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Le président Obama à l’ONU : il a appelé à plus de fermeté contre la violence et l'extrémisme

Le président Obama
Le président Barack Obama, s’est adressé aux chefs d’Etat et chefs de gouvernement réunis à New York, à l’ouverture, mardi, de l’Assemblée générale de l’ONU. A cette occasion, il a exhorté la communauté internationale à s’exprimer avec plus de fermeté contre la violence et l’extrémisme. Le monde ne peut progresser qu’en cherchant la tolérance et la liberté, a-t-il dit.

Le chef de l’exécutif américain a consacré l’essentiel de son discours à l’ONU aux violences suscitées dans le monde musulman par un film islamophobe produit ici aux Etats-Unis. Il a appelé les dirigeants du monde à marginaliser ceux qui utilisent la haine comme arme politique.

Une vue de l'Assemblée générale de l'ONU
Une vue de l'Assemblée générale de l'ONU
« Le futur ne doit pas appartenir à ceux qui dénigrent le prophète de l’Islam, mais pour être crédibles, ceux dénoncent ce dénigrement doivent aussi dénoncer cette haine que nous voyons dans la profanation de l’image de Jésus-Christ, ou la destruction des églises, ou le déni de l’Holocauste », a déclaré Barack Obama, qui a aussi attiré l’attention sur les problèmes que connaissent les musulmans soufi ou chiites.

En même temps, le président des Etats-Unis a souligné la nécessité de préserver la liberté d’expression. « Des Américains ont combattu et sont morts à travers le monde pour défendre le droit de tout un chacun d’exprimer ses points de vue, même ceux que nous désapprouvons profondément. Nous le faisons, non pas parce que nous soutenons les propos haineux, mais parce que nos pères fondateurs ont compris qu’en l’absence d’une telle protection, la capacité de chacun d’exprimer ses points de vue ou de pratiquer sa foi pourrait être menacée », a expliqué M. Obama.

Le président des Etats-Unis s’est félicité des progrès de la démocratie à travers le monde. « Pour la première fois depuis des décennies, Tunisiens, Egyptiens et Libyens ont voté de nouveaux dirigeants lors de scrutins crédibles, compétitifs et équitables. Cet esprit démocratique ne s’est pas limité au monde arabe. Au cours de l’année écoulée, nous avons vu un changement de pouvoir pacifique au Malawi et au Sénégal, et un nouveau président en Somalie. »

Le président Obama
Le président Obama
Evoquant les difficultés économiques que connait le monde, le président Barack Obama a parlé des initiatives internationales en vue de relancer la croissance. « A travers le G-20, nous avons établi un partenariat avec les économies émergentes pour maintenir le monde dans la voie de la reprise économique. L’Amérique a mis en œuvre un agenda de développement qui favorise la croissance et brise le cycle de la dépendance, et nous avons travaillé avec les dirigeants africains pour les aider à nourrir leur peuple », a-t-il déclaré.

Parmi les autres dossiers internationaux, le président des Etats-Unis a évoqué la question du programme nucléaire iranien. « L’Amérique veut résoudre cette question par la diplomatie, et nous pensons qu’il y a encore du temps pour le faire, mais ce temps n’est pas illimité. Nous respectons le droit des nations d’accéder au nucléaire civil, a déclaré Barack Obama en soulignant que l’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran menacerait l’existence d’Israël et la stabilité des pays du Golfe, et déclencherait une course à l’arme nucléaire dans la région », a déclaré le président Barack Obama.

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Nuit de rage à Minneapolis: émeutes et incendies pour réclamer justice

Un manifestant casse la vitrine d'un magasin non loin du troisième commissariat de la police de Minneapolis, au Minnesota, le 27 mai 2020. (Photo REUTERS/Nicholas )

La rage et la désolation causées par la mort de George Floyd aux mains de la police ont viré aux émeutes mercredi soir dans la ville américaine de Minneapolis, dans l'Etat du Minnesota.

C'était la deuxième nuit d'affrontements entre manifestants et policiers dans cette ville.

A l’origine, la mort violente de l’Afro-Américain George Floyd lundi, en pleine rue, entre les mains des éléments de police. Dans une vidéo largement diffusée, on voit M. Floyd haleter alors qu'un policier blanc s'appuie de tout son poids sur son cou. Trois autres policiers observent, impassibles malgré les supplications des passants.

M. Floyd, 46 ans, n'était pas armé. Selon la police, il était soupçonné d'avoir essayé de faire passer des faux billets dans un restaurant du coin. Transporté des lieux en ambulance, il a été déclaré mort à l'hôpital.

Les quatre policiers ont été limogés.

Mais pour le maire de la ville, Jacob Frey - un Blanc -, il faut aller plus loin. Selon lui, si un citoyen ordinaire avait causé la mort d’un tiers comme ce fut le cas avec M. Floyd, cette personne serait déjà derrière les barreaux. "Je demande donc au procureur du comté de Hennepin, Mike Freeman, d'inculper l'agent de police", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La députée d’origine somalienne Ilhan Omar, dont la circonscription électorale inclut l’ensemble de Minneapolis, s’est voulue plus précise. Elle a écrit sur son compte Twitter que le policier responsable de la mort de M. Floyd "devrait être inculpé pour meurtre".

Quelques heures plus tard, elle a lancé un appel à l’apaisement, sans doute au vu de la tournure que prenaient les événements. "Nous devrions et devons protester pacifiquement. Mettons fin au cycle de la violence", a-t-elle écrit.

Peine perdue.

Des manifestants ont incendié plusieurs magasins. Le feu s'est ensuite propagé aux bâtiments voisins.

Selon le site web Twin Cities, la police, dont certains éléments ont pris position sur les toits, a utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en plastique et des grenades à concussion pour tenir la foule à distance. Mais les manifestants ont répliqué de plus belle. Beaucoup ont lancé des pierres et d'autres projectiles sur les policiers. D’autres ont renvoyé des bombes lacrymogènes vers les policiers.

D'après le quotidien Minneapolis Star Tribune, une personne est morte par balle dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agirait d'un individu surpris en train de piller un magasin. C'est le propriétaire du magasin qui aurait tiré sur cette personne, selon la police.

Ce n'est pas la première fois que la police est impliquée dans la mort d'un civil sur fond de tensions raciales au Minnesota.

En 2017 Mohamed Noor, un policier d’origine somalienne, avait tué par balle une femme blanche dans la même ville de Minneapolis. Il avait été arrêté et inculpé pour meurtre. Il purge actuellement une peine de 12 ans et demie de prison. Un verdict qualifié de “deux poids, deux mesures”, selon le New York Times.

Pour sa part, le président américain Donald Trump a dit que la mort de M. Floyd est un événement "très triste". Il a jouté que les autorités fédérales enquêtent sur cet incident.

Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir
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Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir

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