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Donald Trump remonte et inquiète les marchés

Donald Trump, candidat nominé du parti républicain pour la présidentielle d'octobre prochain, prononce son discours lors de la convention républicaine à Cleveland, Ohio, 21 juillet 2016. (VOA/Nicolas Pinault).

A moins d'une semaine de l'élection présidentielle américaine, un sondage donnant vainqueur Donald Trump inquiétait mercredi les marchés tout en confortant le républicain en campagne dans l'Etat-clef de Floride, Barack Obama redoublant d'efforts pour soutenir Hillary Clinton.

Les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse mercredi, dans le sillage des clôtures en repli de Wall Street mardi (-0,7%), puis des Bourses de Tokyo (-1,76%) et de Hong kong (-1,45%) mercredi, craignant une victoire de Donald Trump, synonyme pour eux de grandes incertitudes politique et économique.

"Le risque Trump a refait surface et avec lui un malaise sur la manière dont sera menée la politique aux Etats-Unis", a commenté pour l'agence Bloomberg Chihiro Ohta, un courtier de SMBC Nikko Securities.

Une enquête ABC-Washington Post donne le candidat républicain pour la première fois en tête depuis le mois de mai, avec 46% des intentions de vote, contre 45% à Mme Clinton.

A part ABC, les autres enquêtes d'opinion publique donnent toujours l'avantage à la démocrate, mais leur moyenne établie par le site Real Clear Politics ne place plus Mme Clinton qu'à 2,2 points devant son adversaire (45,3% contre 43,1%) au niveau national.

Et Donald Trump, qui disait récemment ne plus croire aux sondages, les cite de nouveau pour dire qu'ils sont "en hausse un peu partout".

"Nous allons regagner la Maison Blanche", a-t-il assuré mardi lors d'étapes dans deux Etats historiquement démocrates, la Pennsylvanie et le Wisconsin, espérant y arracher une improbable victoire pour se frayer un chemin jusqu'à la Maison Blanche.

Changement de script

Après la réouverture surprise par le FBI de l'affaire des emails de Mme Clinton le week-end dernier, il a dénoncé, en dépit de l'absence de toute information en ce sens, une adversaire "confrontée à des problèmes judiciaires croissants".

Mercredi, il devait suivre Hillary Clinton en Floride, Etat indispensable au républicain s'il veut l'emporter, avec trois meetings prévus à Miami, Orlando et Pensacola.

Hillary Clinton sera dans le Nevada et l'Arizona, deux autres de la dizaine d'Etats où se jouera l'élection. Et l'actuel président démocrate Barack Obama, fort d'une cote de popularité de fin de mandat à faire pâlir nombre de dirigeants sur le départ à travers le monde (54% selon la dernière moyenne hebdomadaire de Gallup) entend peser de tout son poids en faveur de sa candidate.

Il sera mercredi à Raleigh (Caroline du Nord), jeudi à Miami puis Jacksonville (Floride), vendredi à Charlotte (Caroline du Nord).

Mme Clinton pensait dans les derniers jours développer un message rassembleur après une campagne particulièrement offensive qui a heurté et divisé les Américains. Après l'annonce du FBI, elle a changé de script, revenant aux attaques tous azimuts contre Trump.

En Floride, la démocrate de 69 ans, a tiré à boulets rouges mardi sur son rival, galvanisée par un nouveau sondage mardi soir qui la donne gagnante à 48% contre 40%, parmi les électeurs qui ont déjà voté en Floride. Cette enquête de TargetSmart et de l'université William & Mary est cependant limitée à un petit échantillon d'électeurs.

La moyenne des récents sondages dans cet Etat du Sud qui est le gros lot de tous les Etats-clés, situait jusqu'à présent M. Trump en tête, à 45,5% contre 44,5% pour Mme Clinton.

Lors d'un meeting à Dade City, elle a été présentée par Alicia Machado, ex-Miss Univers 1996 à l'époque humiliée par M. Trump pour avoir grossi. Mme Clinton a fait le florilège des propos outranciers, insultants et sexistes de son adversaire.

"Il a passé sa vie à dénigrer, dégrader, insulter et agresser les femmes", a-t-elle déclaré, mettant en garde contre un candidat qui "insulte plus de la moitié de la population". Elle a rappelé l'enregistrement où M. Trump se vantait de pouvoir tout faire à une femme car il est une star. Douze femmes l'ont accusé de gestes sexuels déplacés.

Un peu plus tard, à Sanford, elle a attaqué le milliardaire populiste sur ses impôts, dénonçant un "schéma douteux", évoqué par le New York Times, pour ne pas en payer.

"Rien n'indique selon nous que l'affaire du FBI ait un impact", assurait son entourage, évoquant des sondages internes confidentiels.

Avec AFP

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Le Sénat américain valide Antony Blinken comme secrétaire d'État

Antony Blinken lors de son audition devant la commission des relations étrangères du Sénat américain à Washington, le 19 janvier 2021.

Le Sénat américain a confirmé mardi Antony Blinken comme diplomate en chef.

M. Blinken, 58 ans, a été confirmé par un vote de 72 sénateurs pour et 22 contre.

Il devient ainsi le 71e secrétaire d'État des États-Unis, occupant le poste le plus élevé du cabinet et le quatrième dans la ligne de la succession présidentielle.

Lors d'une audience de confirmation la semaine dernière, M. Blinken s'était dit préoccupé par "la violence dirigée contre la population anglophone" au Cameroun.

Il a aussi déclaré qu'il était prêt à relever les défis posés par la Chine, l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Il a ajouté que la Chine "représente le défi le plus important" pour les intérêts nationaux des États-Unis, tout en notant qu'il y a place pour la coopération.

"Il y a de plus en plus d'aspects contradictoires dans la relation ; certainement des aspects compétitifs, et encore quelques aspects coopératifs, quand c'est dans notre intérêt mutuel", a-t-il expliqué.

Des sénateurs républicains ont exprimé des inquiétudes concernant l'éventualité qu'il n'aide la nouvelle administration à réintégrer l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran et qu'il ne mette fin à la stratégie de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump contre cette puissance en devenir au Moyen-Orient.

M. Blinken s'est engagé à remonter le moral du Département d'Etat et du corps diplomatique.

Il a déclaré qu'il considérait que le leadership des États-Unis à l'étranger était basé sur "l'humilité et la confiance".

Le nouveau secrétaire d'Etat avait déjà fait partie de l'équipe diplomatique sous l'administration Obama. Il entretient des liens étroits avec le président Joe Biden. Il a été directeur du personnel de la commission sénatoriale des relations étrangères lorsque M. Biden était président de cette commission. Par la suite, il a été le conseiller de Biden lorsque ce dernier était vice-président.

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Bientôt, une noire américaine sur les billets de 20 dollars ?

Design of the Harriet Tubman 20 dollar bill

L'administration Biden, nouvellement investie, va relancer le projet emblématique de faire figurer le portrait de la militante anti-esclavagiste noire Harriet Tubman sur les billets de 20 dollars. Un projet initié en 2016 par Barack Obama et abandonné par le gouvernement de Donald Trump.

"Le secrétariat au Trésor prend des mesures pour relancer les efforts en vue de mettre Harriet Tubman sur les nouvelles coupures de 20 dollars", a indiqué la porte-parole de la présidence, Jen Psaki.

"Il est important que nos billets, notre argent (...) reflètent l'histoire et la diversité de notre pays et l'image d'Harriet Tubman ornant la nouvelle coupure de 20 dollars les reflète de façon évidente", a-t-elle expliqué.

Une première

Si ce projet aboutit, la militante (1822-1913) deviendra la première personnalité afro-américaine à figurer sur un billet de banque aux Etats-Unis. Elle devrait remplacer le président populiste Andrew Jackson (1767-1845), qui occupa la Maison Blanche de 1829 à 1837 et qui était considéré comme le premier président "populiste" du pays. Un personnage très controversé, admiré par Donald Trump qui avait installé son portrait dans le Bureau ovale.

Harriet Tubman a fui l’esclavage et fait passer des dizaines d'esclaves vers le nord des Etats-Unis et le Canada avant et pendant la guerre de Sécession, avant de participer à la lutte pour le droit de vote des femmes. Son combat, au sein du réseau secret d'évasion "Underground railroad", a fait l'objet d'un long-métrage en 2019.

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