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Le président Barack Obama : la fusillade de Newtown est une tragédie de trop

Le président Obama essuyant une larme en évoquant la fusillade Newtown
C’est un président particulièrement ému qui s’est adressé à la presse au sujet de la tragédie de Newtown, dans le Connecticut, révélant s’être entretenu avec le directeur du FBI Muller et le gouverneur Malloy. « J’ai présenté au gouverneur Malloy mes condoléances au nom de la nation et l’ai clairement assuré qu’il disposera de toutes les ressources nécessaires pour faire la lumière sur ce crime haineux, soigner les victimes et conseiller leurs familles », a-t-il déclaré.

Rappelant les nombreuses tragédies du genre qu’ont connues les Etats-Unis au cours des récentes années, le président américain a dit avoir réagi, avant tout, en tant que parent, ainsi que le ferait n’importe quel parent, a-t-il souligné.

La majorité de ceux qui sont morts aujourd’hui étaient des enfants, de beaux enfants de 5 à 10 ans, a déclaré le président Obama, visiblement secoué. « Ils avaient toute leur vie devant eux, des anniversaires, des remises de diplômes, des mariages, leurs propres enfants, a-t-il dit. Barack Obama a salué la mémoire des enseignants tués dans cette tragédie de Newtown, des femmes et des hommes qui, a-t-il dit, ont consacré leur vie à aider nos enfants à réaliser leurs rêves. »

Des familles des victimes près de l'école primaire Sandy Hook
Des familles des victimes près de l'école primaire Sandy Hook
Le président américain a exprimé sa tristesse face à cette tragédie. « Ainsi donc, nos cœurs sont brisés aujourd’hui pour les parents et les grands-parents, les frères et sœurs de ces petits enfants, et pour les familles des adultes ayant péri. Nos cœurs sont brisés pour les parents des survivants également », a-t-il déclaré.

Le président Obama a dit que le pays devra s’unir pour trouver une solution, au-delà de toute considération politicienne. « Ce soir, Michelle et moi feront ce que fera chaque parent des Etats-Unis, à savoir serrer nos enfants un peu plus fort et nous leur dirons que nous les aimons », a indiqué le président Obama.
« Il y a des familles dans le Connecticut qui ne pourront pas faire de même cette nuit. Et elles ont besoin de nous immédiatement », a déclaré le président Obama, assurant qu’il fera de son mieux pour aider les communautés affectées.

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Nuit de rage à Minneapolis: émeutes et incendies pour réclamer justice

Un manifestant casse la vitrine d'un magasin non loin du troisième commissariat de la police de Minneapolis, au Minnesota, le 27 mai 2020. (Photo REUTERS/Nicholas )

La rage et la désolation causées par la mort de George Floyd aux mains de la police ont viré aux émeutes mercredi soir dans la ville américaine de Minneapolis, dans l'Etat du Minnesota.

C'était la deuxième nuit d'affrontements entre manifestants et policiers dans cette ville.

A l’origine, la mort violente de l’Afro-Américain George Floyd lundi, en pleine rue, entre les mains des éléments de police. Dans une vidéo largement diffusée, on voit M. Floyd haleter alors qu'un policier blanc s'appuie de tout son poids sur son cou. Trois autres policiers observent, impassibles malgré les supplications des passants.

M. Floyd, 46 ans, n'était pas armé. Selon la police, il était soupçonné d'avoir essayé de faire passer des faux billets dans un restaurant du coin. Transporté des lieux en ambulance, il a été déclaré mort à l'hôpital.

Les quatre policiers ont été limogés.

Mais pour le maire de la ville, Jacob Frey - un Blanc -, il faut aller plus loin. Selon lui, si un citoyen ordinaire avait causé la mort d’un tiers comme ce fut le cas avec M. Floyd, cette personne serait déjà derrière les barreaux. "Je demande donc au procureur du comté de Hennepin, Mike Freeman, d'inculper l'agent de police", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La députée d’origine somalienne Ilhan Omar, dont la circonscription électorale inclut l’ensemble de Minneapolis, s’est voulue plus précise. Elle a écrit sur son compte Twitter que le policier responsable de la mort de M. Floyd "devrait être inculpé pour meurtre".

Quelques heures plus tard, elle a lancé un appel à l’apaisement, sans doute au vu de la tournure que prenaient les événements. "Nous devrions et devons protester pacifiquement. Mettons fin au cycle de la violence", a-t-elle écrit.

Peine perdue.

Des manifestants ont incendié plusieurs magasins. Le feu s'est ensuite propagé aux bâtiments voisins.

Selon le site web Twin Cities, la police, dont certains éléments ont pris position sur les toits, a utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en plastique et des grenades à concussion pour tenir la foule à distance. Mais les manifestants ont répliqué de plus belle. Beaucoup ont lancé des pierres et d'autres projectiles sur les policiers. D’autres ont renvoyé des bombes lacrymogènes vers les policiers.

D'après le quotidien Minneapolis Star Tribune, une personne est morte par balle dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agirait d'un individu surpris en train de piller un magasin. C'est le propriétaire du magasin qui aurait tiré sur cette personne, selon la police.

Ce n'est pas la première fois que la police est impliquée dans la mort d'un civil sur fond de tensions raciales au Minnesota.

En 2017 Mohamed Noor, un policier d’origine somalienne, avait tué par balle une femme blanche dans la même ville de Minneapolis. Il avait été arrêté et inculpé pour meurtre. Il purge actuellement une peine de 12 ans et demie de prison. Un verdict qualifié de “deux poids, deux mesures”, selon le New York Times.

Pour sa part, le président américain Donald Trump a dit que la mort de M. Floyd est un événement "très triste". Il a jouté que les autorités fédérales enquêtent sur cet incident.

Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir
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Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir

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