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Primaires démocrates dans l'Iowa: les résultats se font attendre dans la confusion

Le Parti démocrate a expliqué vouloir s'assurer de la fiabilité des résultats avant de les publier, évoquant des "incohérences" dans leur compilation.

Le premier scrutin des primaires pour désigner le démocrate qui affrontera Donald Trump à la présidentielle américaine a tourné au fiasco lundi soir dans l'Iowa face à l'incapacité des organisateurs à publier des résultats.

"Quand les résultats seront annoncés, j'ai le sentiment que nous allons avoir un très très beau succès ici en Iowa", a lancé le sénateur Bernie Sanders, favori des sondages dans le premier Etat à voter. "Ce jour marque le début de la fin pour Donald Trump", a martelé le héraut de l'aile gauche.

Chez les candidats plus modérés, l'ex-maire Pete Buttigieg a prononcé lui aussi un discours très offensif allant jusqu'à se dire "victorieux". "Iowa, tu as surpris le pays", a-t-il lancé.

Joe Biden, en tête des intentions de vote au niveau national depuis des mois, s'est montré plus prudent en prédisant un vote "serré".

Signe d'une possible contre-performance pour l'ancien vice-président de Barack Obama: l'entourage de la sénatrice Amy Klobuchar, qui n'a jamais décollé au niveau national, a estimé qu'elle faisait au moins jeu égal avec lui.

"Nous savons qu'il y a des retards mais nous savons aussi que nous sommes au-delà de nos espérances", a dit cette élue modérée du Midwest.

Comme d'autres, Amy Klobuchar devait prendre dans la foulée un avion pour le New Hampshire, deuxième Etat à voter, le 11 février, alors que le vainqueur de l'Iowa n'était pas connu.

Car cinq heures après le coup d'envoi des "caucus", le Parti démocrate n'était pas en mesure de dire quand les résultats seraient annoncés -- pas avant mardi dans la journée, selon certains médias américains. Les organisateurs évoquaient des "incohérences" dans leur compilation et expliquaient vouloir s'assurer de la fiabilité des données.

- Frustration palpable -

Ils ont toutefois démenti toute irrégularité, alors que le camp de Donald Trump a aussitôt accusé les dirigeants démocrates de tricherie.

La frustration était cependant palpable, dans un pays qui a connu d'autres déboires dans l'organisation d'élections.

"L'application censée transmettre au parti les résultats des caucus n'a pas marché, tout comme le système téléphonique de secours", a protesté l'équipe Biden dans une lettre aux organisateurs, demandant des "explications" et un droit de regard sur leurs "méthodes".

Ce fiasco s'ajoute à un système déjà complexe, avec quelque 1.700 "caucus" ou assemblées où les électeurs se sont regroupés pour désigner leur candidat lors de deux tours de scrutin dans une ambiance parfois tumultueuse.

L'Iowa, petit Etat rural, enneigé en cette période de l'année, lance la saison des primaires depuis les années 1970. Il est important parce qu'il est le premier: il n'octroie que peu de délégués appelés à désigner in fine le candidat à la Maison Blanche, mais un bon résultat ou une contre-performance peut changer la dynamique d'une candidature.

Bernie Sanders compte ainsi sur une victoire pour prendre l'ascendant sur Joe Biden. Suivent, dans les intentions de vote, Pete Buttigieg puis les sénatrices Elizabeth Warren et Amy Klobuchar, sur un total de onze candidats encore en lice.

Timothy Formanek, 45 ans, est un indépendant qui vote démocrate cette année, et il a choisi Joe Biden, le "plus expérimenté". "Je pense qu'il va vraiment aider à redresser l'Amérique, surtout après ce qu'on a vécu depuis trois ans et demi", dit-il.

Car au-delà des clivages de programme entre l'aile gauche, représentée par Bernie Sanders et Elizabeth Warren, et un courant plus modéré, porté par Joe Biden, Pete Buttigieg ou encore Amy Klobuchar, la base démocrate espère surtout trouver celui ou celle qui sera le plus à même de battre le président républicain sortant le 3 novembre.

Seulement, tous n'ont pas la même vision de ce candidat idéal.

Pour Brody Diehn, 22 ans, "Bernie" est "le meilleur pour s'élever contre la corruption de notre gouvernement". Ce caissier dans une épicerie de Des Moines apprécie également Elizabeth Warren, mais pas Joe Biden.

"Si c'était Biden contre Trump, je voterais pour Trump, car je pense que Biden est le problème du Parti démocrate. On élit les mêmes personnes année après année, et c'est un échec", lâche-t-il.

- Réconciliation ou révolution -

Le président sortant a lui remporté d'emblée les "caucus" républicains dans l'Iowa -- une simple formalité.

Mais son ombre planait sur la primaire démocrate: Donald Trump doit prononcer mardi son discours annuel sur l'état de l'Union avant d'obtenir, mercredi, un acquittement quasi certain lors de son procès en destitution.

Qu'ils soient nouveaux venus comme Pete Buttigieg (38 ans), ou âgés comme Bernie Sanders (78 ans) et Joe Biden (77 ans), chacun veut être ce candidat capable d'empêcher le président sortant d'obtenir un second mandat.

Le milliardaire Michael Bloomberg, ex-maire de New York, a lui fait l'impasse sur ces "caucus" et concentre son immense fortune sur des Etats votant plus tard et qui rapportent beaucoup de délégués en vue de l'investiture.

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La capsule de SpaceX avec deux astronautes à bord s'est amarrée à l'ISS

Décollage de la fusée SpaceX Falcon 9 au Centre spatial Kennedy de la NASA à Cape Canaveral, en Floride (États-Unis), le 30 mai 2020. (Photo REUTERS/Steve Nesius)

La capsule de SpaceX Crew Dragon s'est amarrée dimanche sans encombre à la Station spatiale internationale, en avance de quelques minutes sur l'horaire prévu, avec deux astronautes de la Nasa à bord, une étape cruciale pour cette mission historique.

Bob Behnken et Doug Hurley, qui ont décollé à bord d'une fusée Falcon 9 la veille depuis la Floride, sont les premiers astronautes à rejoindre l'ISS, à 400 km de la Terre, grâce à un véhicule d'une société privée.

La capsule Crew Dragon s'est amarrée à l'ISS à 14H16 GMT. "Amarrage confirmé", ont confirmé la société créée par Elon Musk et la Nasa.

Le sas entre Dragon et la station spatiale doit maintenant être dépressurisé avant que l'écoutille de la capsule ne soit ouverte.

Depuis la fin des navettes spatiales en 2011, ce sont des fusées russes qui envoyaient les Américains vers l'ISS.

La Nasa a chargé SpaceX de développer un nouveau taxi spatial, et si cette mission --qui pourrait durer jusqu'en août-- est certifiée sûre, les Américains ne dépendront plus des Russes pour accéder à l'espace. Pour trois milliards de dollars, SpaceX a promis à la Nasa six allers-retours vers l'ISS, avec quatre astronautes à bord.

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