béji Caïd Essebsi a pris cette décision après avoir consulté le président du Parlement mais aussi le Premier ministre Youssef Chahed, avec qui les relations sont tendues.

La présidence a fait savoir lundi soir qu'elle n'approuvait pas le remaniement annoncé par M. Chahed, qui touche 13 ministères mais n'entraîne pas de changement majeur dans les principaux postes gouvernementaux. Ce remaniement n'a pas besoin d'être entériné par le président.

L'instabilité politique qui augmente à l'approche des scrutins présidentiel et législatif prévus en 2019 inquiète nombre d'observateurs, la Tunisie restant fragilisée, en dépit d'une reprise de la croissance, par un chômage et une inflation qui exacerbent des tensions sociales fortes, près de huit ans après la révolution.

L'état d'urgence avait été proclamé dans tout le pays le 24 novembre 2015 après un attentat, revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique (EI), contre un bus de la sécurité présidentielle en plein Tunis, qui avait fait 12 morts.

L'année 2015 avait été aussi marquée par deux autres attentats sanglants de l'EI contre des touristes au musée de Bardo à Tunis et dans une zone touristique de Sousse (est) qui avaient fait au total 60 morts (59 touristes et un policier).

La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, lorsque des dizaines de jihadistes avaient attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane (sud), à la frontière avec la Libye.

La Tunisie qui a fait face après la révolution de 2011 à l'émergence de groupes jihadistes, continue à perdre chaque année des militaires et policiers tués notamment dans les zones montagneuses frontalières de l'Algérie.

Le 29 octobre, une trentenaire sans emploi a déclenché une charge explosive artisanale qu'elle transportait sur l'avenue Bourguiba, en visant une patrouille de policiers, le premier attentat dans la capitale depuis trois ans.

L'état d'urgence octroie des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Il permet notamment l'interdiction des grèves et des réunions "de nature à provoquer (...) le désordre" ou encore l'adoption de mesures "pour assurer le contrôle de la presse".

Avec AFP

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Nouvelle série de pourparlers libyens en Tunisie sous l'égide de l'ONU

L'envoyée intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, lors de l'ouverture du Forum de dialogue politique libyen organisé à Gammarth à la périphérie de la capitale tunisienne, en présence du président tunisien Kais Saied, le 9 novembre 2020.

Soixante quinze représentants libyens ont entamé des pourparlers politiques près de Tunis lundi, sous l'égide de l'ONU qui s'est dite "optimiste" d'aboutir à un accord sur un gouvernement unifié et l'organisation d'élections dans le pays en conflit.

Les pourparlers réunissent à Gammarth, au nord-est de Tunis, 75 Libyens de tous les bords sélectionnés par l'ONU, y compris parmi les principaux camps rivaux. Objectif: sortir leur pays du chaos dans lequel il a sombré après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué par des rebelles en 2011.

La Libye est aujourd'hui déchirée entre deux autorités rivales: le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans l'Ouest, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.

"C'est un moment historique (...). Un rendez-vous avec l'Histoire", a déclaré le président tunisien Kais Saied à l'ouverture des pourparlers. Le consensus est réalisable "si les forces étrangères s'abstiennent de toute ingérence" en Libye.

Pour M. Saied, "ceux qui seront impliqués dans la phase de transition doivent s’engager à ne pas se présenter" aux élections générales, à "rédiger une Constitution provisoire" et à "fixer les dates des prochaines élections".

Depuis septembre, les deux camps rivaux, encouragés par l'ONU, sont retournés à la table des négociations avec des réunions thématiques au Maroc, en Egypte en Suisse et en Tunisie, pour tenter de mettre en place une feuille de route sur la transition dans le pays.

Ces séries de discussions ont été possibles après l'arrêt des combats entre les forces rivales en juin, après la mise en échec de l'offensive lancée par les pro-Haftar pour prendre le contrôle de Tripoli.

Le but des pourparlers de Tunisie est de choisir un conseil présidentiel de trois membres représentant la Cyrénaïque (Est), la Tripolitaine (Ouest) et le Fezzan (Sud) -les grandes régions libyennes-, et un chef de gouvernement chargé de former un cabinet unifié.

"Il y a là une occasion pour mettre fin au conflit tragique" et "façonner l'avenir de la Libye", a dit dans un discours enregistré le patron de l'ONU Antonio Guterres, diffusé au début des pourparlers.

En octobre, les parties en conflit ont signé un accord de cessez-le-feu historique en Libye, ouvrant la voie à une reprise de la production pétrolière, économiquement vitale, et à des progrès dans les négociations politiques.

"Les élections doivent être l'objectif ultime ici", a martelé dimanche la cheffe par intérim de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), Stephanie Williams, présente aux négociations de Gammarth.

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