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John Boehner qualifie Ted Cruz de "Lucifer réincarné"

Le candidat ultra-conservateur à l'investiture pour la présidentielle américaine Ted Cruz, tient un meeting à Woodrow Wilson Middle School, 24 avril 2016, in Terre Haute, Indiana, Etats-Unis

L'ex-président républicain de la Chambre a affirmé qu’il refuserait de voter, en novembre, pour Ted Cruz si celui-ci devenait le candidat républicain.

Le candidat ultra-conservateur à l'investiture pour la présidentielle américaine Ted Cruz a reçu une volée de remarques cinglantes de la part de son propre camp, l'ex-président républicain de la Chambre des représentants l'insultant vertement en public.

"J'ai des amis démocrates et des amis républicains. Je m'entends avec presque tout le monde mais je n'ai jamais travaillé avec un pire ‘fils de pute’ de ma vie", a asséné John Boehner, qui a quitté le perchoir à l'automne dernier, selon le journal Stanford Daily.

Ted Cuz est "Lucifer réincarné", a-t-il poursuivi mercredi soir lors d'une conférence à l'université de Stanford en Californie.

En novembre, à la présidentielle, il voterait pour Donald Trump s'il devenait le candidat républicain, mais il refuserait de voter pour Ted Cruz, a encore dit John Boehner, qui a voté John Kasich à la primaire.

"Je n'ai jamais travaillé avec John Boehner. En réalité, je ne connais pas cet homme", a réagi Ted Cruz jeudi, ajoutant qu'il ne l'avait croisé que deux ou trois fois au Congrès et avait seulement échangé "des politesses".

Connu pour son franc-parler, John Boehner a dirigé la Chambre entre sa reconquête par les républicains en 2010 et l'automne 2015, jetant finalement l'éponge après des années de bataille intestine avec l'aile ultra-conservatrice du groupe républicain.

Mais même si Washington est habitué à son discours sans détours, les remarques de John Boehner à propos de Ted Cruz, sénateur du Texas, ont fait sensation.

Figure de l'ultra-conservateur Tea Party, Ted Cruz est accusé par des élus démocrates aussi bien que républicains d'avoir été l'un des principaux artisans du blocage des administrations pendant plus de deux semaines en octobre 2013, et d'avoir fomenté une obstruction parlementaire pour empêcher le relèvement de la limite de la dette au même moment.

John Boehner s'était à l'époque retrouvé sous la pression du Tea Party, et il ne cache pas sa rancoeur persistante, qualifiant mercredi ce noyau dur d'élus républicains de "crétins".

"Quand John Boehner m'appelle Lucifer, ce n'est pas à moi qu'il s'adresse mais à vous", a aussi lancé Ted Cruz en direction de ses électeurs aux primaires. "Ce qui met Boehner en colère, c'est le fait que je me tienne aux côtés du peuple américain, que je motive et encourage les conservateurs de la Chambre à se tenir aux côtés du peuple américain", a-t-il ajouté, accusant l'ancien président de la Chambre d'avoir à l'époque du blocage refusé de le rencontrer.

Lors de la même conférence, John Boehner a confié être assez proche du milliardaire Donald Trump, en tête de la course à l'investiture républicaine, avec qui il joue au golf depuis des années et échange régulièrement des SMS.

Quant à John Kasich, troisième homme en queue du peloton républicain, M. Boehner a été plus mitigé, disant que son amitié lui coûtait des "efforts". "Mais c'est quand même mon ami et je l'aime".

Avec AFP

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L'activité économique pourrait redémarrer en mai aux Etats-Unis

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin parle du coronavirus dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le jeudi 2 avril 2020, à Washington. (Photo AP / Alex Brandon)

Les entreprises américaines, contraintes d'arrêter leur activité dans un effort pour contenir la pandémie du coronavirus, pourraient "redémarrer" au mois de mai, a estimé jeudi le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

A la question d'un animateur de CNBC: "Pensez-vous que nous puissions reprendre une activité économique" le mois prochain ? Le ministre de Donald Trump a répondu: "Je le pense".

"A partir du moment où le président (Donald Trump) est à l'aise sur les questions de santé et que nous faisons tout ce qui est nécessaire pour que les entreprises américaines et les travailleurs américains puissent être ouverts aux affaires et qu'ils aient la liquidité dont ils ont besoin pour faire fonctionner leur entreprise", a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui brigue un second mandat, n'a pas caché sa volonté de redémarrer l'activité aussi vite que possible.

"Le président demande des conseils à tous, à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement", a déclaré jeudi à des journalistes le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow.

"Le président s'est entretenu avec ses conseillers économiques", a-t-il ajouté, soulignant qu'"il n'y a(vait) rien de formel".

Il a également émis l'idée, interrogé sur la chaîne Fox Business, de prendre en charge les investissements des entreprises américaines qui relocaliseraient leur activité de Chine vers les Etats-Unis.

De nombreux commerces, restaurants, petites entreprises ont dû arrêter net leur activité il y a près d'un mois, plongeant le pays dans une grave récession.

En trois semaines, 16,7 millions de personnes ont rempli un dossier de demande d'allocations chômage pour la première fois, du jamais-vu.

Plus tôt jeudi, le docteur Anthony Fauci --l'épidémiologiste en charge au niveau fédéral-- a apporté une lueur d'espoir en estimant que les Américains pourraient peut-être prendre des vacances d'été, mais sous conditions, alors que le pays espère atteindre dans les prochains jours le pic de la pandémie de Covid-19.

"Cela pourrait être au rendez-vous", a répondu dans un entretien sur CBS le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, représentant de la communauté scientifique dans le groupe de travail de la Maison Blanche qui conseille Donald Trump sur l'épidémie.

A l'approche du scrutin de novembre, le président américain espère une reprise alors que l'économie était, juste avant la pandémie, sa carte maîtresse pour la campagne.

Le coronavirus a affecté plus de 450.000 personnes et fait plus de 16.200 décès aux Etats-Unis, selon le comptage de Johns Hopkins University.

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Attaquée par ses joueuses, la Fédération américaine de football revoit son discours

L'équipe de football féminine des États-Unis saluant les fans lors d'une cérémonie à l’hôtel de ville de New York après avoir remporté la Coupe du Monde 2019, 10 juillet 2019. (Vincent Carchietta/USA Today Sports)

La Fédération américaine de foot (USSF), attaquée en justice pour discrimination salariale par ses joueuses championnes du monde, a retiré ses arguments selon lesquels l'équipe nationale féminine serait "inférieure en compétence" à la masculine.

Dans ces documents datant du 31 mars, les avocats de l'instance ont écrit que celle-ci "ne conteste plus que le fait que les fonctions de l'équipe nationale féminine et celles de l'équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux".

Après avoir argué dans un précédent dossier, présenté début mars, que jouer dans l'équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basées sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité, l'USSF a donc décidé de changer de ton.

Ces mots avaient suscité une indignation immédiate et généralisée de la part de joueuses, dirigeants - comme le patron de la MLS (le championnat professionnel nord-américain)- et sponsors tels que Coca-Cola, poussant le président de la Fédération Carlos Cordeiro à démissionner.

Ce dernier a été remplacé par la vice-présidente Cindy Parlow Cone. Cette ancienne joueuse internationale américaine a aussitôt émis le souhait d'apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l'équipe nationale est prévu le 5 mai.

Un procès qu'elle préfèrerait éviter, les joueuses de la sélection, menée par sa star et activiste Megan Rapinoe, réclamant 66 millions de dollars en arriérés de salaires en vertu de la loi sur l'égalité de rémunération et de la loi sur les droits civils. "Je ne pense pas qu'un procès soit bon pour l'une ou l'autre des parties", avait déclaré la dirigeante à des journalistes. "J'espère que nous pourrons trouver une résolution avant que cela ne soit jugé."

En attendant, le procès approche et le nom de témoins potentiels pour chaque partie est apparu dans les dossiers du 31 mars. Dans le camp des joueuses figurent Rapinoe, Carli Lloyd, Alex Morgan et Becky Sauerbrunn. Dans le camp de la Fédération: l'ancienne sélectionneuse Jill Ellis, Carlos Cordeiro et son prédécesseur à la tête de la Fédération, Sunil Gulati, pourraient également apparaître.

Les Américaines dominent plus que jamais le football mondial, ayant remporté quatre des huit Coupes du monde féminines, dont les deux dernières en 2015 et 2019.

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