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Prison à vie pour 34 personnes ayant participé au putsch manqué en Turquie


Le président Recep Tayyip Erdogan de la Turquie, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, New York, 20 septembre 2017.

Un tribunal turc a condamné mercredi à la prison à vie 34 personnes reconnues coupables d'avoir tenté d'assassiner le président Recep Tayyip Erdogan lors du putsch manqué du 15 juillet 2016.

Un tribunal de Mugla (sud-ouest) a condamné 34 personnes à la prison à vie, dont l'ex-général de brigade Gökhan Sönmezates, désigné comme le chef du groupe de putschistes ayant pour mission de "capturer ou tuer" M. Erdogan, selon les chaînes d'information NTV et CNN-Türk.

Le tribunal a par ailleurs acquitté un ancien militaire et dissocié du procès les dossiers de trois prévenus, dont le prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'être le cerveau du coup de force, ce que nie l'intéressé.

Il s'agit du plus important des procès ouverts à travers la Turquie après la tentative de coup d'Etat qui a fait quelque 250 morts, hors putschistes.

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, alors que les putschistes tentaient de s'emparer des centres du pouvoir à Istanbul et Ankara, un commando de soldats putschistes a pris d'assaut l'hôtel où M. Erdogan passait des vacances en famille, à Marmaris (sud-ouest).

Selon M. Erdogan, les putschistes, qui avaient pour mission de le tuer ou de le capturer, sont arrivés peu après son départ de l'hôtel. Deux policiers assignés à la protection du président turc et restés à l'hôtel ont été tués dans la fusillade.

Les putschistes s'étaient ensuite cachés dans la campagne environnante et avaient été retrouvés après une battue de plusieurs jours.

Le prédicateur Gülen, exilé aux Etats-Unis depuis la fin des années 1990, était jugé par contumace dans le cadre de ce procès.

L'audience de mercredi a été délocalisée à la chambre de commerce et d'industrie de Mugla, plus spacieuse que le tribunal, a indiqué l'agence Anadolu, ajoutant que le bâtiment avait été inspecté par des unités canines et que des tireurs d'élite avaient été postés sur les toits des bâtiments voisins.

Le procès, qui s'est ouvert en février, s'est déroulé dans une ambiance très tendue, avec des manifestants réclamant à chaque audience le rétablissement de la peine de mort pour les accusés.

Après la tentative de putsch, les autorités turques ont lancé une riposte implacable, traquant inlassablement les partisans présumés du prédicateur Gülen.

Des purges d'une ampleur sans précédent ont notamment été lancées pour "nettoyer" les institutions qui, selon le gouvernement turc, ont été infiltrées par la mouvance güléniste.

Depuis juillet 2016, quelque 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues.

Avec AFP

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