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Procédure judiciaire sans fin pour un blogueur mauritanien

Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, bloggeur accusé de blasphème en Mauritanie, 3 février 2017. (Twitter/Cridem.org)

Un jeune Mauritanien, dont la condamnation à mort pour blasphème avait été commuée en une courte peine de prison qui aurait dû lui permettre de recouvrer la liberté en novembre, est toujours en "détention administrative", ont indiqué les autorités mauritaniennes, alors que les appels à sa libération se multiplient.

Mohamed Cheikh Ould Mohamed, également connu sous le nom de Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, "est en détention administrative en attendant la fin de la procédure judiciaire", a déclaré vendredi le commissaire-adjoint aux droits de l'homme mauritanien, Rassoul Ould El-Khal.

S'exprimant devant la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples à Nouakchott, le responsable a notamment évoqué le "pourvoi en cassation déposé par le parquet" après la réduction de sa peine.

M. Ould Mkheitir aurait dû retrouver la liberté après sa condamnation, le 10 novembre par une cour d'appel à Nouadhibou (nord-ouest), à deux ans de prison ferme alors qu'il a déjà passé quatre années en détention provisoire.

Depuis novembre, les autorités mauritaniennes ne s'étaient pas officiellement exprimées sur son sort.

Vendredi, une vingtaine d'ONG, dont Amnesty International, ont indiqué dans un communiqué que Nouakchott avait récemment fait valoir que le jeune homme était "en détention administrative pour sa propre sécurité".

>> Lire aussi : Des ONG réclament la libération du blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed en Mauritanie

Interrogée par l'AFP, une source proche des autorités a évoqué un "lieu sûr à Nouakchott".

"Cette rétention administrative viole la loi. Le pourvoi en cassation n'est pas suspensif de la relaxe de M. Ould Mkheitir, qui doit être immédiatement remis en liberté", a déclaré à l'AFP son avocate, Fatimata M'Baye.

La vingtaine d'ONG a également à nouveau réclamé la fin de sa mise "au secret", et exhorté l'Etat à "garantir" sa sécurité.

Musulman âgé d'une trentaine d'années, M. Ould Mkheitir est détenu depuis janvier 2014.

>> Lire aussi : Condamnation à mort d'un Mauritanien pour apostasie

Il avait été en première instance reconnu coupable d'apostasie --le fait de renoncer à sa religion-- pour un article sur internet taxé de blasphème envers le prophète de l'islam, Mahomet, mais il avait exprimé son repentir.

Il avait été condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou.

L'annonce de la réduction de sa peine en appel a provoqué des manifestations de protestation. Le gouvernement a adopté dans la foulée un projet de loi durcissant la législation contre les auteurs d'apostasie et de blasphèmes, désormais passibles de la peine de mort, sans plus tenir compte d'un éventuel repentir.

En raison de ce projet de loi, la Mauritanie a enregistré le plus fort recul d'Afrique (-17 places) dans le classement sur la liberté de la presse de l'ONG Reporter Sans Frontières.

La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987.

Avec AFP

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Somalie: un Etat du Sud bouclé avant une élection régionale

Carte de Jubaland, Somalie

L'Etat du Jubaland, dans le sud de la Somalie, était bouclé mercredi, à la veille d'une élection sur fond d'opposition entre autorités régionales et fédérales, et de tensions avec le Kenya et l'Ethiopie voisins.

Le scrutin très disputé pour la présidence de cet Etat semi-autonome a été reporté à plusieurs reprises à cause, selon les analystes, d'une lutte de pouvoir entre Mogadiscio, le gouvernement régional et leurs soutiens étrangers.

Les autorités de la capitale régionale, le port de Kismayo, ont décrété la fermeture de l'aéroport et des frontières jusqu'au 23 août.

"Les forces de sécurité patrouillent dans et autour des quartiers périphériques de Kismayo pour prévenir toute tentative de perturber l'élection. L'aéroport a aussi été temporairement fermé de sorte qu'il n'y aura aucun vol le jour de l'élection", a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire local, Abdulkarim Warsame.

Le président du Jubaland et favori du scrutin est Ahmed Madobe, un ancien seigneur de guerre qui, avec l'aide de troupes kényanes, a chassé les islamistes shebab de leur bastion, Kismayo, en 2012.

Mogadiscio est accusé par le Jubaland de tenter d'évincer M. Madobe en apportant son soutien à l'opposition, dans l'espoir, selon les observateurs, de voir un président loyaliste accéder au pouvoir dans cette région stratégique et d'accroître le contrôle du gouvernement fédéral.

Les autorités de Mogadiscio ont annoncé qu'elles ne reconnaîtraient pas le résultat du scrutin de jeudi, après avoir refusé la semaine dernière le nouveau Parlement --qui désigne le président régional--, jugé non inclusif.

Les opposants à M. Madobe organisent un scrutin parallèle.

La Mission des Nations unies en Somalie a appelé mercredi à "un seul processus électoral, crédible, inclusif, équitable et pacifique". "Nous redoutons qu'en l'absence d'un tel accord, la probabilité d'une instabilité et de la division au sein du Jubaland n'augmente de manière significative", a-t-elle ajouté.

Selon Matt Bryden, du centre d'analyse Sahan, basé à Nairobi, ces tensions ont des implications plus larges, dans la mesure où le Kenya soutient fermement son allié Madobe tandis que l'Ethiopie est au côté des autorités de Mogadiscio pour l'évincer.

Selon lui, il existe "un risque pour la stabilité de la région, pas seulement de la Somalie".

Le Kenya considère le Jubaland, une région relativement prospère de Somalie où il a beaucoup de troupes, comme une zone-tampon entre son territoire et les shebab qui ont mené plusieurs attaques sanglantes sur son sol.

Avec AFP

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