Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Excision: procès contre un médecin égyptien et le père de trois filles


Badge affichant un symbole anti-MGF porté par une volontaire à une conférence lors de la Journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines au Caire, Égypte, 6 février 2018. (REUTERS/Amr Abdallah Dalsh)

"Le médecin est allé chez elles, sous couvert de leur administrer un vaccin contre le coronavirus", a indiqué le parquet général.

"Elles ont perdu conscience et lorsqu'elles se sont réveillées, elles ont été choquées de trouver leurs jambes attachées et de ressentir une douleur au niveau de l'appareil génital", a-t-il ajouté, précisant qu'un rapport médical a révélé "l'excision de parties de leurs organes génitaux externes".

Le médecin avait pratiqué une anesthésie générale sur les filles mineures, ont indiqué les enquêteurs.

L'excision est interdite en Egypte depuis 2008, mais la pratique reste répandue. "En 2016, nous avons renforcé la loi afin d'assurer que les auteurs d'excision soient condamnés à des peines allant jusqu'à sept ans de prison", a indiqué jeudi dans un communiqué Reda el-Danbouki, directeur du Centre d'orientation et d'information juridique basé au Caire.

Il estime cependant que les autorités judiciaires et policières traitent encore la question avec "une extrême clémence". Selon M. Reda, certains médecins arrêtés sont relâchés "presque immédiatement" après et ne sont pas poursuivis.

En janvier, Nada Hassan Abdel Maqsood, une fille de 12 ans est décédée après avoir subi une excision, déclenchant la colère sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Selon l'Unicef, près de 90% des femmes et filles égyptiennes entre 15 et 49 ans ont subi une excision. L'Onu considère les mutilation génitales féminines comme une violation des droits humains et une violence contre les femmes et les filles. L'excision est également considérée comme un crime dans plusieurs pays.

XS
SM
MD
LG