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Pretoria étudie la demande d'immunité de Grace Mugabe


La première dame zimbabwéenne Grace Mugabe aux côtés de son mari Robert Mugabe lors d’une réunion de ZANU PR à Harare, Zimbabwe, 15 février 2017.

Les autorités sud-africaines étudient la possibilité d'accorder l'immunité diplomatique à la première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, soupçonnée d'avoir agressé une jeune femme à Johannesburg, a expliqué vendredi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Pretoria.

Grace Mugabe est accusée d'avoir agressé dimanche une mannequin de 20 ans qui se trouvait dans le même hôtel qu'elle, dans un quartier huppé de Johannesburg. La jeune femme a déposé plainte pour coups et blessures.

L'épouse de Robert Mugabe, pressentie comme son possible successeur, a demandé l'immunité diplomatique, selon la police sud-africaine.

La requête "du gouvernement du Zimbabwe est étudiée", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Nelson Kgwete, sans donner plus de précisions.

Grace Mugabe n'a pas été vue en public depuis l'incident, mais le couple doit participer au sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui se tient samedi et dimanche à Pretoria.

Robert Mugabe est arrivé dès mercredi soir en Afrique du Sud, le jour où son épouse était censée se présenter dans un commissariat de Johannesburg. Elle a finalement renoncé à le faire.

Au moment de l'incident, Grace Mugabe se trouvait en Afrique du Sud pour se faire soigner un pied, selon les médias zimbabwéens.

Le principal parti sud-africain d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a demandé vendredi son arrestation.

"Il est essentiel que l'Afrique du Sud s'assure que Grace Mugabe ne fuit pas le pays afin d'échapper à la justice", a déclaré la DA dans un communiqué.

Elle doit rendre "tous ses passeports" pour éviter un tel scénario, et "doit être arrêtée pour répondre aux charges de coups et blessures" qui pèsent contre elle, a ajouté la formation.

"Personne n'est au-dessus des lois", a encore dit la DA, estimant que la première dame du Zimbabwe "ne remplissait pas les conditions pour obtenir l'immunité diplomatique".

La police sud-africaine est "en alerte rouge" pour s'assurer que l'épouse du président zimbabwéen ne quitte le pays, avait affirmé jeudi le ministre sud-africain de la police, Fikile Mbalula.

Avec AFP

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